PAUL POTTS RÉUNIT SES DEUX PAS­SIONS

Sur son troi­sième disque, Ci­ne­ma Pa­ra­di­so, la star po­pu­laire de l’opé­ra Paul Potts in­ter­prète des chan­sons thème du ci­né­ma, dont une de Cé­line Dion.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE WEEKEND - Jane Ste­ven­son

Le Bri­tan­nique de 40 ans avoue qu’il était ner­veux à l’idée de re­prendre le thème du film Ti­ta­nic,

My Heart Will Go On.

« Il est tou­jours dif­fi­cile de re­faire des chan­sons mar­quantes, mais je pense que nous avons ef­fec­tué suf­fi­sam­ment de chan­ge­ments, sans dé­na­tu­rer la ver­sion ori­gi­nale, pour faire la dif­fé­rence », a ex­pli­qué Potts, qui était de pas­sage ré­cem­ment à To­ron­to pour une tour­née de pro­mo­tion.

« J’ai dé­jà fait des duos dans d’autres par­ties du monde, à Hong Kong no­tam­ment, et j’ado­re­rais chan­ter avec Cé­line. Je pense que cet ar­ran­ge­ment fonc­tion­ne­rait très bien. Nos che­mins ne se sont pas croi­sés, mais c’est une ar­tiste avec la­quelle j’ai tou­jours dit que je voudrais tra­vailler. »

Entre-temps, il est clair que la mu­sique de film est im­por­tante pour ce chan­teur que l’émis­sion

Britain’s Got Ta­lent a ré­vé­lé en 2007, à cause de sa voix ex­tra­or­di­naire. C’est en re­gar­dant le film E.T.

l’ex­tra-ter­restre pen­dant sa jeu­nesse que Potts a dé­cou­vert la mu­sique clas­sique – la bande so­nore du film avait des ac­cents clas­siques.

Il a com­men­cé à sé­lec­tion­ner les 12 pièces qu’il vou­lait in­ter­pré­ter sur son nou­vel al­bum en té­lé­char­geant plus d’une cen­taine de chan­sons thèmes sur son iPod.

Il a en­suite sé­lec­tion­né les chan­sons qui l’émou­vaient et al­laient bien avec sa voix de té­nor.

Potts a re­te­nu des pièces connues, comme Moon Ri­ver de Dia­mants

sur Ca­na­pé ( Break­fast at Tif­fa­ny), mais aus­si moins connues comme For­bid­den Co­lors de Mer­ry Chist­mas Mr. La­wrence.

Potts, qui es­père ef­fec­tuer une tour­née en 2011, a trou­vé l’idée pour son nou­vel al­bum alors qu’il en­re­gis­trait son disque pré­cé­dent,

Pas­sione, en 2009. « L’idée de tra­vailler avec de la mu­sique de film m’est ve­nue na­tu­rel­le­ment, parce qu’il existe tou­jours la pos­si­bi­li­té que l’on fasse un film sur moi », a-t-il dit. Le pro­jet a failli voir le jour, mais il a été mis sur la glace. « Il y a eu des pro­blèmes, mais on tra­vaille tou­jours là-des­sus. »

AS­CEN­SION FUL­GU­RANTE

Potts est par­ti de loin. Il n’y a pas si long­temps, il était gé­rant d’un ma­ga­sin de té­lé­phones cel­lu­laires. Il s’ha­billait mal et avait des dents gâ­tées. Dé­cou­vert à l’émis­sion Bri

tain’s Got Ta­lent, il a connu de­puis la consé­cra­tion.

Il a si­gné un contrat avec la mai­son de disques bri­tan­nique Co­well, mais leur as­so­cia­tion a pris fin au mois d’août der­nier.

« Ils ne sa­vaient plus quoi faire avec moi, ex­plique Potts. Je ne pou­vais pas res­ter à ne rien faire. Je vou­lais faire un autre al­bum.»

Il a fi­ni par se trou­ver une autre com­pa­gnie de disque, So­ny Mu­sique, qui a pro­duit son der­nier al­bum.

L’his­toire de Paul Potts res­semble à celle d’une autre sen­sa­tion, Su­san Boyle. Même si Boyle a eu plus de suc­cès que lui, il en va au­tre­ment de la vie per­son­nelle de la chan­teuse qui a été mar­quée par des pro­blèmes de san­té men­tale.

Les deux ar­tistes se sont croi­sés à l’aé­ro­port de Hea­throw, à Londres. « Nous nous sommes ren­con­trés à quelques re­prises. J’es­père qu’elle conti­nue à chan­ter parce qu’elle aime ça, pas parce qu’elle se sent obli­gé de le faire », af­firme-t-il.

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