L’ ÉTON­NANTE AMY ADAMS

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA WEEKEND - Ke­vin William­son

LOS AN­GELES | Un drame sur la boxe n’est pas vrai­ment le genre de film dans le­quel on s’at­ten­dait à voir l’ado­rable et fraîche Amy Adams. Que peut bien faire cette étoile mon­tante d’Hol­ly­wood dans les quar­tiers de la classe ou­vrière à Lo­well, au Mas­sa­chu­setts?

Elle fait par­tie de la dis­tri­bu­tion du long mé­trage Le coup de grâce, drame spor­tif ins­pi­ré d’une his­toire vraie, en com­pa­gnie de Mark Wahl­berg et de Ch­ris­tian Bale. Pour­tant, au pre­mier abord, le réa­li­sa­teur Da­vid O. Rus­sell n’était pas cer­tain qu’elle en­tre­rait dans le cadre. « Quand j’ai dé­cro­ché le rôle, Da­vid m’a dit qu’il n’avait pas l’im­pres­sion que j’avais suf­fi­sam­ment de ré­pon­dant… ce qui m’a don­né en­vie de le frap­per, ex­plique Amy Adams. Alors j’ai pris quelques le­çons de boxe avec l’en­traî­neur de Mark. Le plus dif­fi­cile pour moi a été de pas­ser par-des­sus ma crainte de bles­ser quel­qu’un. Je ne vou­lais pas faire de mal aux filles avec qui je de­vais me battre. »

« Quand j’étais plus jeune, ma soeur a cru que ce se­rait une bonne idée de faire sem- blant de me don­ner un coup de poing dans le vi­sage, parce que ma mère s’in­quié­tait que mes dents de lait ne tom­baient pas. Elle m’a frap­pée et mes dents sont tom­bées. Alors de­puis, j’ai tou­jours un peu peur des ‘faux’ coups de poing. »

Quoi qu’il en soit, Da­vid Rus­sell était cer­tain qu’Amy Adams se­rait ca­pable d’in­car­ner le per­son­nage de Char­lene Fle­ming, la pe­tite amie du boxeur Mi­cky Ward. « Je sa­vais qu’elle était dé­si­reuse de bri­ser l’ar­ché­type des rôles de jeunes femmes très lu­mi­neuses qu’elle a l’ha­bi­tude de jouer, et je sa­vais aus­si qu’elle pou­vait y par­ve­nir », dit-il.

Dans le film, pré­sen­te­ment sur nos écrans, Adams in­carne une ser­veuse qui sou­tient et aide Ward à s’af­fran­chir de l’in­fluence de sa mère do­mi­na­trice, Alice (Me­lis­sa Leo), et à sor­tir de l’ombre de son en­traî­neur Di­ckie Ek­lund, son frère aî­né toxi­co­mane (Ch­ris­tian Bale).

« Char­lene a la peau dure et Amy peut aus­si être fé­roce quand elle veut, dé­clare Da­vid Rus­sell. Mais Amy sait faire pas­ser beau­coup d’émo­tions dans son re­gard, alors ça donne un cock­tail for­mi­dable. »

DES SCÈNES EX­PLO­SIVES

Cette fé­ro­ci­té se ma­ni­feste d’ailleurs dans plu­sieurs scènes ex­plo­sives entre Char­lene et la fa­mille de Mi­cky, en par­ti­cu­lier avec ses en­va­his­santes soeurs.

« Les soeurs consi­dèrent Char­lene comme une moins que rien, ra­conte Amy Adams. Ce qui m’a in­tri­guée chez elle, c’est qu’elle était en­tou­rée de ces fortes per­son­na­li­tés et que ja­mais elle n’a vou­lu prendre le de­vant de la scène. Elle était sim­ple­ment très heu­reuse que l’his­toire de Mi­cky soit ra­con­tée. »

Pour sa part, Mark Wahl­berg, qui a éga­le­ment pro­duit le film, sa­vait qu’Amy Adams avait le cran pour re­le­ver le dé­fi.

« Da­vid a tou­jours dit qu’elle n’avait pas l’air d’une fille ca­pable de don­ner un coup de poing, mais elle me rap­pelle tant de filles que j’ai vues dans mon quar­tier. Elle res­semble à une Ir­lan­daise ca­tho­lique, une dure. Mais les filles de mon quar­tier ne sont pas aus­si jo­lies qu’Amy.»

PHOTO APEGA/WENN.COM

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