VOYAGES pas si dé­sas­treux...

Π Les voyages de Gul­li­ver ∂∂Σ

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA WEEKEND - Isabelle Hontebeyrie

Film de Rob Let­ter­man : met­tant en ve­dette Jack Black, Ja­son Se­gel, Emi­ly Blunt et Aman­da Peet. À l’af­fiche pré­sen­te­ment.

Jack Black, Ja­son Se­gel, Emi­ly Blunt et Aman­da Peet pré­sentent, en 3D, une re­lec­ture des Voyages de

Gul­li­ver, ro­man de Jo­na­than Swift. On pour­rait pen­ser, en li­sant les mots

Voyages de Gul­li­ver et Jack Black dans la même phrase, qu’il s’agit d’un dé­sastre, sor­ti pour le temps des Fêtes par les stu­dios Fox, his­toire d’en­gran­ger quelques mil­lions sup­plé­men­taires de re­cettes avant la fin de l’an­née.

Or, même s’ils com­portent plu­sieurs dé­fauts de taille, ces nou­veaux voyages de Gul­li­ver sont net­te­ment moins mau­vais qu’on pou­vait s’y at­tendre. Tout d’abord − et les fans ap­pré­cie­ront − avant la pré­sen­ta­tion du film de 85 mi­nutes, on a droit à une nou­velle aven­ture de Scrat, l’écu­reuil dé­jan­té de L’ère de glace. Cette fois-ci, notre hé­ros se­ra res­pon­sable de la dé­rive des conti­nents et ce des­sin ani­mé est, comme ses pré­dé­ces­seurs, une pe­tite mer­veille.

Mais re­ve­nons à Gul­li­ver (Jack Black). Em­ployé au cour­rier du New York Tri­bu

ne, il est se­crè­te­ment amou­reux de la belle Dar­cy (Aman­da Peet), la rédactrice en chef de la sec­tion voyages du quo­ti­dien. Il ob­tient une af­fec­ta­tion pour le Tri­angle des Ber­mudes après lui avoir men­ti sur ses ca­pa­ci­tés de jour­na­liste. Pris au mi­lieu d’une tem­pête, il se re­trouve à Lilli­put. Il réus­si­ra à se faire ap­pré­cier du Roi (Billy Con­nol­ly) et de sa fille (Emi­ly Blunt) et pour­ra comp­ter sur l’aide d’un al­lié (Ja­son Se­gel) quand le gé­né­ral Ed­ward (Chris O'Dowd) vou­dra s’op­po­ser à lui.

Le tout a beau être li­vré dans un em­bal­lage ru­ti­lant d’ef­fets spé­ciaux et de 3D, Les voyages de Gul­li­ver manquent sin­gu­liè­re­ment de rythme et on se prend vite à re­gar­der − dis­crè­te­ment − sa montre. Autre in­con­vé­nient, le réa­li­sa­teur Rob Let­ter­man et le duo de scé­na­ristes Joe Still­man et Ni­cho­las Stol­ler semblent avoir hé­si­té entre les clientèles cibles du long mé­trage. S’il est d’abord et avant tout des­ti­né aux en­fants, on y trouve tel­le­ment de ré­fé­rences à la culture po­pu­laire (en pas­sant de Star Wars à Ava­tar, à Wolverine, etc) qu’on fi­nit par se de­man­der quel pe­tit peut bien les com­prendre. Du coup, tout le monde en res­sort un peu dé­çu.

PHOTO COUR­TOI­SIE

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