FÊTES des écri­vains

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES WEEKEND - Marie-France Bor­nais

Li­saGard­ner ( La mai­son d’à cô­té)

«Comme vous pou­vez vous l’ima­gi­ner, pour un au­teur de sus­pense qui écrit des ro­mans rem­plis de sombres se­crets de fa­mille, je crois que le temps des Fêtes est com­plè­te­ment dé­dié à la fa­mille. Cer­tains membres de la fa­mille viennent nous vi­si­ter, en­suite nous al­lons chez eux. Dé­cembre re­pré­sente la grande tour­née fa­mi­liale : on échange des ca­deaux, des rires, on s’em­brasse… avec beau­coup moins de drame que dans mes ro­mans! J’ai vrai­ment hâte de voir ma grand-mère de 90 ans et de man­ger sa tarte aux pommes fran­çaise, qui est la meilleure dans le monde en­tier! C’est ça pour moi Noël : ma grand-mère et sa tarte aux pommes fran­çaise!»

Pa­tri­ciaMacDo­nald ( Une mère sous in­fluence)

«J’ha­bite une toute pe­tite ville au bord de la mer, pleine de mai­sons vic­to­riennes bien dé­co­rées pour Noël. Donc, c’est très jo­li ici pen­dant les Fêtes et je suis heu­reuse parce que je peux res­ter chez moi. Ma soeur et sa fa­mille ha­bitent la même ville et mon frère vient nous re­joindre. Au ré­veillon de Noël, toute la fa­mille va à l’église et puis nous pre­nons un verre chez moi. On par­tage toute la jour­née de Noël avec les amis et la fa­mille. Nous échangeons nos ca­deaux et dî­nons chez ma soeur, et c’est tou­jours une oc­ca­sion vrai­ment joyeuse. Cette an­née, ma fille rentre de Londres, où elle a pas­sé un se­mestre et son père et moi nous at­ten­dons la fête avec plus d’im­pa­tience que d’ha­bi­tude. Au ré­veillon du Nou­vel An, par contre, je ne suis pas quel­qu’un qui fait la fête. Je suis peu dis­po­sée à voir la fin d’une autre an­née. Nous dî­nons tôt et nous nous cou­chons avant mi­nuit. Je pré­fère le pre­mier jour du Nou­vel An! Je sou­haite à tous les Qué­bé­cois un joyeux Noël et une Bonne An­née!»

Ch­ris­tianJacq ( Et l’Égypte s’éveilla)

«À Noël, on va être en Égypte! C’est pas un grand scoop… on va al­ler pas­ser Noël là-bas et on va tra­vailler sur un cer­tain nombre

De­laf et Du­buc (Les nom­brils)

«Cette an­née, nous pas­se­rons une bonne par­tie des Fêtes en com­pa­gnie de nos deux pe­tites pi­tounes et de leur grande amie ef­flan­quée : le tome 5 étant pré­vu pour l'au­tomne 2011, et la pré­pu­bli­ca­tion com­men­çant dans Spi­rou dès fé­vrier, nous avons des tonnes de pages à des­si­ner et co­lo­rer! Nous nous ac­cor­de­rons ce­pen­dant de longues pauses pour par­ta­ger des mo­ments agréables en fa­mille et entre amis, chez nous, dans les Can­tons-de-l'Est. » de sites et re­co­pier quelques ins­crip­tions. Ce se­ra un Noël tra­vailleur mais heu­reux!»

Clau­dine Dou­ville ( Une his­toire de cow-boy)

Noël! Une pé­riode de l’an­née fes­tive que je vois tou­jours ar­ri­ver avec joie. Cette an­née en­core, nous fe­rons le « Noël des voi­sins », soit une in­vi­ta­tion aux gens de notre rue à pas­ser au cours de la jour­née du 24 pour prendre un verre de vin et échan­ger des voeux. C’est de­ve­nu une tra­di­tion at­ten­due par tous! Puis, ré­veillons, soupers et ca­deaux se­ront au pro­gramme… en sou­hai­tant qu’il y ait des tonnes de neige pour des ran­don­nées de ski de fond chez des amis dans les Lau­ren­tides.»

Ch­ris­tine Mi­chaud (C’est beau la vie)

« Pour moi, le temps des Fêtes est l’oc­ca­sion par­faite pour faire la douce far­niente, pour pas­ser du temps avec ceux qu’on aime. C’est la pé­riode idéale pour sau­pou­drer notre vie d’un peu d’amour et de magie. Puis, en route vers le nou­vel an, j’aime prendre le temps de faire mon bi­lan et sur­tout, de mettre par écrit mes in­ten­tions, mes rêves et ob­jec­tifs à réa­li­ser pour l’an­née à ve­nir. J’en pro­fite sou­vent pour m’of­frir un beau ca­hier qui de­vien­dra mon com­pa­gnon de ma­ni­fes­ta­tion et de gra­ti­tude tout au long de l’an­née... Joyeuses Fêtes à tous!»

Romain Sar­dou (Amé­ri­ca)

« Pour Noël, tout dé­pend si j’ai ter­mi­né à temps le deuxième tome d’« Amé­ri­ca »! Ce se­ra soit du ski dans les Alpes soit... du bou­lot!»

Pa­trick Se­né­cal (Contre Dieu)

« J’ai eu un au­tomne de ma­lade men­tal. Alors, pen­dant les Fêtes, je me re­pose! En­fin! Avec des par­tys les 24, 25, 29, 30 et 31 dé­cembre, je ne sais pas si on peut ap­pe­ler ce­la se re­po­ser, mais au moins, ce se­ra avec la fa­mille et les amis, donc agréable. Je vais aus­si lire beau­coup. Ah! oui , je vais jouer à des jeux de so­cié­té avec mon fils, qui est aus­si ma­niaque que moi. Et après, la fo­lie re­com­mence en jan­vier. »

Claude Jas­min (Pa­pa­ma­di)

« Ce que je fe­rai au temps des Fêtes? J’irai prier (oui, je prie en­core, mes morts va­leu­reux, mes an­ciens ca­ma­rades, mes dis­pa­rus pré­cieux), c’est ma forme de mé­di­ta­tion, à l’église de mon vil­lage, Sainte-Adèle. Pour Noël, le vieil écri­vain ira fê­ter chez Da­niel, son fils unique... et qui est « unique » comme in­ven­teur de jeux de so­cié­té. Il y au­ra le bon « man­ger » de ma belle bru, Lynn. À boire et à rire aus­si, à nous émou­voir en sou­ve­nirs ai­més. Ce­la se fe­ra dans son vil­lage à lui, pas loin de chez moi, Val-Da­vid. Ma fille, pas moins unique, y se­ra et mes cinq pe­tits-fils (lire « Branches de Jas­min » pour les connaître) que j’aime comme un fou. Au Jour de l’An? Je se­rai avec mes soeurs dans leur cher Ro­se­mont. Ray­monde, ma com­pagne de 50 ans, en­ten­dra nos cris et nos rires. Nos co­casses évo­ca­tions du pas­sé, je suis un grand nos­tal­gique. Pour­quoi? Parce que j’ai eu la chance de vivre une en­fance heu­reuse dans Ville­ray, ma chère pe­tite pa­trie. Bon 2011 à tous vos lecteurs Ma­rieF­rance! »

De­nise Du­four-Clé­ment (Flo­ra Martin)

« Notre Noël mont­réa­lais s’ins­pire avec émo­tion de ce­lui de mon en­fance en Gas­pé­sie : ré­veillon fa­mi­lial sui­vi puis conti­nué après la messe de mi­nuit. Je re­fais les re­cettes tra­di­tion­nelles de ma mère, le sa­pin par­fu­mé de mon père avec sa crèche en-des­sous. Les 22 membres de notre tri­bu sonnent à 19 h et le ri­tuel se dé­roule avec sim­pli­ci­té, com­pli­ci­té et une cer­taine so­len­ni­té dans notre grande mai­son fa­mi­liale qu’ils re­trouvent avec un bon­heur im­men­sé­ment par­ta­gé. »

Louise Pen­ny (En plein coeur)

« La veille de Noël, nous fai­sons tou­jours la même chose. Nous al­lons d’abord à la messe de mi­nuit dans un vil­lage voi­sin, soit West Brome, Brome ou Sut­ton. La messe de mi­nuit, bien sûr, est à 19 h parce que per­sonne ne peut en­core res­ter de­bout jus­qu’à mi­nuit. En tous cas, pas ceux qui ont en­vie d’al­ler à l’église! Cette messe de mi­nuit est par­ti­cu­liè­re­ment belle, avec des chants de Noël, des dé­co­ra­tions, l’odeur des cou­ronnes de pin et, de temps à autres, quel­qu’un qui ronfle ou qui fausse pen­dant Sainte Nuit. En­suite, nous al­lons dî­ner chez un voi­sin. Nous fai­sons un « pot luck » : cha­cun ap­porte un plat. Nous man­geons, nous par­lons, puis nous ren­trons à la mai­son pour mi­nuit. C’est-à-dire vers 22 h, bien sûr! »

Jean-Claude Ger­main (La femme nue ha­billait la nuit)

« La pé­riode des Fêtes évoque le plai­sir d’ar­rê­ter le temps et de se lais­ser en­nei­ger bien au chaud. Une neige épaisse qui tombe en peaux de la­pin avec lan­gueur pousse à s’en­fon­cer dans un fau­teuil à oreilles et à lire pour le pur plai­sir de lire. Cette an­née, avec un peu de re­tard, une pré­face en­thou­siaste de Blaise Cen­drars m’a in­vi­té à ren­con­trer Cé­sar Bi­ro­teau, de Bal­zac. Je n’y man­que­rai pas dès la pre­mière bor­dée! »

Louise Por­tal (Ju­liette et Ro­méo)

« À Noël, je se­rai en Gas­pé­sie, en­tou­rée des gens qui m’ont ins­pi­ré les deux ro­mans de ma sa­ga gas­pé­sienne qui se pour­suit. J’y vais jus­te­ment pour tra­vailler à l’écri­ture du der­nier tome « Les Soeurs du Cap », suite de « La Pro­me­neuse du Cap » et de « Cap-au-Re­nard ». La bour­gade, ses gens, la mon­tagne et la mer meu­ble­ront mes heures avec fer­veur et ins­pi­ra­tion. Joyeuses Fêtes à tous! »

Mi­chel Jean (Une vie à ai­mer)

« Les va­cances de Noël re­pré­sentent tou­jours pour moi l’oc­ca­sion de re­trou­ver le Mont Sainte-Anne pour quelques jours, quelques se­maines, quand les cir­cons­tances le per­mettent. Le ré­veillon reste fa­mi­lial, chez ma mère, cette an­née, à So­rel. Le len­de­main, je fais tou­jours un truc chez moi avec elle. Puis je prends la di­rec­tion de ma mon­tagne... J’en pro­fite pour faire le plus de ski de fond pos­sible et re­voir mes amis. J’y ai vé­cu 10 ans après tout. C’est aus­si une oc­ca­sion pour moi d’écrire. Je compte bien pro­fi­ter de la pause pour avan­cer mon nou­veau pro­jet de livre. Alors on se sou­haite de la neige! »

Jo­hanne Sey­mour (Va­ni­tés)

« De­puis près de cinq ans, je re­fais les Noël de mon en­fance. Le sa­pin dé­co­ré à l’an­cienne, la dinde avec la farce de ma­man, le feu dans la che­mi­née, Bing Cros­by qui chante White Ch­rist­mas... Je rê­vais d’une fa­mille, mais je n’en ai pas eu. Alors j’in­vite mes amis or­phe­lins, les âmes so­li­taires et les es­seu­lés du mo­ment... Et, en­semble, on se crée des sou­ve­nirs in­ou­bliables. Ce sont sû­re­ment mes plus beaux Noël de­puis l’en­fance. Joyeux Noël à tous! »

Pauline Gill (Docteure Ir­ma)

« La sym­bo­lique de l’étoile de Beth­léem, bien an­crée dans la mé­moire col­lec­tive des chré­tiens, a tra­ver­sé les siècles. Elle a gui­dé les ber­gers vers l’Être de lu­mière, d’es­poir et d’amour dont les pro­phètes avaient an­non­cé la ve­nue, nous en­sei­gnait-on. Plus sen­sible au mes­sage qu’à la lettre, je fais de chaque jour un 25 dé­cembre, par­ti­cu­liè­re­ment en cette pé­riode où ai­sance, paix et san­té che­vauchent la pau­vre­té, la so­li­tude et la ma­la­die avec un cer­tain sar­casme, de l’aveu­gle­ment ou de la gé­né­ro­si­té. Consciente qu’à chaque jour une étoile me guide dans mon écri­ture, pen­dant cette pé­riode de pseu­do réjouissance, je m’in­ves­tis au­près de cer­tains de mes proches éprou­vés pour leur ap­por­ter un es­poir de gué­ri­son ou de lu­mière sur leur route. À ceux qui connaissent le bon­heur, j’offre mon em­pa­thie et mes voeux pour un ave­nir ré­jouis­sant. Je les convie tous à ma table où leur sont ser­vis des mets de leur choix dans une am­biance cha­leu­reuse. J’y trouve un grand bon­heur. Mon plus beau ca­deau, c’est la lu­mière qui brille dans les yeux de mes pe­tites-filles de­vant les dé­co­ra­tions de Noël. »

So­nia Mar­men (La fille du pas­teur Cul­len)

« Noël, pour moi, se passe tou­jours en fa­mille. Le soir du ré­veillon, chez mes pa­rents, avec mon conjoint, mes deux grands en­fants, mon frère qui ar­rive de New-York, ma soeur et sa bande. Un Noël tra­di­tion­nel comme lorsque j’étais pe­tite, avec buf­fet et dé­pouille­ment de l’arbre. Il y a des tra­di­tions qu’on ne doit pas perdre. Et le len­de­main, on re­com­mence dans la belle-fa­mille. En­suite, je me re­pose pour re­ce­voir au jour de l’An.»

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