L’Amé­ri­cain (The Ame­ri­can) (3)

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

RÉ­SU­MÉ

CE QU’ON EN PENSE

Ce cap­ti­vant wes­tern dans les Abruzes, mâ­ti­né de thril­ler psy­cho­lo­gique, sé­duit l’oeil et l’oreille, grâce d’une part à la mise en scène sty­li­sée, mais sans ef­fets in­utiles d’An­ton Corbijn ( Control), d’autre part, à la par­ti­tion pia­nis­tique de Her­bert Grö­ne­meyer, qui donne à l’en­semble une at­mo­sphère trouble et sourde. Une force tran­quille et mé­tho­dique se dé­gage du film, cal­quée sur le ca­rac­tère du per­son­nage cam­pé avec une belle in­té­rio­ri­té par George Cloo­ney. Les ca­drages soi­gnés, le montage fluide et le rythme lent font de L’Amé­ri­cain une oeuvre à part, très eu­ro­péenne par son style et son es­prit. L’ab­sence de ve­dettes au­tour de Cloo­ney ren­force cette im­pres­sion, et contri­bue à l’iso­le­ment psy­cho­lo­gique de ce per­son­nage qui, à l’heure de ti­rer sa ré­vé­rence, s’ouvre à la pos­si­bi­li­té d’ai­mer. Ayant échap­pé à deux as­sas­sins qui ont flai­ré sa piste jus­qu’en Suède, Jack, un tueur pro­fes­sion­nel, prend le che­min de l’Italie, où son mys­té­rieux com­man­di­taire l’en­voie se plan­quer, dans un vil­lage per­ché des Abruzes. La consigne est claire: ne pas se faire d’amis et at­tendre les ordres. Peu de temps après son ar­ri­vée, l’Amé­ri­cain au coeur lourd, qui se fait pas­ser pour un pho­to­graphe tou­ris­tique, en­gage la conver­sa­tion avec un prêtre intrigué par lui, et se prend d’af­fec­tion pour une pros­ti­tuée du coin. Pa­ral­lè­le­ment, il re­çoit la com­mande, par le tru­che­ment d’une jeune et mys­té­rieuse consoeur, de fa­bri­quer une arme se­mi-au­to­ma­tique de­vant ser­vir à une mis­sion dont la na­ture est te­nue top-se­cret.

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