« LES JEUNES SONT PAS­SÉS À AUTRE CHOSE » — Rose-Maï­té Er­ko­re­ka

MON­TRÉAL | In­ter­prète d’Ève dans Une gre­nade avec ça? de­puis neuf ans, Rose-Maï­té Er­ko­re­ka a par­lé pour une rare fois de l’af­faire Jean-François Har­ris­son, avouant que l’équipe de la po­pu­laire émis­sion de VRAK.TV avait été for­te­ment se­couée au prin­temps 2

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Marie-Hé­lène Gou­let Agence QMI

La co­mé­dienne a dit qu’elle était heu­reuse que l’émis­sion ait pu se pour­suivre sans Har­ris­son, dont les dé­mê­lés avec la jus­tice ne sont pas ter­mi­nés. Il doit d’ailleurs com­pa­raître à nou­veau le 27 jan­vier.

«Je pense que les pro­duc­teurs ont pris la bonne dé­ci­sion en pour­sui­vant l’aven­ture, a ra­con­té Rose-Maï­té, qui re­garde vers l’ave­nir. Ça per­met à l’émis­sion de conti­nuer sans fi­nir sur quelque chose de né­ga­tif pour tous les autres ar­ti­sans qui y tra­vaillent très fort de­puis des an­nées. Heu­reu­se­ment, les jeunes semblent dé­jà être pas­sés à autre chose. Ils sont tou­jours au ren­dez-vous et ne nous parlent presque plus de Jean-François.»

Par­lant de contact pri­vi­lé­gié avec les jeunes, la co­mé­dienne se pro­dui­ra au Théâtre ES­PACE GO, à Mon­tréal, du 11 au 22 jan­vier, dans la pièce Les mu­tants, du Théâtre de la ban­quette ar­rière. La pièce se ques­tionne sur la gé­né­ra­tion mon­tante, qui semble vou­loir de­meu­rer éter­nel­le­ment jeune, comme d’autres avant elle.

«C’est une gé­né­ra­tion qui, je crois, conti­nue­ra à jouer au PlayS­ta­tion jus­qu’à 45 ans. En même temps, je ne vois pas de mal à ça si ses membres ac­ceptent de prendre leurs res­pon­sa­bi­li­tés. C’est ça, de­ve­nir adulte, je crois », a-t-elle dit.

Elle ne pense pas elle non plus avoir com­plè­te­ment in­té­gré l’âge adulte. «Je me dé­fi­nis beau­coup comme une éter­nelle ado­les­cente. Je pense que j’at­tein­drai vé­ri­ta­ble­ment le stade adulte lorsque j’au­rai fi­na­le­ment un en­fant à moi.»

Ain­si, la ré­flexion sur le vieillis­se­ment sur la­quelle tra­vaillent les membres de la pièce Les mu­tants re­joint com­plè­te­ment la co­mé­dienne. Rose-Maï­té s’amuse fol­le­ment dans ce col­lage bi­gar­ré où textes fon­da­teurs et sou­ve­nirs d’en­fance se mé­langent. «C’est très lu­dique, on se ques­tionne sans se prendre la tête », a-t-elle dit.

DANS LA BONNE FA­MILLE

Étran­ge­ment, celle qui a choi­si la scène pour ga­gner sa vie avoue avoir été une en­fant an­xieuse. «J’étais une pe­tite fille as­sez in­quiète. Je ne pense pas que je se­rais de­ve­nue co­mé­dienne si je n’étais pas née dans une fa­mille d’ar­tistes. Je n’avais pas la per­son­na­li­té pour sor­tir des sen­tiers bat­tus. Comme mes pa­rents sont des chan­teurs clas­siques, le théâtre n’était pas quelque chose de très in­sé­cu­ri­sant pour moi», a re­la­té celle dont on ver­ra le pen­dant en­fan­tin sur scène.

À la té­lé­vi­sion, Rose-Maï­té joue aus­si l’ho­mo­logue de quel­qu’un plus jeune. Elle fait vivre les sou­ve­nirs d’Édith, le per­son­nage de Mo­nique Mer­cure dans Pro­vi­dence, un té­lé­ro­man de Ra­dio-Ca­na­da. Ce rôle est d’au­tant plus sti­mu­lant qu’elle ad­mire Mo­nique Mer­cure.

«C’est une ac­trice ex­tra­or­di­naire qui a une vie peu ba­nale. On ou­blie par­fois qu’elle a rem­por­té un prix d’in­ter­pré­ta­tion à Cannes! Elle est très ins­pi­rante, et je suis fière de jouer le même rôle qu’elle. Par­fois, je la croise et elle me laisse très libre dans mon in­ter­pré­ta­tion. »

PHOTO LES ARCHIVES, AGENCE QMI

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