UNE CROI­SADE PAS TEL­LE­MENT CONVAIN­CANTE

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Liz Braun Agence QMI EN LIGNE › Bande-an­nonce ca­noe.ca/sor­ciere

La sor­cière noire ∂∂Σ Film de Do­mi­nic Se­na : met­tant en ve­dette Ni­co­las Cage, Ron Perl­man et Claire Foy. À l’af­fiche pré­sen­te­ment.

TO­RON­TO | La sor­cière noire est un sus­pense fan­tas­tique un brin in­si­pide dont l’his­toire se si­tue au XIVe siècle. Le film tourne au­tour de la croi­sade de che­va­liers, du ra­vage de la peste noire, de moines zom­bies et de Ni­co­las Cage.

Ce qui dif­fé­ren­cie ce fade long mé­trage des autres films de sa ca­té­go­rie, c’est l’hu­mour qui s’en dé­gage, cer­tains gags étant même in­ten­tion­nels.

En ef­fet, La sor­cière noire est un film qui fait preuve d’une cer­taine au­to­dé­ri­sion, une ca­rac­té­ris­tique qui, au bout du compte, vous garde les yeux ri­vés sur l’écran plus long­temps que vous ne l’au­riez cru pos­sible.

Ni­co­las Cage et Ron Perl­man in­carnent ici des che­va­liers en pleine croi­sade ten­tant d’ac­com­plir l’oeuvre de Dieu.

Au dé­but du film, on pré­sente en ac­cé­lé­ré les prouesses des deux hé­ros, avec, en prime, quelques scènes de com­bats san­glants.

Puis, un jour, comme si les deux amis étaient écoeu­rés de tous ces mas­sacres de femmes et d’en­fants in­no­cents, ils quittent tous les deux et mettent fin à leur croi­sade.

Plu­tôt que de faire face à des ac­cu­sa­tions de dé­ser­tion, le duo ac­cepte un autre em­ploi, en­core une fois pour le compte de Dieu : ils ac­com­pa­gne­ront une pré­su­mée dan­ge­reuse sor­cière pour un voyage de six jours vers un mo­nas­tère.

On ac­cuse la jeune femme (Claire Foy) d’être une sor­cière et d’avoir pro­pa­gé la peste noire à tra­vers l’Eu­rope. Cage n’en est pas convain­cu, c’est pour­quoi il ac­cepte de faire le voyage jus­qu’au mo­nas­tère afin que la jeune femme puisse avoir droit à un pro­cès équi­table.

Le coeur de l’his­toire, c’est la lutte entre le bien et le mal. Tout re­pose sur cette unique ques­tion : la jeune femme es­telle une mé­chante sor­cière ou une in­no­cente ci­toyenne? Nos hé­ros de­vront af­fron­ter les forces du mal avant qu’une ré­ponse claire émerge.

Par­mi elles, on compte quelques prêtres pos­sé­dés ain­si que le Prince des té­nèbres lui-même, avec, en prime, des ef­fets spé­ciaux plu­tôt glauques et pas très concluants.

Bref, La sor­cière noire est le genre de film que vous vou­lez dé­tes­ter, mais que vous ne par­ve­nez somme toute pas à haïr. La plu­part des gens ap­pré­cie­ront son cô­té kitsch, mais la plu­part des gens ne ver­ront pas ce film. Alors, à qui s’adresse-t-il? Aux en­fants?

En ef­fet, peut-être ap­pré­cie­ront-ils ses châ­teaux et ses che­va­liers, ain­si que les scènes met­tant de l’avant le ma­nie­ment de l’épée ou les pus­tules suin­tantes dues à la peste noire. Mais ça reste à voir.

PHOTO COUR­TOI­SIE

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