BONHEURÉLECTRIQUE

Si le monde du ho­ckey a son Mon­sieur Po­si­tif en Jacques De­mers, le mi­lieu de la mu­sique a aus­si le sien en la per­sonne de Rich Bed­doe, bat­teur de la for­ma­tion on­ta­rienne Fin­ger Ele­ven.

Le Journal de Quebec - Weekend - - NOUVELLES - Cé­dric Bé­lan­ger cedric.be­lan­ger@jour­nal­de­que­bec.com

L’im­pres­sion n’est évi­de­ment que sur une conver­sa­tion té­lé­pho­nique d’une quin­zaine de mi­nutes, mais à l’évi­dence, le mec res­pire car­ré­ment le bon­heur.

Il faut dire qu’il a de bonnes rai­sons de l’être. Son groupe vient de lan­cer, en oc­tobre, un nou­vel al­bum, Life

Turns Elec­tric, dont le pre­mier ex­trait, Li­ving in a Dream, a été bien ac­cueilli, et s’ap­prête à par­tir en tour­née au Ca­na­da.

Qui plus est, l’ami­tié qui lie les cinq membres de Fin­ger Ele­ven est tou­jours aus­si forte. Ce n’est pas pour rien que le groupe est tou­jours bien vi­vant, plus de quinze ans après sa for­ma­tion.

« Nous sommes très chan­ceux de pou­voir conti­nuer de faire ce mé­tier. De nos jours, les groupes ar­rivent et re­partent. C’est ce qui me rend le plus fier de même que le fait que nous avons gar­dé une cer­taine fraî­cheur. Quand nous com­po­sons des chan­sons, je ne crois pas qu’on se ré­pète », dit le mu­si­cien.

L’ES­PRIT DE NEW YORK

Life Turns Elec­tric a été en­re­gis­tré à New York, à un jet de pierre de Times Square.

L’élec­tri­ci­té qui se dé­gage de la mé­ga­pole amé­ri­caine et son rythme de vie tré­pi­dant ont tein­té les nou­velles chan­sons du groupe. Life Turns

Elec­tric en est de­ve­nu, au dire de ses créa­teurs, l’al­bum le plus rock’n’roll de Fin­ger Ele­ven.

« Cet al­bum est im­pré­gné du rythme de New York. Après le suc­cès de Pa­ra­ly­zer et de l’al­bum pré­cé­dent ( Them

Vs. You Vs. Me), nous étions dans un très bon état d’es­prit. Nous vou­lions un al­bum po­si­tif et je crois qu’il sonne tel quel. C’est le genre d’al­bum que tu mets dans ta voi­ture et que tu écoutes en condui­sant. Les chan­sons et le tem­po sont plus ra­pides que ja­mais », dit Bed­doe.

L’al­bum contient aus­si une touche rock clas­sique qui s’est ré­per­cu­tée dans le choix de n’y in­clure que dix pistes, comme « ces al­bums des an­nées 1970 qui n’avaient que huit ou neuf chan­sons ».

PRO­DUC­TION MAI­SON

De plus, contrai­re­ment à leurs pré­cé­dentes oeuvres, les mu­si­ciens de Fin­ger Ele­ven ont eux-mêmes pro­duit

Life Turns Elec­tric.

« Jus­qu’à un cer­tain point, un pro­duc­teur n’ap­porte qu’une opi­nion ex­té­rieure. Cette fois, nous vou­lions re­gar­der en nous et es­sayer par nous­mêmes.

« C’est très gra­ti­fiant et le ré­sul­tat fi­nal en va­lait la peine », juge Rich Bed­doe, qui as­sure que les membres du groupe ont été sur la même lon­gueur d’onde tout au long du pro­ces­sus. « Nous avons par­ti­ci­pé tous les cinq à toutes les étapes. Il n’y a pas vrai­ment d’ego. Nous ne dé­si­rons que le meilleur ré­sul­tat. Il n’y a pas de règles au sein du groupe. Tout est ba­sé sur la créa­tion et, à la fin de la jour­née, la meilleure idée l’em­porte. » Fin­ger Ele­ven se­ra en spec­tacle à Mon­tréal, au Théâtre Co­ro­na, le 18 jan­vier.

PHOTO COUR­TOI­SIE

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