L’ac­teur qui MONTE

Grâce à sa pres­ta­tion re­mar­quable dans Le ré­seau so­cial, Jesse Ei­sen­berg est en lice pour le Gol­den Globe du meilleur ac­teur et, sauf im­pré­vu, se­ra en no­mi­na­tion aux os­cars dans la même ca­té­go­rie. Un ac­com­plis­se­ment im­pres­sion­nant pour un ac­teur qui ne ce

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

ONCLE RO­GER (RO­GER DOD­GER) (2002)

Dans ce drame de moeurs de Dylan Kidd, Jesse Ei­sen­berg, à ses dé­buts au ci­né­ma, est très cré­dible en ado­les­cent can­dide, d’une grande rec­ti­tude mo­rale, re­cueilli par son oncle cy­nique aux idées bien tran­chées sur les re­la­tions hommes-femmes (sa­vou­reux Camp­bell Scott), qui se donne pour mis­sion de lui faire perdre sa vir­gi­ni­té. Dans sa mise en scène, Kidd opte pour un ton qua­si do­cu­men­taire in­so­lite, comme si l’ac­tion était cap­tée par une ca­mé­ra ca­chée.

LE CAL­MAR ET LA BA­LEINE (THE SQUID AND THE WHALE) (2005)

Trois ans plus tard, Noah Baum­bach offre un autre rôle en or au jeune co­mé­dien, ce­lui d’un ado­les­cent per­tur­bé par la sé­pa­ra­tion de ses pa­rents écri­vains. Le scé­na­rio du Cal­mar et la ba­leine est truf­fé d’ob­ser­va­tions psy­cho­lo­giques très justes et de ré­pliques mor­dantes à sou­hait. La réa­li­sa­tion adopte un ton na­tu­ra­liste qui sied au

su­jet et les in­ter­prètes Jeff Da­niels, Lau­ra Lin­ney et Ei­sen­berg en tête, livrent des per­for­mances em­preintes du même de­gré d’au­then­ti­ci­té.

ADVENTURELAND (2009)

À l’été 1987, un étu­diant ti­mide dé­croche un bou­lot dans un parc d’at­trac­tions, où il s’éprend d’une fille dé­lu­rée qui a une liai­son avec le concierge de l’en­droit. Dans ce ré­cit d’ap­pren­tis­sage au ton nos­tal­gique, en par­tie au­to­bio­gra­phique, Jesse Ei­sen­berg est fort at­ta­chant en al­ter ego du réa­li­sa­teur Greg Mot­to­la. Mis en scène avec sou­plesse, far­ci de ré­pliques caus­tiques, le film pro­fite éga­le­ment d’une per­for­mance pé­tillante de Kris­ten Ste­wart.

ZOM­BIE­LAND (2009)

La même an­née, Ei­sen­berg tient la ve­dette de cette ra­fraî­chis­sante comédie d’hor­reur, aux cô­tés du vé­té­ran Woo­dy Har­rel­son et des cra­quantes Em­ma Stone et Abi­gail Bres­lin. Ce pre­mier long mé­trage de Ru­ben Flei­scher est une pa­ro­die avi­sée d’une liste in­fi­nie de films de zom­bies, dou­blée d’un road mo­vie dé­tour­nant ha­bi­le­ment les pon­cifs du genre. In­ven­tive et mou­ve­men­tée, la réa­li­sa­tion confère souffle et rythme au ré­cit quand le scé­na­rio tend à faillir.

HOLY ROLLERS (2010)

Sor­ti dis­crè­te­ment en salle, l’an der­nier, ce film du dé­bu­tant Ke­vin Asch s’avère une chro­nique de moeurs bien ob­ser­vée, ba­sée sur un fait di­vers, à sa­voir l’im­pli­ca­tion mal­heu­reuse d’un Juif has­si­dique de New York dans un ré­seau de tra­fic d’ecs­ta­sy. Ei­sen­berg y est cré­dible et sen­sible en jeune homme am­bi­tieux qu’une vie en vase clos n’a ce­pen­dant pas pré­pa­ré au monde ex­té­rieur.

JESSE

EI­SEN­BERG

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