À la re­cherche de l'èqui­libre

Pa­trick Huard se dit à la re­cherche de l’équi­libre. Pour ce faire, il dé­fend au­jourd’hui son bon­heur avec les siens avec force. Ses mo­ments en fa­mille sont sa­crés.

Le Journal de Quebec - Weekend - - NOUVELLES - Mi­chelle Coudé-Lord Le Jour­nal de Mon­tréal

« Les af­faires les plus simples sont celles qui de­mandent le plus d’ef­forts. Si tu tiens à ton bon­heur fa­mi­lial, bien, tu dois agir en consé­quence. Il faut avoir le cou­rage de ses opi­nions. Main­te­nant, je n’hé­site pas à dire non à des pro­jets si ça coïn­cide avec du temps de va­cances pré­vu avec les miens. Au­jourd’hui, il faut même que tu te battes contre tout le monde pour de tels mo­ments de bon­heur fa­mi­liaux. Je trouve ce­la dom­mage. »

Il évoque alors son pre­mier ta­touage, payé par sa mère.

« Je le porte sur l’épaule droite. C’est la terre qui tourne trop vite et qui est en train de se dé­faire. Je nous re­garde tous al­ler, car j’aime ob­ser­ver l’hu­main dans son quo­ti­dien et, ma foi, nous sommes tel­le­ment pres­sés qu’on di­rait que nous avons tous hâte d’en fi­nir. Je pré­fère que quel­qu’un me dise fran­che­ment ‘’Moi, j’aime le cash et je tra­vaille tout le temps, mais c’est mon bon­heur’’, qu’une autre per­sonne qui se cache der­rière toutes sortes d’ex­cuses. »

QUI EST PA­TRICK HUARD?

Pa­trick Huard est en pleine écri­ture et ré­flexion de son pro­chain show, dé­but 2012. Un show sur le bon­heur!

« Quel­qu’un m’a conseillé de lire le livre Le se­cret pour me do­cu­men­ter. Il ya plein de gens qui me conseillent des lec­tures. Le su­jet est chaud, je crois. Tout le monde y ré­flé­chit. Moi, je suis ac­tuel­le­ment à la re­cherche de l’équi­libre et je di­rais même que pour la pre­mière fois pro­ba­ble­ment de ma vie, je suis dans l’af­fir­ma­tion de ce que je suis. Au lieu de me concen­trer sur mes fai­blesses, je me concentre sur mes forces; de cette ma­nière, tu as plus de fa­ci­li­té à t’amé­lio­rer. » Qui est vrai­ment Pa­trick Huard? Sou­dai­ne­ment, le si­lence. Il sou­rit. Il ré­flé­chit. « J’au­rais le goût de ré­pondre. C’est un peu comme l’ef­fet Ba­rham. Sa théo­rie est : ‘’On est ce qu’on est, ce qu’on pense ce qu’on est et ce que les autres pensent qu’on est’’, donc c’est im­pos­sible de le sa­voir vrai­ment. »

Il rit et ajoute : « Je pense que je suis un gars in­tel­li­gent. Je sais que, aux yeux de cer­tains, c’est su­per pré­ten­tieux de le dire, mais je ne m’ex­cuse- rai tout de même pas pour ce­la. Tou­te­fois, j’es­saie de bien uti­li­ser cette in­tel­li­gence. Je suis gé­né­reux et un homme de bonne na­ture, je crois. »

Il est un père dé­voué pour sa fille Jes­sie, âgée de 13 ans, et sa blonde, Anik Jean.

« C’est ma bulle et j’es­saie d’en prendre soin » dit-il.

SES PRO­JETS PRO­CHAINS

Il a un autre film en évo­lu­tion. Ça s’ap­pelle Cinq. C’est l’his­toire de cinq ban­dits.

« De­puis Bon cop, bad cop, il y a tel­le­ment de co­mé­dies po­li­cières que j’ai eu le goût de chan­ger de bord. Je vais jouer et pro­duire. On re­tra­vaille le scé­na­rio de Gilles Des­jar­dins pour le pré­sen­ter une se­conde fois aux ins­ti­tu­tions. »

En­suite, il es­père tou­jours que sa po­pu­laire sé­rie Taxi 0-22 se­ra adap­tée aux États-Unis.

« Le contrat est si­gné. Tout est en marche, mais par­fois c’est long avec les Amé­ri­cains. Ils ont tout en main pour faire un pi­lote. On ver­ra, mais c’est très ex­ci­tant », as­sure Pa­trick Huard.

De fait, sa car­rière in­ter­na­tio­nale, il l’es­père tou­jours?

« C’est ma vie de fa­mille qui prime main­te­nant, mais si, un jour, un pro­jet exige de m’ex­pa­trier, l’ho­raire se­ra conçu pour que les miens puissent me re­joindre. J’ai une fille de 13 ans et la garde par­ta­gée, c’est dé­jà as­sez dé­chi­rant; il n’est pas ques­tion que je perde une heure de plus avec ma fille », dé­clare sur un ton convain­cant le père.

L’AC­TEUR VU PAR UN AUTRE AC­TEUR…

Une chose est cer­taine: contrai­re­ment à Bastien, son per­son­nage, dans Funkytown, Pa­trick Huard tient so­li­de­ment le vo­lant de sa vie.

« Il y avait beau­coup de pièges dans ce per­son­nage. C’était fa­cile de le sur­jouer, d’al­ler trop loin. Je crois que j’étais prêt pour ce rôle », conclut l’ac­teur.

Ce­lui qui in­ter­prète Ti­no, Jus­tin Chat­win, un ac­teur ca­na­dien de Van­cou­ver, di­sait de Pa­trick Huard « Il a un cha­risme in­croyable sur un pla­teau de tour­nage. Je parle plu­tôt de ma­gné­tisme. Sous nos yeux, il de­ve­nait Bastien. On le voyait se trans­for­mer. J’ai vu tout de suite qui était Pa­trick Huard, l’ac­teur qué­bé­cois », confiait, au Jour­nal, Jus­tin Chat­win.

C’est le genre de com­pli­ment qui tou­che­ra pro­fon­dé­ment ce­lui qui se dé­crit comme un ob­ser­va­teur de l’hu­main au quo­ti­dien et, sur­tout, un ra­con­teur d’his­toires: Pa­trick Huard. Funkytown sor­ti­ra dans près de 90 salles, le 28 jan­vier. Il s’agit d’un film qui fe­ra re­vivre les an­nées dis­co de Mon­tréal.

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