La peine d’amour au mas­cu­lin

Carl Ko­zubs­ki est un ado de 15 ans qui a été choyé par la na­ture… Toutes les filles de sa po­ly­va­lente sont dingues de lui. Le jour de la ren­trée sco­laire, alors qu’il en­tame sa qua­trième an­née à l’école se­con­daire, Carl fait une ren­contre qui va cham­boule

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES -

On est ha­bi­tué de lire des ro­mans ou de voir des films dont l’his­toire tourne au­tour d’une peine d’amour, mais éton­ne­ment, dans ce livre, c’est du point de vue d’un jeune homme de 15 ans qu’on as­siste à cette épreuve dif­fi­cile.

Même si c’est ra­fraî­chis­sant de voir l’autre cô­té de la mé­daille (je ne dis pas ça pour me mo­quer, mais parce que c’est vrai qu’il est rare de lire sur ce su­jet avec un nar­ra­teur mas­cu­lin), l’au­teure, My­ra-Belle Béa­la De Guise, a su trou­ver les mots pour nous faire res­sen­tir au­tant cette dé­chi­rure.

Oui, on peut peut-être trou­ver Carl un peu pa­thé­tique par mo­ments et on a par­fois le goût de lui dire : « Mon grand, il est temps de pas­ser à autre chose », mais per­sonne ne peut nier avoir le coeur dé­chi­ré en li­sant ce ro­man. En voyant ce jeune homme qui, l’âme en peine, se cherche, sans se trou­ver et a l’im­pres­sion que toutes les femmes dans sa vie, même sa soeur, se jouent de lui, c’est vrai­ment très bou­le­ver­sant…

VRAIS SEN­TI­MENTS

Si tu aimes les his­toires d’amour qui sortent de l’or­di­naire, celle-ci est vrai­ment un bon choix parce que même si l’at­ti­tude de Carl en­vers sa belle Al­ma peut par­fois fri­ser le qué­taine, ce sont de vrais sen­ti­ments, de vrais tour­ments qui trans­pa­raissent à tra­vers les mots de l’au­teure.

Per­son­nel­le­ment, même si j’ai trou­vé un peu étrange la re­la­tion que Carl en­tre­tient avec sa soeur Ca­ro­line, je dois avouer que celle-ci est cer­tai­ne­ment l’un des per­son­nages les mieux construits de cette his­toire.

Bon, j’ad­mets que c’est peu­têtre parce que je ne tripe pas par­ti­cu­liè­re­ment sur les his­toires d’amour ty­piques qui fi­nissent tou­jours bien que L’après Al­ma m’a au­tant plu…

La fin, par contre, te lais­se­ra as­su­ré­ment sur ta faim, comme ce fut le cas pour moi. Bref, c’est un must.

Π

L’APRÈS AL­MA

MY­RA-BELLEBÉALADEGUISE

Édi­tions Pierre Tis­seyre 292 pages, pour les jeunes de 12 ans et plus.

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