LA TÉ­LÉ DANS LE WEB

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Steve Tilley

Des aléas des stars aux blo­gueurs pro­vo­ca­teurs sans ou­blier les singes qui se grattent le der­rière, In­ter­net est une source in­épui­sable de di­ver­tis­se­ment vi­suel. Le conte­nu a beau être ins­truc­tif, éner­vant ou car­ré­ment ri­di­cule, il suf­fit de cli­quer pour y ac­cé­der. Voi­ci ce que notre sou­ris a dé­ni­ché cette se­maine.

In­ter­rom­pue par une fon­taine

Si, pour la plu­part, nous cher­chons ha­bi­tuel­le­ment à nous mon­trer em­pa­thiques au mal­heur des autres, il ar­rive par­fois des ex­cep­tions où l’en­vie de se mar­rer l’em­porte parce que la « vic­time » ne se contente pas de se mettre en mau­vaise pos­ture, mais elle choi­sit par pur or­gueil de se cou­vrir de ri­di­cule plu­tôt que de re­con­naître les causes de sa mésa­ven­ture et d’en rire. C’est le cas de Ca­thy Cruz Mar­re­ro, dont la chute a fait le tour du Web et des ré­seaux de té­lé­vi­sion : elle est tom­bée dans la fon­taine d’un centre com­mer­cial de la Penn­syl­va­nie parce qu’elle mar­chait sans re­gar­der de­vant elle, dis­traite par la mes­sa­ge­rie texte de son té­lé­phone. Au pre­mier coup d’oeil, il est fa­cile de croire que la vi­déo a été ar­ran­gée parce que Mme Mar­re­ro a tré­bu­ché sur le re­bord plu­tôt éle­vé qui cir­cons­crit la fon­taine. Mais quelques en­tre­vues avec la per­sonne, comme ce clip de l’émis­sion Ame­ri­ca This Mor

ning du ré­seau ABC, montrent qu’elle est une can­di­date idéale pour ce genre d’in­cident. Qui plus est, au lieu de rire de son in­for­tune et de jouir de ses 15 mi­nutes de gloire, Mme Mar­re­ro a re­te­nu les ser­vices d’un avo­cat parce qu’elle est frus­trée de ne pas avoir été ai­dée par les res­pon­sables de la sé­cu­ri­té du centre com­mer­cial, qui se se­raient plu­tôt mo­qués d’elle. Comme on le dit dans ces pubs pour Win­dows Phone : « Vrai­ment?! »

http://bit.ly/foun­tain­tex­ter

Mas­cotte très en­thou­siaste

Tout le monde a fait l’ex­pé­rience de ces per­sonnes dy­na­miques et ha­ras­santes qui tentent d’at­ti­rer les pas­sants dans leur bou­tique en leur pro­met­tant la meilleure au­baine sur une paire de jeans, un cel­lu­laire ou des sou­liers à ta­lons hauts. Mais au­cune n’ar­rive à la che­ville de cette jeune femme. Le hic, c’est qu’on n’a au­cune idée de ce qu’elle pro­pose ou en quoi elle est ha­billée. Même chose pour l’en­droit. Est-ce le Bré­sil? Et si l’on se ser­vait de Google tra­duc­tion pour dé­co­der la des­crip­tion en por­tu­gais ac­com­pa­gnant cette vi­déo sur le blogue où elle fut pu­bliée : « Après Gang Mo­ni­ca a aug­men­té de choses ont chan­gé. Le Mo­ni­ca ne pré­sente plus sa cu­lotte, bai­gnant la Smudge, le play­boy tour­né ci­bou­lette et Magali, ain­si... Magali mar­chait à ex­pé­ri­men­ter d’autres choses au large de la pas­tèque. » C’est tel­le­ment mieux quand les choses sont claires, n’est-ce pas? Quoi qu’il en soit, voi­là pro­ba­ble­ment le meilleur et plus étrange nu­mé­ro de danse qu’il nous se­ra don­né de voir au son du re­mix tech­no de Ca­li­for­nia Drea­min’ par Royal Gi­ga­los.

http://bit.ly/cra­zy­dance

Les mères dé­testent Dead Space 2

En tant que jour­na­liste at­ti­tré à la cri­tique de jeux vi­déo, votre chro­ni­queur sait à quel point il peut être ar­du de convaincre les non-joueurs du ca­rac­tère di­ver­tis­sant et même par­fois ar­tis­tique des jeux vi­déo. Les jeux vio­lents sont des cas par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­ciles, parce que les mé­dias aiment les mon­trer hors contexte et af­fir­mer que « les jeux vi­déo font des psy­cho­pathes de nos en­fants », une cause per­due. L’éditeur EA Games a fait re­gar­der des ex­traits de son nou­veau jeu violent de science-fic­tion d’hor­reur Dead Space 2 à un groupe de mères, dont il a fil­mé les ré­ac­tions spon­ta­nées. Le ré­sul­tat est une pub pué­rile et agres­sive à l’en­droit des jeux vi­déo en gé­né­ral. « C’est ré­vol­tant. C’est violent. Tout ce que vous ado­rez dans un jeu. Et votre mère le dé­tes­te­ra », grogne la voix off. L’iro­nie de la chose, c’est que la pu­bli­ci­té semble ci­bler les jeunes ado­les­cents, alors que le jeu est des­ti­né aux per­sonnes de 17 ans et plus. Honte à vous, EA!

http://bit.ly/dead­spa­ce­moms

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