SPEC­TACLE CONCEPT

pour un grand ti­mide

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bé­lan­ger CEDRIC.BE­LAN­GER@JOUR­NAL­DE­QUE­BEC.COM

Alex Nevs­ky est un grand ti­mide. Avoué. Heu­reu­se­ment pour nous, ça ne l’em­pê­che­ra pas de par­tir en tour­née avec un spec­tacle concept et de par­cou­rir la Chine pen­dant un mois. Il a même joué dans son der­nier et brillant vi­déo­clip pour la pièce Mille rai­sons.

Dans le clip réa­li­sé par Ben­ja­min Lus­sier (ré­com­pen­sé au der­nier ga­la de l’ADISQ pour Le prin­temps des amants, de Ma­ra Trem­blay), Nevs­ky danse et chante au mi­lieu de sil­houettes se fon­dant dans le dé­cor. S’il est en­chan­té du ré­sul­tat fi­nal, il confesse un cer­tain ma­laise à se trans­for­mer en co­mé­dien.

« Je pense qu’on peut le voir que je ne suis pas très à l’aise. En plus, il y avait une équipe de trente per­sonnes de­vant moi qui me re­gar­daient. Ça me gla­çait com­plè­te­ment. Dans mon pro­chain clip, je n’ai pas né­ces­sai­re­ment en­vie d’en être la ve­dette. Je vais pré­fé­rer lais­ser libre cours à une his­toire plu­tôt qu’être en train de dan­ser en me sen­tant mal dans mon corps », dit l’ar­tiste, qui a dû sur­mon­ter sa gêne pour mon­ter sur une scène.

« Per­sonne ne le croit ou ne se rend compte vrai­ment, mais je suis vrai­ment gê­né. Au dé­but, j’avais de la dif­fi­cul­té à mon­ter sur scène. C’était phy­si­que­ment im­pos­sible. Mais ce­la a chan­gé de­puis. »

ÇA PASSE OU ÇA CASSE

Au point où Alex Nevs­ky s’offre même les ser­vices de la met­teuse en scène Bri­gitte Pou­part pour conce­voir son spec­tacle.

Il le pré­sen­te­ra pour la pre­mière fois le 17 fé­vrier, à Mon­tréal. Les gens de Québec le ver­ront le 3 fé­vrier, mais sans tous les élé­ments de mise en scène.

« On es­saie de mon­ter un spec­tacle plus concep­tuel qu’un spec­tacle de chan­sons et de rock nor­mal. Il y au­ra des élé­ments de théâ­tra­li­té. C’est le genre de truc qui passe ou qui casse. On va es­pé­rer que ça passe », dit Nevs­ky, qui mi­se­ra es­sen­tiel­le­ment sur les com­po­si­tions de son pre­mier al­bum, De lune à l’aube.

« Nous en joue­rons aus­si deux en­tiè­re­ment nou­velles et une écrite il y a quatre ans sur la so­li­tude de Bar­ba­ra. Dans le fond, j’ai tas­sé son texte et j’en ai un nou­veau et à un mo­ment don­né, elle vient chan­ter avec moi. Je me suis fa­bri­qué un duo avec Bar­ba­ra. On fait aus­si une re­prise plus dy­na­mique de Pour un flirt. »

Alex Nevs­ky es­père pré­sen­ter son spec­tacle aux quatre coins de la pro­vince en 2011. Il vise une soixan­taine de dates, s’ap­puyant sur la pos­si­bi­li­té qu’il soit lau­réat de la bourse Ri­deau.

« Je me rends compte qu’il n’y a per­sonne qui me connaît réel­le­ment. Il y a plu­sieurs per­sonnes à Mon­tréal qui se com­plaisent de leur mi­ni-no­to­rié­té sur le Pla­teau. Mais je m’aper­çois qu’en ré­gion, il y a plein de gens qui m’écoutent et ça me fait tri­per de sa­voir que ma mu­sique voyage plus loin que mon pe­tit quar­tier. »

Mais avant de ra­tis­ser le Québec, l’ar­tiste mont­réa­lais pas­se­ra le mois de mars en Chine, en tant qu’élu qué­bé­cois de la Se­maine de la fran­co­pho­nie.

« Nous al­lons faire une quin­zaine de spec­tacles. L’im­por­tant, c’est le plai­sir d’y être. Une vraie tour­née, c’est in­croyable. On a deux shows confir­més à Bei­jing; il doit en avoir à Hong Kong et à Shan­ghaï. »

Alex Nevs­ky a no­tam­ment hâte de voir la ré­ac­tion des Chi­nois lors de ses spec­tacles.

« Se­lon mon in­gé­nieur de son, qui y est al­lé deux fois, ils sont plus fa­na­tiques, mais c’est dif­fé­rent dans chaque ville. Des fois, ça peut être com­plè­te­ment l’in­verse. En plus, mon ma­té­riel est en fran­çais. À Bei­jing, on joue­ra dans deux uni­ver­si­tés où des gens ap­prennent le fran­çais. Si­non, ils nous ont de­man­dé les pa­roles pour les tra­duire en man­da­rin. »

Alex Nevs­ky est en spec­tacle le 3 fé­vrier, au Théâtre du Pe­tit Cham­plain, à Québec, et le 17 fé­vrier, au Club So­da, à Mon­tréal.

ALEX NEVS­KY

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.