Tom­bé de­dans!

Le Journal de Quebec - Weekend - - NOUVELLES - — De­nise Martel

Fré­dé­rick De Grandpré avoue que, dé­jà, quand il était à l’École nationale de théâtre, à 20 ans, il était tom­bé dans le ré­per­toire de Charles Az­na­vour. « J’adore Az­na­vour et j’en fai­sais dé­jà dans mon spec­tacle. Il a tou­ché à tel­le­ment de su­jets dans ses chan­sons qu’elles per­mettent une grande va­rié­té d’émo­tions.

« Peu im­porte l’époque à la­quelle elles ont été écrites, ses chan­sons sont en­core d’ac­tua­li­té et uni­ver­selles. Je m’voyais dé­jà per­met de faire le pont entre Az­na­vour et les jeunes », sou­tient le co­mé­dien, qui in­ter­prète Dan­ny, un chan­teur qui n’a ja­mais réus­si à per­cer et qui a dé­jà eu une aven­ture avec Fran­ces­ca, il y a 15 ans.

« Il est triste, ai­gri et passe des au­di­tions avec des plus jeunes que lui, ce qui l’amène à re­voir Fran­ces­ca, qui fait par­tie d’un ju­ry pour un spec­tacle. Après les avoir re­je­tés, elle tombe sur un groupe de jeunes ar­tistes à la sor­tie de la salle.

Prise à par­tie, elle leur ré­pond qu’ils n’ont qu’à mon­ter leur propre spec­tacle s’ils veulent vrai­ment jouer sur scène. Ils la prennent au mot. Les chan­sons d’Az­na­vour servent en quelque sorte de pré­texte. Il y a un show dans le show, ça crée un ni­veau théâ­tral in­té­res­sant », af­firme le co­mé­dien, qui avoue avoir été très ému et ner­veux der­niè­re­ment, quand il a eu la chance de cô­toyer Az­na­vour dans une émis­sion matinale à RDI.

ADAP­TA­TION QUÉ­BÉ­COISE

Après un ac­cueil mi­ti­gé au dé­but des re­pré­sen­ta­tions à l’Olym­pia, à Montréal, le chan­teur pré­cise que Je m’voyais dé­jà est moins long, ce qui lui donne plus de rythme et per­met au pu­blic de pro­fi­ter plei­ne­ment des chan­sons d’Az­na­vour.

« La mise en scène a été mer­veilleu­se­ment adap­tée au Qué­bec par Pierre Lé­ga­ré. Fré­dé­rick et Mar­tin Rouette ont beau­coup in­fluen­cé Alain Sachs, qui n’avait ja­mais tra­vaillé avec des Qué­bé­cois avant. Au­jourd’hui, il dit que, contrai­re­ment à Pa­ris, il a vrai­ment réus­si à faire le show qu’il vou­lait au Qué­bec », ren­ché­rit Judith Bé­rard.

« On s’est ap­pro­prié le spec­tacle. Les cho­ré­gra­phies de Ge­ne­viève Do­rion-Cou­pal sont su­perbes, ça bouge beau­coup et il y a plu­sieurs chan­ge­ments de cos­tumes et de dé­cors, en plus des 45 chan­sons d’Az­na­vour qu’on chante en tout ou en par­tie. Et puis, le Ca­pi­tole, c’est l’en­droit idéal pour pré­sen­ter une co­mé­die mu­si­cale comme celle-là » , conclut-elle.

Charles Az­na­vour et sa fille, Ka­tia Az­na­vour, qui est à l’ori­gine du spec­tacle Je m’voyais dé­jà, en l’hon­neur de son cé­lèbre père.

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