AL­FA RO­CO­CO SÈME LE BON­HEUR À PA­RIS

Le Journal de Quebec - Weekend - - NOUVELLES - Odile Pandor

PA­RIS | Ils sont jeunes et ta­len­tueux. C’est avec beau­coup de cha­leur que Jus­tine La­berge et Da­vid Bus­sières se sont pro­duits sur la scène de la Flèche d’Or à Pa­ris, mar­di soir der­nier. Al­fa Ro­co­co, en tour­née eu­ro­péenne, a in­vi­té le pu­blic pa­ri­sien à lâ­cher prise le temps d’un concert dans la ca­pi­tale.

Le duo pré­sen­tait un nou­veau spec­tacle ins­pi­ré de Chas­ser le mal­heur, leur se­cond al­bum sor­ti l’au­tomne der­nier.

D’une chan­son à l’autre, le duo qué­bé­cois n’a pas failli à sa ré­pu­ta­tion d’au­teur : abor­der des thé­ma­tiques sé­rieuses, agré­men­tées d’une to­na­li­té joyeuse.

De­puis la folle tour­née, d’une du­rée de plus de deux ans et de­mi, qui a sui­vi la sor­tie de leur pre­mier al­bum, Le­ver l’ancre, en 2007, les deux chan­teurs ont dé­cou­vert une autre réa­li­té.

Une réa­li­té qui trans­pa­raît au tra­vers de titres tels que la re­prise du Poin­çon­neur des li­las, de Serge Gains­bourg, qu’ils ont vou­lu im­mor­ta­li­ser à la sauce Ro­co­co.

IN­FLUENCES MU­SI­CALES

Ils se sont dits in­fluen­cés par d’autres ar­tistes de la chan­son fran­çaise : M, Jane Bir­kin, Ben­ja­min Bio­lay, « très cé­ré­bral », se­lon Da­vid Bus­sières, ou en­core Mi­ckey 3 D. « Les chan­teurs fran­çais percent plus fa­ci­le­ment au Qué­bec que les Qué­bé­cois en France », a re­con­nu Jus­tine La­berge.

C’est pour le Tues­day Mu­sic Girls de la Flèche d’Or qu’à 22 h 30, Al­fa Ro­co­co est en­tré sur la scène pour dé­cou­vrir un pu­blic ré­chauf­fé par les pres­ta­tions en pre­mière par­tie de soi­rée de la chan­teuse qué­bé­coise Amé­lie Veille avec sa pop ro­man­tique, puis de l’ar­tiste fran­çaise Mell, qui na­vigue entre punk et rock.

Le mar­di, les filles sont à l’hon­neur, mais il a fal­lu comp­ter avec Da­vid Bus­sières. Dès les pre­mières notes de Je pense à toi et Le­ver l’ancre, l’am­biance to­nique d’Al­fa Ro­co­co, ac­com­pa­gné de quatre mu­si­ciens, s’est dif­fu­sée dans la salle.

« RIEN N’EST AC­QUIS »

« Au Qué­bec, ça roule, mais à Pa­ris, rien n’est ac­quis, il faut char­mer le pu­blic, a confié Jus­tine La­berge. C’est la deuxième fois qu’on joue à Pa­ris, et la der­nière fois, on avait mis le feu dans une pe­tite salle », s’est-elle ex­cla­mée.

« On tra­vaille la mu­sique au­tant que les mots. On veut que le spec­ta­teur tape du pied et qu’il écoute aus­si la pro­fon­deur des textes. On a hâte de mon­ter sur scène! » a af­fir­mé le duo, moins d’une heure avant son spec­tacle.

Al­fa Ro­co­co, qui se dé­fi­nit comme le Yin et le Yang, Al­fa pour le cô­té car­té­sien et Ro­co­co pour la fo­lie spon­ta­née, a lais­sé un pu­blic pa­ri­sien impatient de les re­trou­ver le 21 juin, à l’oc­ca­sion de la Fête de la mu­sique, pour par­ti­ci­per à l’évé­ne­ment Qué­bec prend la Bas­tille, en com­pa­gnie d’ar­tistes tels que Yann Per­reau, Ro­bin Le­duc, Ariane Mof­fatt, Pierre La­pointe et le groupe Kark­wa.

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