Re­vivre les peines d’amour

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Cé­dric Bé­lan­ger

Anick Le­may a vé­cu un tour­nage à contre-cou­rant de ses com­pa­gnons de tra­vail. Pen­dant que ceux-ci écou­taient Hen­drix, tuaient le temps au bar et rê­vaient d’un monde meilleur, elle pleu­rait. Et pleu­rait. Car sa Lu­cille, ma­man du jeune Frisson, souffre de la mort de son ma­ri. À tel point qu’elle se coupe du monde, pas­sant ses grandes jour­nées au ci­me­tière.

« C’est un film sur l’été, sur l’éveil, sur l’amour, les pre­miers dé­sirs. Mais, moi, je suis dans le deuil. Je n’ai donc pas vé­cu le même tour­nage que les autres. À ma pre­mière jour­née de tour­nage, je suis ar­ri­vée à 7 h dans le ci­me­tière et j’ai pleu­ré jus­qu’à 7 h le soir. Ça te donne une idée de mon tour­nage », blague la co­mé­dienne, qui étonne par sa ca­pa­ci- té à sol­li­ci­ter à vo­lon­té ses glandes la­cry­males.

« Je suis un tor­rent qui n’en fi­nit plus. J’ima­gine que j’ai cette pro­pen­sion à me re­mettre dans mes grandes peines d’amour que j’ai vé­cues. C’est quelque chose qui n’est pas trop dif­fi­cile à faire, mais qui est épui­sant ce­pen­dant. Mais c’était aus­si tou­chant à jouer, comme dans cette scène où je re­trouve mon gar­çon. »

Frisson des Col­lines est le pre­mier film dans le­quel joue Anick Le­may de­puis Cheech.

« Tout de suite après Cheech et Duo, je suis tom­bée en­ceinte. En­suite, j’ai pris un an avec ma fille et j’ai re­com­men­cé à faire de la té­lé. Je me suis fait ou­blier, mais Ri­chard m’a sor­tie des ou­bliettes », dit celle à qui on a par­lé pen­dant une pause du tour­nage de la deuxième sai­son de Mau­vais kar­ma.

« J’aime beau­coup Mau­vais kar­ma. J’ai un fun noir. Si tu nous voyais sur le pla­teau, c’est en­core pire que ce qu’on voit à la té­lé. »

ANICK LE­MAY

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