UNE JEUNE AC­TRICE QUI TOURNE BIEN

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

Trop sou­vent, les en­fants ac­teurs connaissent des des­tins qui n’ont rien à voir avec les contes de fées.

Ce­lui de la jeune ac­trice Saoirse Ro­nan fait tou­te­fois ex­cep­tion. De­puis sa no­mi­na­tion en 2008 aux Os­cars pour son rôle dans le film Ex­pia­tion, l’ac­trice de souche ir­lan­daise se dé­marque comme étant un des ta­lents les plus pro­met­teurs, et ce, sans scan­dale, ar­res­ta­tion ou em­pri­son­ne­ment. Ré­cem­ment, elle a joué dans La nos­tal­gie

de l’ange et Les che­mins de la li­ber­té. Et sa per­for­mance est spec­ta­cu­laire dans le thril­ler d’es­pion­nage Han­na, sor­ti en salle hier.

Sous la di­rec­tion de Joe Wright, elle in­carne le rôle d’une ado­les­cente en­traî­née comme sol­date par son père (Éric Ba­na), un agent de la CIA. La jeune agente doit suivre les ordres d’une su­pé­rieure du genre ma­râtre in­tran­si­geante (jouée par Cate Blan­chett).

Le film est rem­pli de sym­boles de l’ima­gi­naire col­lec­tif, no­tam­ment la gueule du gros mé­chant loup dans un parc d’amu­se­ments par la­quelle Cate Blan­chett sur­git. Le rôle de cette der­nière rap­pelle in­dé­nia­ble­ment ce­lui de la belle-mère in­fâme des contes de fées, tan­dis que Saoirse Ro­nan in­carne d’une cer­taine fa­çon la prin­cesse exi­lée.

PRÉ­PA­RA­TION TERRE-À-TERRE

Mal­gré le ca­rac­tère sur­réa­liste du film, la pré­pa­ra­tion de la jeune ac­trice a été des plus terre-à-terre.

« Je me suis en­traî­née pour quelques mois avant le tour­nage. Je pas­sais au moins deux heures par jour au gym à le- ver des poids et à cou­rir sur le ta­pis rou­lant. C’était vrai­ment chouette. »

De plus, elle a sui­vi des cours d’arts mar­tiaux. En tout, elle es­time s’être en­traî­née cinq heures par jour. « J’ai tou­jours été une per­sonne ac­tive. Je nage, j’ai joué au bas­ket­ball… J’ai tou­jours pen­sé qu’il se­rait in­té­res­sant d’in­té­grer des ac­ti­vi­tés phy­siques à mon tra­vail d’ac­trice. » Saoirse es­time tou­te­fois que le film Han

na est beau­coup plus qu’un film d’ac­tion. « Cette oeuvre a de la pro­fon­deur, elle se si­tue à plu­sieurs ni­veaux. »

Elle aime jouer des per­son­nages qui sont com­plè­te­ment dif­fé­rents de ce qu’elle est.

« Quand je de­viens ob­sé­dée par un per­son­nage et que je me re­trouve dans ma chambre à jouer toute seule des scènes que j’ai lues dans le script je me dis : “OK, je veux vrai­ment faire ça, main­te­nant.” »

Se­lon la jeune ac­trice, Han­na est « comme un bé­bé. Elle dé­couvre le monde. Bien qu’elle ait beau­coup lu, étu­dié des tas de su­jets, ap­pris plu­sieurs langues, elle ne connaît pas grand-chose de la vie ».

En ce qui concerne les tech­niques de com­bat qu’elle a ap­prises, elle les uti­lise toutes. « J’ai un Lu­ger (un pis­to­let se­miau­to­ma­tique) à la mai­son. Lorsque j’ai à uti­li­ser un pis­to­let dans un film, je sais com­ment m’en ser­vir. »

Le tour­nage s’est dé­rou­lé à Ber­lin lorsque Saoirse a eu 16 ans. « Éric et moi étions en train de nous battre lorsque j’ai sau­té par la fe­nêtre, c’était vrai­ment drôle, se sou­vient-elle. Pour ma fête, je suis al­lée voir le spec­tacle de La­dy Ga­ga, dont je suis une grande ad­mi­ra­trice. J’y suis al­lée avec Joe Wright. Je ne sais pas si vous l’avez ren­con­tré, mais c’est loin d’être un monstre. »

Ré­vé­lée dans Ex­pia­tion, Saoirse Ro­nan est l’hé­roïne épo­nyme de Han­na.

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