Singes, hé­ros et sor­cel­le­rie

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Steve Tilley

Les singes pé­tillants et co­lo­rés de la bonne vieille sé­rie Su­per Mon­key Ball de Se­ga semblent tou­jours aus­si joyeux. Mais cette joie n’est que poudre aux yeux : ils sont en fait pri­son­niers de boules de plas­tiques et for­cés de par­cou­rir une course à obs­tacles mor­tels pour ra­mas­ser des ba­nanes qui ne leur sont clai­re­ment pas des­ti­nées. Com­ment se fait-il que la SPCA ou la PETA ne soient pas en­core in­ter­ve­nues contre ce jeu ?

Mal­gré leur sort cruel, les singes de ces jeux roulent leur bosse de­puis les jours du Ga­meCube de Nin­ten­do et se re­trouvent main­te­nant sur Nin­ten­do 3DS, in­té­grés à l’offre de lan­ce­ment de la nou- velle et épa­tante console por­table. La tor­ture si­miesque est-elle plus amu­sante en trois di­men­sions ?

Pas vrai­ment. Ce que l’on ap­pré­cie de Su­per Mon­key Ball 3D, c’est sa fi­dé­li­té à la sé­rie, avec ses 80 courses à obs­tacles pour mettre au dé­fi AiAi, MeeMee et le reste du clan de singes.

De sen­tiers à thé­ma­tique chi­noise ba­layés par les vents à des tuyaux à ham­sters peu­plés de ro­bots, les en­vi­ron­ne­ments sont va­riés et truf­fés de dé­fis sti­mu­lants.

Comme tou­jours, l’ob­jec­tif consiste à gui­der sa boule singe du dé­part jus­qu’à la ligne d’ar­ri­vée, en ra­mas­sant au­tant de ba­nanes que pos­sible en che­min.

Les courses gagnent en dif­fi­cul­té alors que le jeu pro­gresse et sur­gissent au pas­sage sen­tiers et rampes en mouve- ment, bar­rières à piques et autres élé­ments sus­cep­tibles de plon­ger notre pauvre singe vers la mort ou plus pro­saï­que­ment, de mettre fin à la par­tie.

Le jeu se joue plu­tôt bien au moyen du nou­veau pa­vé cir­cu­laire de la 3DS, un stick ana­lo­gique à 360 de­grés ap­pro­prié pour des titres tels que ce­lui-ci.

Par contre, on perd en fi­nesse en uti­li­sant la mé­thode op­tion­nelle de contrôle du bas­cu­le­ment pour gui­der les mou­ve­ments du singe, un han­di­cap qui se fait sur­tout sen­tir dans les ni­veaux plus dif­fi­ciles.

Par ailleurs, si les ef­fets 3D sont as­sez im­pres­sion­nants, il faut te­nir la 3DS di­rec­te­ment de­vant soi pour les rendre per­cep­tibles.

Il est presque im­pos­sible d’ap­pré­cier ces ef­fets lors­qu’on bas­cule la console dans tous les sens et cer­tains dé­ci­de­ront de les désac­ti­ver tout sim­ple­ment. En plus des huit mondes thé­ma­tiques qu’un après-mi­di suf­fit à par­cou­rir, le jeu pro­pose un mode de course ins­pi­ré de Ma­rio Kart (bien réa­li­sé, mais vrai­ment dif­fi­cile) et un mode de com­bat de style Su­per Smash Bros. aux­quels on s’at­taque pen­dant un bon 10 mi­nutes avant de les ou­blier com­plè­te­ment. Il y a long­temps que nous avions joué au jeu du singe qui roule et Su­per Mon­key Ball 3D consti­tue un ajout par­fai­te­ment ac­cep­table à la fran­chise, mal­gré les pro­blèmes mi­neurs des ef­fets 3D et du contrôle du bas­cu­le­ment.

VER­DICT

Singes, boules et ba­nanes. Un ré­gime simple et fa­mi­lier.

SU­PER MON­KEY

BALL 3D

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