LE NOU­VEAU DÉ­FI DE RO­BERT PAT­TIN­SON

MONTRÉAL | Adap­ta­tion du ro­man de Sa­ra Gruen, De l’eau pour les élé­phants, met en ve­dette Ro­bert Pat­tin­son, Reese Wi­thers­poon et Ch­ris­toph Waltz. Ce drame d’époque, qui se dé­roule dans les an­nées 1930, a tou­ché une corde sen­sible chez tous les ac­teurs.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie

Le ro­man De l’eau pour les élé­phants est res­té en tête des best-sel­lers du New York Times pen­dant 12 se­maines après sa pa­ru­tion en 2006 et ce n’est pas un ha­sard.

« C’est une mer­veilleuse histoire d’amour et de ré­demp­tion », a sou­li­gné Reese Wi­thers­poon, co­mé­dienne choi­sie par le réa­li­sa­teur Fran­cis La­wrence (qu’on connaît pour son Je suis une lé­gende avec Will Smith).

Au-de­là de ces thèmes ty­pi­que­ment amé­ri­cains, la par­ti­cu­la­ri­té de De l’eau pour les élé­phants est de se dé­rou­ler dans les an­nées 1930, en pleine Grande Dé­pres­sion, dans l’uni­vers du cirque. Pour Fran­cis La­wrence, cet as­pect était ir­ré­sis­tible. « Les cirques pos­sèdent quelque chose de très spécial, pen­sez aux trains à va­peur, aux ma­gni­fiques tentes, aux acro­bates élé­gants et aux ani­maux exo­tiques. »

UN ÉTU­DIANT DIF­FÉ­RENT

La sa­ga Twi­light a ré­vé­lé Ro­bert Pat­tin­son. L’ac­teur bri­tan­nique de 24 ans (qu’on avait vu dans Har­ry Pot­ter et la coupe de feu en 2005) est de­ve­nu, avec l’adap­ta­tion des ro­mans de Ste­phe­nie Meyer, une star in­ter­na­tio­nale du jour au len­de­main. In­ter­prète du vam­pire Ed­ward Cul­len, le jeune homme compte une co­horte de mil­lions de fans à tra­vers le monde. Loin de se re­po­ser sur les lau­riers de sa cé­lé­bri­té pla­né­taire, Pat­tin­son ne veut qu’une chose : dé­ve­lop­per son ta­lent d’ac­teur.

Après La Rage de vivre, dont il était éga­le­ment le pro­duc­teur exé­cu­tif, il s’est tour­né vers des pro­duc­tions plus sé­rieuses, lui per­met­tant ain­si de mettre son ta­lent en va­leur. « J’aime les films d’époque », a-t-il confié lors du jun­ket de pré­sen­ta­tion de De l’eau pour les élé­phants, en ajou­tant que c’était l’une des rai­sons (les autres étant l’histoire et la pos­si­bi­li­té de jouer avec Ch­ris­toph Waltz) qui l’avaient pous­sé à ac­cep­ter le pro­jet.

Son per­son­nage de Ja­cob Jan­kows­ki est un jeune étu­diant en sciences vé­té­ri­naires qui, pen­dant la Grande Dé­pres­sion, se trouve un tra­vail dans un cirque. Il tom­be­ra amou­reux de Mar­le­na (Reese Wi­thers­poon), une su­perbe écuyère, ma­riée à Au­gust (Ch­ris­toph Waltz), dres­seur, di­rec­teur du cirque et in­di­vi­du iras­cible par­ti­cu­liè­re­ment violent.

« Ja­cob est un per­son­nage mys­té­rieux et ré­ser­vé, c’est un ob­ser­va­teur. Il re­garde les gens au­tour de lui et dé­ve­loppe des re­la­tions in­tui­tives avec les ani­maux. Il pos­sède une com­pré­hen­sion pro­fonde de la na­ture hu­maine », a dit Ro­bert Pat­tin­son. Mal­gré ce trait de ca­rac­tère, Ja­cob est aus­si un grand ro­man­tique.

« Pour lui, Mar­le­na est le gla­mour per­son­ni­fié. De plus, au mi­lieu de la sa­le­té du cirque, elle a tou­jours l’air im­pec­cable, comme une ac­trice de Hol­ly­wood. Il re­fuse de la voir au­tre­ment que comme une es­pèce d’ange. »

UNE CO­VE­DETTE DE 9000 LBS

Tour­ner avec un élé­phant (une fe­melle pré­nom­mée Tai, qui fait os­cil­ler la ba­lance à 9000 lbs) de­mande ajus­te­ments et sou­plesse. « J’ai com­men­cé à m’en­traî­ner cinq mois avant le dé­but du tour­nage », a ain­si ré­vé­lé Reese Wi­thers­poon qui n’a pas ca­ché que sa pre­mière ré­ac­tion en ren­con­trant Tai avait été d’avoir peur !

De son cô­té, Ro­bert Pat­tin­son s’est plu­tôt bien adap­té à cette obli­ga­tion. « C’est tel­le­ment im­pres­sion­nant de voir ces énormes ani­maux se com­por­ter qua­si­ment comme des chiots et obéir à leur en­traî­neur. » Afin de dé­ve­lop­per un lien de confiance avec Tai, il a eu une idée simple, mais ef­fi­cace. « J’ai eu le sen­ti­ment d’avoir dé­ve­lop­pé une re­la­tion par­ti­cu­lière avec elle, mais avec le re­cul, je pense que c’est parce que je pas­sais mon temps à lui don­ner des bon­bons », a-t-il ex­pli­qué en écla­tant de rire.

Quant à Ch­ris­toph Waltz, il n’en dit pas trop pour ne pas gâ­cher le plai­sir de la dé­cou­verte. Mais il tient à ras­su­rer le pu­blic : les scènes vio­lentes ne l’ont pas été pour les ani­maux. Et d’ajou­ter en guise de conclu­sion à l’in­ten­tion des ci­né­philes : « Au­gust est un per­son­nage très com­plexe. Per­sonne n’est à 100 % in­nocent. »

Ch­ris­toph Waltz et Reese Wi­thers­poon jouent aus­si dans ce film d’époque.

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