Vivre avec L’IM­PRÉ­VI­SIBLE

(CB) Une bonne dose de pa­tience, de la chance et un scé­na­rio au­da­cieux ont per­mis à De­bo­rah Chow de réa­li­ser son rêve de tour­ner un pre­mier long-mé­trage.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

Cinq longues an­nées, presque six, se sont écou­lées entre le mo­ment où la ci­néaste to­ron­toise a com­men­cé à plan­cher sur son scé­na­rio et la sor­tir du film sur les écrans, le wee­kend pro­chain.

« Je sor­tais de l'uni­ver­si­té Co­lum­bia, à New York, j'avais réa­li­sé un court-mé­trage et je me di­sais que j'étais prête à tour­ner mon film. Mais la réa­li­té m'a rat­tra­pée et je me suis ren­du compte que c'était plus fa­cile à dire qu'à faire », confie Chow, qui n'a pas eu peur de s'at­ta­quer à un su­jet dif­fi­cile, soit la mort d'un en­fant et ses consé­quences.

« L'idée que j'avais au dé­part était que des choses to­ta­le­ment im­pré­vues se pro­duisent dans la vie, comme quel­qu'un qui ap­prend qu'il a le can­cer, et on se de­mande pour- quoi. Mais quand ça ar­rive, il faut trou­ver un moyen de conti­nuer de vivre, d'al­ler de l'avant. Ce film traite en large part du fait qu'il faut ac­cep­ter que le bon et le mau­vais consti­tuent la vie et que c'est le prix à payer. »

LA MAIN HEU­REUSE

La ci­néaste est consciente qu'elle a eu la main heu­reuse en s'ad­joi­gnant les ser­vices d'Isa­belle Blais et de Zach Braff.

« J'avais vu Bor­der­line et je trouve qu'Isa­belle est une ac­trice for­mi­dable, sans peur. Elle était mon seul et unique choix. »

« Quant à Zach, pour­suit-elle, j'ai été vrai­ment chan­ceuse de l'avoir. Nous avons réus­si à lui faire par­ve­nir le scé­na­rio et il l'a ado­ré. Ce n'était pas ga­gné d'avance puisque c'était un pre­mier film, avec peu de moyens fi­nan­ciers, le tour­nage était à Montréal et en hi­ver. Hon­nê­te­ment, je ne croyais pas que nous au­rions quel­qu'un d'aus­si im­por­tant. »

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