Un re­gard sur le che­min par­cou­ru

« Je me suis dit que c’était un bon mo­ment, à mi-par­cours, de se re­tour­ner, et de faire une sorte de pho­to ins­tan­ta­née du che­min. »

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Dany Bou­chard DBOU­CHARD@JOURNALMTL.COM

Pour une pre­mière fois en car­rière, La­ra Fa­bian pro­pose une com­pi­la­tion de ses plus grands suc­cès. Au Qué­bec, l’al­bum est lé­gè­re­ment dif­fé­rent de ce­lui lan­cé ailleurs dans la fran­co­pho­nie et il porte le nom de Je me sou­viens. « For­cé­ment, quand on en fait le tour (de sa car­rière), on fait ap­pel à sa mé­moire. (...) J’ai écrit une chan­son qui s’ap­pelle, Je me sou­viens, qui est une ode au Qué­bec, une lettre d’amour au Qué­bec », ex­plique-t-elle à pro­pos du titre don­né à l’al­bum.

Le disque compte évi­dem­ment des chan­sons connues comme Je t’aime, Hu­ma­na, Tu t’en vas et I Will Love Again, mais aus­si trois chan­sons in­édites : On s’ai­me­rait tout bas (dont les pa­roles sont de Maxime Leforestier), En­semble (un duo avec Ray Charles), et De­main n’existe pas, écrite par La­ra Fa­bian.

« Ce sont celles qui ont réuni le plus de suf­frages et une fois qu’on a fait le tour de celles-là, on a ajou­té celles que j’ai­mais pro­fon­dé­ment », ex­plique-t-elle au su­jet du choix des chan­sons. « Sin­cè­re­ment, j’ose es­pé­rer que je ne l’ai pas en­core écrite », dit-elle.

La­ra Fa­bian es­time que la chan­son pré­fé­rée des Qué­bé­cois est sû­re­ment Si tu m’aimes.

« Tu t’en vas a aus­si mar­qué les es­prits. Mais chaque fois que je chante Si tu m’aimes en concert, il se passe vrai­ment quelque chose. »

DU RE­POS, DU TEMPS, DE L’ES­PACE

La­ra Fa­bian a beau­coup tra­vaillé ces trois der­nières an­nées. Elle a pro­po­sé l’al­bum de re­prises

Toutes les femmes en moi et elle a par­ti­ci­pé à la créa­tion de la trame so­nore du film Ma­de­moi­sel

le Ji­va­go.

« L’al­bum est ter­mi­né, on est train de fi­na­li­ser les images », dit-elle.

La­ra Fa­bian a aus­si connu un cer­tain suc­cès dans les pays de l’Est, tout par­ti­cu­liè­re­ment en Rus­sie.

« Com­ment ex­plique-t-on le fait qu’un pu­blic nous adopte? Je ne sais pas. Peut-être que les émo­tions sont, somme toute – quoi qu’on en pense – peu­têtre pas si dif­fé­rentes d’un pays à l’autre. (…) À part le fait que je vieillis et que je tente d’évo­luer, je n’ai ja­mais vé­ri­ta­ble­ment chan­gé ma re­cette. Je suis l’ar­tiste que je suis, j’écris les chan­sons que j’écris et je les in­ter­prète de la fa­çon dont vous connais­sez. »

Tran­quille­ment, l’ar­tiste songe à un pro­chain al­bum, mais La­ra Fa­bian avoue avoir en­core be­soin de temps.

« Je suis au re­pos pour l’ins­tant. Je ne m’étais pas vrai­ment ar­rê­tée de­puis trois ans et même si je n’ai pas pro­po­sé d’al­bum de mu­sique ori­gi­nale de­puis 2005, j’ai en­core be­soin de temps, j’ai en­core be­soin d’un peu d’es­pace, et de si­lences pour y ar­ri­ver.

“J’ai vrai­ment beau­coup, beau­coup tra­vaillé. J’avoue que j’ai be­soin d’un pe­tit temps, d’un mo­ment de si­lence, ni plus ni moins, pour que la mu­sique re­sur­gisse, pour que je sache à nou­veau vers où me di­ri­ger”, confie-t-elle.

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