L’AL­BUM QUI REND STE­FIE SHOCK SI HEU­REUX Par­lez-moi de cette chan­son La mé­ca­nique de l’amour ?

MONTRÉAL | Il a 42 ans, est tou­jours pas­sion­né par son mé­tier et sur­pren­dra de belle fa­çon ses fans avec ce qua­trième al­bum, La mé­ca­nique de l’amour… un titre qui lui colle à la peau. « C’est un al­bum que j’ai at­ten­du long­temps. J’ai eu des mo­ments très s

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Mi­chelle Cou­dé-Lord MCLORD@JOURNALMTL.COM

C’est une des der­nières que j’ai com­po­sées. Cette chan­son me ra­mène au son de mon pre­mier disque alors que cette pièce est ma plus ré­cente. C’est avec cette chan­son que je me suis dit... voi­là c’est le titre de mon disque. La po­chette montre le re­gard in­tri­gant d’une femme… je vou­lais pré­sen­ter une femme qui veut plaire, en to­tal mode de sé­duc­tion, d’où le titre La mé­ca­nique de l’amour… qui est très ins­tinc­tive et qui se passe en nous. En pas­sant, cette femme, je ne la connais pas, elle vient d’une pho­to que nous avons ache­tée.

Vous avez tra­vaillé dif­fé­rem­ment pour cet al­bum?

D'abord, ce fut long. Je me suis beau­coup ques­tion­né au dé­but du pro­ces­sus de créa­tion. J’étais de­vant la page blanche. Donc, il m’a fal­lu em­ma­ga­si­ner beau­coup de mé­lo­dies et de mots.

Vous êtes-vous amu­sé à dé­cor­ti­quer le mot amour ?

Évi­dem­ment, on ne peut ja­mais voir l’amour d’un seul angle. Et je crois que l’ex­pli­ca­tion com­plète et fi­nale de l’amour, je ne la connais pas. Mais je risque quelques pro­po­si­tions. Au fait, la mé­ca­nique de l’amour m’est ve­nue toute seule et, ce texte, je l’ai écrit d’un seul trait… je me suis mis à jouer avec plu­sieurs mots... comme s’il y avait un four­nis­seur d’amour quelque part. En fait, c’est cet as­pect lu­dique d’écri­ture de chan­sons que je tente de pré­ser­ver.

Parle-moi de la chan­son

Zo­bi La mouche ?

C’est une re­prise de la chan­son d’un groupe fran­çais Les Né­gresses vertes. Ça ne me dé­range pas de faire des re­prises, mais à la condi­tion que je puisse me les ap­pro­prier et qu’elles puissent pas­ser par mon sys­tème, que je les fa­çonne comme si je les avais com­po­sées. C’est une condi­tion sine qua non pour que je fasse des re­prises si­non, ça ne vaut pas la peine. Je ne vou­drais ja­mais cal­quer une chan­son. Zo­bi la mouche est une pièce sor­tie en 1993 et je l’ai tou­jours trou­vée ex­tra­or­di­naire et ça s’adonne que des chan­sons ex­tra­or­di­naires, j’ai tou­jours le goût de les chan­ter quand elles me vont.

Vous re­mer­ciez votre tendre Jess à la fin de l’al­bum… Ste­fie Shock est en amour ?

Ça fait trois ans que je suis en amour avec Jess. Elle m’a of­fert ce ca­le­pin de notes dans le­quel j’ai écrit les chan­sons de cet al­bum. Il contient la so­lu­tion... car j’ai eu beau­coup de doutes au dé­but. Dès que j’ai re­çu ce ca­le­pin, sou­dai­ne­ment la page blanche de­vant moi est de­ve­nue moins épeu­rante. J’étais tel­le­ment an­gois­sé, je ne par­ve­nais pas à écrire. Mais Jess m’a ap­puyé et elle est pour beau­coup dans cet al­bum. Je re­mer­cie aus­si ma mère et mon père, dé­cé­dé en 2008.

C’est quoi donc La mé­ca­nique de l’al­bum ?

Je peux dire que je suis ex­trê­me­ment fier de cet al­bum… j’ai hâte que les gens l’en­tendent, j’ai les doigts qui me brûlent. Mon plus grand sou­hait est que les gens l’aiment, car je l’ai fait avec une très grande pas­sion. C’est l’al­bum dans le­quel je me

suis le plus im­pli­qué.

L’état de l’in­dus­trie de la mu­sique et des ventes de disques vous in­quiète ?

Bien sûr que je suis conscient de ce­la, mais j’es­saie de res­ter concen­tré sur ce que j’ai à faire.

Vous souf­frez d’an­xié­té et la chan­son

Kar­ma en parle..c’est im­por­tant pour vous de vous li­vrer de cette ma­nière ?

Cette ma­la­die fait par­tie de moi de­puis plus de 20 ans. Mais au­jourd’hui, tout est sous contrôle, mais ça ne veut pas dire que tout est par­ti. Au­jourd’hui, ça va, heu­reu­se­ment.

Vieillir vous dé­range ?

Oui, mais mes concerts sont tout aus­si éner­giques. Donc, ça va bien et je fais du sport. Et jouer sur scène me garde en forme. Je pense que je ne vou­drai ja­mais m’ar­rê­ter. Je me sou­haite de faire le tour du monde avec cet al­bum et je vou­drais tou­jours faire rayon­ner le fran­çais, même si je chante quelques chan­sons en an­glais sur cet al­bum.

Quelle dé­fi­ni­tion de l’amour vous avez ?

Je suis en­core à mes pre­miers bal­bu­tie­ments d’ex­pli­quer ce­la. C’est l’une des grandes ques­tions... qu’est-ce que l’amour... je ne le sais pas, mais ça en prend, je pense.

Et le bon­heur ?

Il y a tou­jours des pointes de bon­heur... dans une vie. C’est comme un gra­phique avec des courbes. Pour moi, le bon­heur est un état pas­sa­ger qui s’es­tompe, mais ce qui ne veut pas dire que nous sommes mal­heu­reux pour au­tant. Une chose est cer­taine, cet al­bum me rend très heu­reux.

Et la dé­fi­ni­tion de la vie ?

Au­cune idée... ça, c’est la mau­dite grande ques­tion et je ne veux pas ris­quer une hy­po­thèse.

Et la mé­ca­nique de l’amour…

Je pense que je vais à l’es­sen­tiel. Je peux me trom­per, mais je pense qu’il n’y a pas une note de trop et pas un mot de trop dans cet al­bum. C’est le sen­ti­ment que j’ai et j’es­père juste qu’il se­ra par­ta­gé. C’est ce­lui que j’ai tra­vaillé le plus en so­li­taire et que j’ai fi­gno­lé le plus. La mé­ca­nique de l’amour est dis­po­nible le 26 avril. Les fans re­trou­ve­ront le son unique de Ste­fie Shock.

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