NOU­VELLE COMEDIE RO­MAN­TIQUE

À Hol­ly­wood, cet en­droit où les co­mé­dies ro­man­tiques sont pri­vi­lé­giées pour les jeunes ingénues, il n’est pas sur­pre­nant que Kate Hud­son ne sache plus le nombre de fois où elle a por­té une robe de ma­riée.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Jim Slo­tek

« Je crois être ren­due à sept, a-t-elle cal­cu­lé, se re­mé­mo­rant ses ap­pa­ri­tions à l’écran. Ré­flé­chis­sons. À pro­pos d’Adam, Doc­teur T et les femmes, La guerre des ma­riées, Frères du dé­sert : est-ce que j’en ai por­té une dans ce­lui-là ? Dans La co­pine de mon ami, c’était une robe de de­moi­selle d’hon­neur. Il m’en manque beau­coup », s’est-elle ex­cla­mée, joyeu­se­ment exas­pé­rée d’ou­blier des mor­ceaux de sa propre fil­mo­gra­phie.

At­ten­dant pour bien­tôt son deuxième en­fant (le pre­mier avec son amou­reux bri­tan­nique, Mat­thew Bel­la­my, du groupe rock Muse), Kate Hud­son écarte d’em­blée ce trou de mé­moire qu’elle at­tri­bue à sa ma­ter­ni­té.

AMI­TIÉ OU AMOUR ?

Être si sou­vent une ma­riée rou­gis­sante ré­vèle son en­thou­siasme pour son rôle ju­teux de Bri­de­zilla dans la co­mé­die ro­man­tique dé­jan­tée in­ti­tu­lée Duo à trois. Ba­sé sur le ro­man à suc­cès d’Emi­ly Grif­fin, le film ra­conte l’histoire de Ra­chel (Gin­ni­fer Good­win de la sé­rie té­lé Big Love), une jeune femme tel­le­ment in­ti­mi­dée par sa meilleure amie Dar­cy, tou­jours avide d’at­ten­tion, per­met même à l’homme de sa vie de lui glis­ser entre les doigts au pro­fit de l’autre.

Beau­coup trop tard, au­tant Ra­chel que Dex (Co­lin Eg­gles­field) réa­lisent l’er­reur qu’ils ont faite. L’ami­tié avec un grand A et les conve­nances font en sorte que cette nou­velle idylle est vouée à l’échec, alors que Dar­cy se pa­vane en es­sayant des robes de ma­riées et en ava­lant du cham­pagne.

En ef­fet, même si Ra­chel est cen­sée être l’hé­roïne de Duo à trois, Dar­cy vole tel­le­ment la ve­dette de l’histoire ori­gi­nale qu’elle de­vien­dra l’hé­roïne du film sui­vant, Quelque chose de bleu

(note aux gens qui quittent dès le dé­but du gé­né­rique, une scène fi­nale met la table pour le pro­chain film).

« À ce mo­ment, je ne vou­lais pas vrai­ment tra­vailler, a dé­cla­ré l’ac­trice, qui a été ap­pro­chée par les pro­duc­trices Hilla­ry Swank et Mol­ly Smith (à leur dé­but en pro­duc­tion). Je suis pas­sée de Neuf à Ear­th­bound, puis je suis re­ve­nue à la mai­son, prête à y res­ter (avec son fils de sept ans, Ry­der, de son ma­riage avec Ch­ris Ro­bin­son, le chan­teur du groupe Black Crowes). Puis, Hilla­ry et Mol­ly sont ve­nues me voir et m’ont for­te­ment sug­gé­ré de lire le livre. Dar­cy m’ap­pa­rais­sait comme un per­son­nage tel­le­ment hi­la­rant, égo­cen­trique, c’était pour moi une chance de jouer. »

« Elle aime avoir du plai­sir, mais se­lon sa vo­lon­té. Elle est le genre de per­sonne qui, si les gens ne veulent pas al­ler où elle veut, bou­de­ra toute la soi­rée. Elle res­te­ra drôle, mais elle di­ra tout le temps à quel point ça au­rait été mieux d’al­ler à l’en­droit de son choix. C’est un dé­fi de choi­sir un per­son­nage qui a été créé pour être dé­tes­table. Ça au­rait été fa­cile de la créer comme la mé­chante, bien plus fa­cile pour Dex et Ra­chel. Heu­reu­se­ment, dans la sui- te, il se­ra pos­sible de re­ma­nier le per­son­nage. Dans Quelque chose de bleu, elle est en­ceinte et doit ré­ta­blir ce qu’elle est et qui elle est. In­dé­pen­dam­ment du fait qu’on ne sait plus qui est avec qui, il est dif­fi­cile de ne pas voir que le film traite de l’in­fi­dé­li­té. »

Peut-on par­don­ner un tel com­por­te­ment ?

« Je ne sais pas, laisse tom­ber Kate Hud­son. L’in­fi­dé­li­té, c’est une ques­tion per­son­nelle, je pense. Tout le monde a sa propre idée là­des­sus. En ce qui me concerne, je ne sais pas si je pour­rais être in­fi­dèle. »

Duo à trois

Kate Hud­son

PHO­TOS COURTOISIE

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.