Ca­si­no Jack

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

Wa­shing­ton, dé­but des an­nées 2000. Jack Abra­moff, lob­byiste ré­pu­bli­cain am­bi­tieux, très re­li­gieux et do­té d'un ego sur­di­men­sion­né, compte par­mi ses clients des po­li­ti­ciens in­fluents et de riches hommes d'af­faires. Avec l'aide d'un as­sis­tant peu scru­pu­leux, et la com­pli­ci­té de plu­sieurs ac­teurs de la scène po­li­tique, ce père de fa­mille juif, qui émaille ses pro­pos de ci­ta­tions ti­rées de films cé­lèbres, mul­ti­plie les tran­sac­tions dou­teuses au­près de gang­sters et d'au­toch­tones pro­prié­taires de ca­si­nos. Bien­tôt, ses fraudes, men­songes et stra­ta­gèmes piquent la cu­rio­si­té de ses en­ne­mis. Ain­si, alors qu'Abra­moff rêve de créer une école pri­vée pres­ti­gieuse ain­si qu'une fon­da­tion à son nom, l'étau se res­serre sur lui. Au point où les mé­dias le bap­tisent Ca­si­no Jack.

CE QU’ON EN PENSE

Cet ul­time long-mé­trage du dé­funt George Hi­cken­loo­per ( Por­trait d'une muse) brosse une pein­ture de mi­lieu ap­pli­quée, tein­tée d'iro­nie. Le scé­na­rio alam­bi­qué, à l'in­trigue touf­fue, met en évi­dence la com­plexi­té de la fraude com­mise par ce cri­mi­nel à cra­vate, même si l'au­teur cherche, par son ap­proche di­recte, à sim­pli­fier les codes de cet uni­vers plu­tôt opaque qu'il éclaire obli­que­ment. Ce­la dit, le ca­rac­tère pa­ra­doxal et énig­ma­tique de ce hé­ros, ad­mis à la Mai­son-Blanche, ami des gang­sters, forme l'élé­ment le plus sé­dui­sant de ce « bio­pic » au­tre­ment conven­tion­nel, dont la réus­site re­la­tive re­pose sur le jeu suave de Ke­vin Spa­cey, dans l'une de ses meilleures per­for­mances de­puis long­temps.

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