QUES­TIONS EN RA­FALE Á CHARLES LA FOR­TUNE

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Agnès Gau­det

Quelle est ta plus grande crainte concer­nant l’ani­ma­tion du ga­la Ar­tis ?

C’est comme jouer au golf. Quand ça part, je veux que la balle soit au mi­lieu de l’al­lée. Pas dans le bois. Je vais faire des in­ter­ven­tions courtes et pun­chées, un peu spi­ri­tuelles. Rien de trop long. On va par­tir avec ça, tran­quille­ment.

Quel se­ra ton plus grand ré­con­fort ?

Qu’au len­de­main du ga­la, on ne parle pas vrai­ment de moi, mais du ga­la. Je veux qu’on dise le ga­la Ar­tis ani­mé par Charles La­for­tune et non l’in­verse. J’ai­me­rais aus­si beau­coup qu’on re­vienne sur un mo­ment mé­mo­rable de la soi­rée, un gros stan­ding ova­tion. Je pense qu’il y en au­ra un.

À quel look doit-on s’at­tendre de toi ?

J’au­rai un look Mad Men (sé­rie amé­ri­caine qui se passe dans une chic agence de pu­bli­ci­té de New York dans les an­nées 60). Nous se­rons dans un vieux théâtre, il est de cir­cons­tance d’avoir un style gla­mour. J’ai bien ai­mé le style de Hugh Ja­ck­man qui a ani­mé les Os­cars, il y a quelques an­nées.

De quel ani­ma­teur t’ins­pires-tu ?

Ma grande ins­pi­ra­tion est Jim­my Fal­lon ( Late

Night show). Il peut être de bonne hu­meur, sym­pa­thique et « chien » de bon goût. Aux Em­my Awards, il pas­sait d’un ton émo­tif à drôle. Je ne suis pas là pour faire de l’éditorial.

Jim­my Fal­lon t’a fait par­ve­nir ses conseils dans le cadre de l’émis­sion En

Route vers le ga­la Ar­tis, ani­mé par Herby Mo­reau. De quoi était-il ques­tion ?

Il m’a dit : « N’écoute per­sonne » et « Cette soi­rée-là pour­ra faire ou dé­faire le reste de ta car­rière » ( make or break the rest of your ca­reer). C’est très en­cou­ra­geant ! Dans le fond, je sais qu’il plai­sante. J’ai l’agréable im­pres­sion d’avoir un abon­ne­ment à vie avec les gens.

Il y a, par­mi les nom­més, 14 nou­velles no­mi­na­tions à vie. Qu’est-ce que ça change pour toi ?

C’est très plai­sant. On sent qu’il y a un chan­ge­ment de garde. Il y a beau­coup de nou­veaux ve­nus au ga­la. Ils vont être fé­briles. Avec deux son­dages, ça éga­lise les chances entre dif­fé­rents ré­seaux.

Et si les re­mer­cie­ments sont trop longs ?

Pas ques­tion d’aver­tir à l’avance, de faire des peurs aux ga­gnants avec ça. On va sim­ple­ment l’in­di­quer sur le promp­teur. Je n’aime pas qu’on com­mence un ga­la en fai­sant la le­çon au monde. Quand les gens gagnent, ils sont tel­le­ment sur un high. Ils ne voient plus clair, ils ont des fris­sons. Ils ou­blient tout. Un ga­la du pu­blic, c’est de l’amour pur. Tu le prends et c’est tout.

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