Père et fils sur un pla­teau d’ar­gent!

« J’ai tou­jours ché­ri le mo­ment où je pour­rais faire une émis­sion de té­lé avec Ra­phaël. Je ne pen­sais pas que ça ar­ri­ve­rait si vite, mais je suis bien content de l’ex­pé­rience. »

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Serge DROUIN

De­puis quelques se­maines, Zeste met à l’an­tenne L’ef­fet Vé­zi­na : de père en chef, une sé­rie cu­li­naire dans la­quelle Da­niel Vé­zi­na et son fils, Ra­phaël, livrent leurs re­cettes, font dé­cou­vrir et évo­luer les plats de base de notre cui­sine. C’est la pre­mière fois au Qué­bec qu’une chaîne té­lé réunit un père et son fils, chefs de sur­croît.

Vé­zi­na père n’a pas ac­cep­té d’em­blée la pro­po­si­tion de Zeste. « Quand on nous a pro­po­sé ce pro­jet, j’étais plus ou moins d’ac­cord. Je trou­vais que c’était vite. Ra­phaël n’a que 22 ans et est chef de­puis peu à notre res­tau­rant de Montréal. En y pen­sant, ce­pen­dant, je me suis dit que Ra­phaël a gran­di dans une cui­sine et les stu­dios de té­lé. Il est très à l’aise dans ces deux élé­ments. Nous avons fi­na­le­ment ac­cep­té », ra­conte Da­niel Vé­zi­na.

PAS DE FRIC­TION À LA TÉ­LÉ

À ce jour, les Vé­zi­na père et fils ne se sont pas trop dis­pu­tés de­vant les ca­mé­ras de té­lé. « Pour tout dire, il y a de franches dis­cus­sions qui peuvent du­rer jus­qu’à 30 mi­nutes entre Ra­phaël et moi. L’équipe de tour­nage est par­fois sur­prise de nous en­tendre. C’est cer­tain qu’on ne montre pas tout ça à la té­lé. On ne fait pas une té­lé­réa­li­té. Le ton se veut friend­ly », dit Vé­zi­na père. « Da­niel et moi, on est ha­bi­tués d’ar­gu­men­ter », pré­cise le fils.

L’ef­fet Vé­zi­na montre, par contre, les mo­ments de ré­con­ci­lia­tion du père et du fils. « Il faut deux heures et de­mie pour en­re­gis­trer une émis­sion de trente mi­nutes. Ça ne peut pas tou­jours al­ler mal ou bien », dit le pa­ter­nel, qui sou­haite ap­prendre à fis­ton à équi­li­brer et tra­vailler la dy­na­mique de créa­tion d’un plat plu­tôt que de s’en te­nir aux tech­niques mo­lé­cu­laires.

Vé­zi­na fils n’aime pas tel­le­ment qu’on uti­lise le terme mo­lé­cu­laire en cui­sine. « Ça ne veut plus rien dire. Tout est mo­lé­cu­laire. Moi, j’aime mieux par­ler d’une cui­sine clas­sique re­vi­si­tée », ex­plique Ra­phaël Vé­zi­na.

Pour le jeune cuis­tot, la cui­sine d’au­jourd’hui est beau­coup plus lé­gère que celle d’au­tre­fois. « Avant, on cui­si­nait gras et riche. En cui­si­nant lé­ger, c’est meilleur à tous les ni­veaux : pour le goût, la san­té... »

UNE PRE­MIÈRE

Ra­phaël Vé­zi­na en est à ses pre­mières armes à la té­lé. Il aime bien le mé­dium. « Au dé­but, j’avais des ap­pré­hen­sions, mais tout se passe bien », note-t-il. Il ai­me­rait être d’une deuxième sai­son à L’ef­fet Vé­zi­na, mais ne sait pas ce qu’en dé­ci­de­ra Zeste.

Pour ac­qué­rir de nou­velles connais­sances en cui­sine, Ra­phaël Vé­zi­na n’hé­si­te­rait pas à ef­fec­tuer des stages ou études en Es­pagne, au Por­tu­gal, en Aus­tra­lie et pour­quoi pas en Asie. Et quoi qu’on en pense, les États-Unis ont aus­si leur lot de bons res­tau­rants. « Aux États-Unis, les gens se nour­rissent très bien ou très mal », conclut le jeune homme.

√ L’ef­fet Vé­zi­na : de père en chef, lun­di, à 20 h, à Zeste.

DA­NIEL ET RA­PHAËL VÉ­ZI­NA

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