Les Fran­çais, fous de William et Kate

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION -

À Pa­ris, de­puis des se­maines, il n’y en a que pour le prince William et Ca­the­rine Midd­le­ton, son épouse de­puis hier ma­tin. Quand on fait du lèche-vi­trine, quand on achète les jour­naux et les ma­ga­zines, qu’on écoute la ra­dio ou re­garde la té­lé­vi­sion, on ju­re­rait que William et Kate sont les fu­turs mo­narques de la France et non pas de l’An­gle­terre.

À consta­ter l’om­ni­pré­sence du couple et l’in­té­rêt qu’a sou­le­vé leur ma­riage à Pa­ris et dans toute la France, c’est évident que les Fran­çais sont de grands nos­tal­giques de la mo­nar­chie. Cer­tains ma­ga­zines l’ont com­pris de­puis long­temps qui, comme Pa­ris-Match, ne manquent ja­mais une oc­ca­sion de faire leur fron­tis­pice avec un prince ou une prin­cesse.

De­puis plus d’une se­maine, chaque té­lé­jour­nal des grandes chaînes fran­çaises pré­sen­tait au moins un to­po sur le ma­riage prin­cier.

LE RI­CHARD GAR­NEAU DE TF1

L’apo­théose, c’était hier. À TF1, l’équi­valent de TVA, dès 9 h 30 ven­dre­di, on pré­sen­tait Les cou­lisses du ma­riage de William et Kate et à comp­ter de 10 h 20, en di­rect de Londres, les noces royales jus­qu’à 14 h 45. Plus de cinq heures de té­lé ! Comme ani­ma­teur, TF1 avait choi­si Jean-Claude Nar­cy, un jour­na­liste ani­ma­teur de 73 ans qui fait de la té­lé de­puis plus d’un de­mi-siècle. Cet homme qui est aux grands évé­ne­ments ce que Ri­chard Gar­neau est chez nous aux Olym­piques, a jus­qu’à main­te­nant pré­sen­té 6 000 té­lé­jour­naux, com­men­té sept ma­riages royaux, sans par­ler des fu­né­railles de per­son­na­li­tés comme François Mit­ter­rand, l’ab­bé Pierre, la prin­cesse Dia­na, mère Te­re­sa et plu­sieurs autres. Pour être en me­sure de bien com­men­ter le ma­riage de William et Kate, Nar­cy avait pas­sé plu­sieurs jours en An­gle­terre et vi­si­té jus­qu’aux écu­ries royales !

Même si c’était écrit dans le ciel que TF1 al­lait re­cueillir la plus grosse au­dience, France 2, l’équi­valent de Ra­dio-Ca­na­da, ne vou­lait pas être en reste. C’est la belle Ma­rie Dru­cker, la nièce de Mi­chel, qu’on avait dé­pê­chée à Londres en com­pa­gnie de l’iné­nar­rable Sté­phane Berne. Ce­lui-ci, on le sait, est un ma­niaque de toutes les têtes cou­ron­nées. Nul autre que Karl La­ger­feld les ac­com­pa­gnait pour com­men­ter les vê­te­ments por­tés par les prin­ci­paux in­vi­tés.

À France 2, on a com­men­cé la dif­fu­sion en di­rect à 9 h 15 pour la pour­suivre sans in­ter­rup­tion jus­qu’à 13 h 45.

POUR FI­NIR : UN MAU­VAIS FILM

N’al­lez pas croire que les mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs fran­çais n’avaient le choix qu’entre ces deux chaînes. En plus, à comp­ter de 10 h 30, ils pou­vaient syn­to­ni­ser M6 où c’est la jo­lie Na­tha­lie Re- noux, en­tou­rée de plu­sieurs chroniqueurs et ana­lystes, qui pré­sen­tait le ma­riage royal. Ils étaient en ondes jus­qu’à 15 h 35, alors qu’on pré­sen­tait le film de long mé­trage William & Kate du réa­li­sa­teur amé­ri­cain Mark Ros­man. Le film, que je n’ai pas vu, re­crée l’idylle prin­cière avec deux ac­teurs qua­si in­con­nus : Ca­mil­la Lud­ding­ton et Ni­co Evers-Swin­dell. On dit que c’est le plus mau­vais film ja- mais réa­li­sé sur un couple royal !

Et pour fi­nir la jour­née, quel était, vous croyez, le su­jet prin­ci­pal de tous les té­lé­jour­naux du soir ? En­core une fois, le ma­riage de William et Kate !

Se­lon les pré­vi­sions, 47 % des Bri­tan­niques comp­taient re­gar­der le ma­riage à la té­lé. Je suis cer­tain que les Fran­çais ont été aus­si nom­breux, si­non plus, à faire la même chose !

Le ma­riage de William et Kate pas­sionne les Fran­çais.

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