L’AC­TUA­LI­TÉ AU­TRE­MENT

Le Journal de Quebec - Weekend - - FACE-À-FACE - Serge DROUIN Le Jour­nal de Qué­bec

Elle vient du monde de la ra­dio et lui du droit et de la po­li­tique. Ca­ro­line Proulx et Sté­phane Gen­dron sont réunis cette sai­son et animent Face-à-face, l’émis­sion de dé­bats et d’opi­nion de V.

Si l’émis­sion pro­pose des dis­cus­sions sur l’ac­tua­li­té, elle aborde aus­si des thèmes plus gé­né­raux comme le droit de mou­rir dans la di­gni­té, de faire des en­fants... L’émis­sion a aus­si son vo­let « ras-le-bol », des mo­ments où les co-ani­ma­teurs ré­vèlent ce qu’ils ne peuvent plus sup­por­ter.

C’est à la fin de l’été que V té­lé a of­fert ce concept à son duo d’ani­ma­teurs. Pour la pre­mière fois de sa car­rière, Ca­ro­line Proulx tra­vaille en duo avec un homme. « Le seul gars avec qui j’avais tra­vaillé au­pa­ra­vant, c’était mon oncle Gilles à la ra­dio. J’étais re­cher­chiste. J’ai tou­jours eu un pré­ju­gé fa­vo­rable à l’égard de Sté­phane Gen­dron. Je trouve que c’est un homme haut en cou­leur, in­tel­ligent. J’aime tra­vailler avec un homme. Je trouve que votre fa­çon de tra­vailler, d’opé­rer ou de ré­gler des conflits est tout à fait dif­fé­rente de celle d’une femme », dit Ca­ro­line Proulx.

GRÂCE À GA­ROU

Ca­ro­line Proulx a connu une longue car­rière en ra­dio avant de tra­vailler dans les re­la­tions pu­bliques pen­dant 10 ans. C’est grâce à Ga­rou si elle est ar­ri­vée à la té­lé. « Il a sug­gé­ré mon nom à la pro­duc­trice Do­mi­nique Cha­loult lors­qu’elle lui a de­man­dé qui il ver­rait en rem­pla­ce­ment de An­neMa­rie Whi­ten­shaw et Re­née-claude Bra­zeau qui quit­taient les Lionnes », se rap­pelle l’ani­ma­trice.

Ani­ma­trice aux Lionnes pen­dant cinq ans, Ca­ro­line Proulx a connu par la suite une pé­riode de pur­ga­toire. « J’ai aus­si vo­lon­tai­re­ment le­vé le pied. Par la suite, Ma­rio Du­mont m’a ap­pro­chée pour com­men­ter l’ac­tua­li­té à son émis­sion. D’abord une fois par se­maine puis trois fois... Et V m’a pro­po­sé Face-à-face. » Ca­ro­line Proulx re­grette qu’il n’y ait pas as­sez de femmes dans l’uni­vers des af­faires pu­bliques dans nos mé­dias. « C’est peut-être un sec­teur qui les in­té­resse moins. Pour­tant, il y a plein de su­jets qui de­vraient les tou­cher. »

L’IN­FLUENCE DE GILLES PROULX

Sté­phane Gen­dron, pour sa part, n’a plus le goût « d’al­ler dans le show ex­trême et de dé­chi­rer (sa) che­mise sur la place pu­blique. Ça ne (l)’in­té­resse plus ». L’ani­ma­teur et tou­jours maire de Hun­ting­ton ne le cache pas : Gilles Proulx — l’oncle de sa co-ani­ma­trice — a tou­jours été un mo­dèle pour lui, une ins­pi­ra­tion. Il est heu­reux de tra­vailler avec Ca­ro­line Proulx. « Elle m’avait don­né une chance aux Lionnes quand j’avais tout per­du. Puis, j’ai été dé­bat­teur avec elle en fin de soi­rée à TQS. Je sa­vais qu’il n’y avait pas d’in­quié­tudes à avoir avec elle. C’est dif­fé­rent de tra­vailler avec une fille. Je trouve qu’elle ap­porte une sen­si­bi­li­té dif­fé­rente; des su­jets que je ne trai­te­rais pas si j’étais avec un gars. Ce ma­tin, en exemple, on par­lait d’im­plants mam­maires. Je ne sais pas si, avec un gars, on au­rait par­ler de ça », no­tet-il. S’il s’est cal­mé un peu, Sté­phane Gen­dron le doit à Gil­dor Roy. « Quand j’ai tra­vaillé avec lui, au Show du ma­tin, il m’a don­né de très bons conseils. Je l’ai écou­té. Gil­dor est un gars fiable et j’ai bien fait de l’écou­ter. » Sté­phane Gen­dron se­ra maire d’hun­ting­ton jus­qu’en 2013. Par la suite, il ne sait pas. « Je crois que j’ai fait le tour. J’ai été du cô­té du PQ, de L’ADQ. Pré­sen­te­ment, Jean Cha­rest me plaît même si ce n’est pas po­pu­laire de dire ça et si nous avons eu nos dif­fé­rends. On ver­ra », ter­mine-t-il.

√ Face-à-face, en se­maine, 10 h, à V.

PHO­TO COURTOISIE

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.