UN CA­DEAU DU CIEL

« Je me suis per­mis un verre de cham­pagne… » , lance en sou­riant Éric La­pointe lorsque le Jour­nal lui a de­man­dé comment il avait cé­lé­bré sa belle vic­toire au der­nier ga­la de L’ADISQ.

Le Journal de Quebec - Weekend - - ÉRIC LAPOINTE - Pierre O. Na­deau PIERRE.NA­DEAU@JOUR­NAL­DE­QUE­BEC.COM

« J’ai cal­cu­lé que j’ai re­çu 14 tro­phées en 18 ans de car­rière, mais ce­lui-là, je le consi­dère comme un vrai ca­deau du ciel », lance avec émo­tion le chan­teur, réi­té­rant qu’il ne s’at­ten­dait pas du tout à se voir re­mettre le prix de l’in­ter­prète mas­cu­lin de l’an­née.

« J’étais tel­le­ment ému, je n’y croyais pas. » Et, lors­qu’on lui de­mande s’il a bien dor­mi la nuit sui­vante, il ré­pond avec son ton es­piègle: « Pas vrai­ment, mais c’est plus parce que le pe­tit fait ses dents. »

Plus sé­rieu­se­ment, il di­ra: « Re­ce­voir un tel prix du pu­blic, ça donne un sens au mé­tier que je fais, ça me touche tel­le­ment parce le pu­blic re­pré­sente tel­le­ment pour moi. Je vis pour la scène. Je ne crois pas au grand bon­heur qui dure, je crois plu­tôt aux pe­tits mo­ments de bon­heur, aux fris­sons de bon­heur, et c’est ce que me pro­cure le contact avec le pu­blic. »

LA SCÈNE COMME THÉ­RA­PIE

Il ajoute: « La scène, c’est ma thé­ra­pie. C’est même da­van­tage. Quand je suis plu­sieurs jours sans don­ner de spec­tacles, je me sens comme un lion en cage. Je dé­prime. Je suis un éter­nel in­sé­cure qui se de­mande tout le temps si le pu­blic se­ra en­core au ren­dez-vous. Der­niè­re­ment, j’ai eu une mau­vaise passe; je ja­sais avec Guy A. Le­page, qui m’a dit: “Toi, t’es fait pour être sur une scène sept soirs par se­maine.” » Je crois qu’il n’avait pas tout à fait tort. »

Pour­tant, au fil de l’en­tre­vue, on per­çoit un Éric La­pointe af­fi­chant un réel bon­heur.

« J’ai eu une an­née ex­cep­tion­nelle. La ré­cep­tion du pu­blic à mon der­nier al­bum ( Le ciel de mes com­bats) a été fan- tas­tique. J’ai fait les Plaines avec un big

band, j’ai fait un concert avec L’OSM (im­mor­ta­li­sé sur un al­bum lan­cé cette se­maine), j’ai ga­gné ce Fé­lix tel­le­ment pré­cieux à mes yeux, le pu­blic est tou­jours là, et il y a ce nou­veau show qui est une vraie ma­chine de guerre », lance avec en­thou­siasme le chan­teur qui fe­ra sa ren­trée mont­réa­laise le 24 no­vembre, pre­nant soin d’ajou­ter sur le même élan d’en­thou­siasme: « Qu’est-ce qu’un gars peut de­man­der de plus? »

SON COEUR D’EN­FANT

Et, bien sûr, il y a eu l’ar­ri­vée du pe­tit Ch­ris­tophe-ar­thur, qui comble de bon­heur ce­lui qui se­ra bien­tôt pa­pa pour la deuxième fois. « Les en­fants, c’est tel­le­ment ins­pi­rant. À tra­vers ses yeux, je re­dé­couvre le monde à chaque ma­tin. Ça me re­donne mon coeur d’en­fant, moi qui ai conser­vé mon coeur d’ado­les­cent », ajoute-t-il en riant.

« Au dé­but, je l’em­me­nais avec moi en tour­née, mais je me suis vite ren­du compte que sa place était da­van­tage dans son lit à la mai­son. Mais, plus tard, je compte bien traî­ner mes en­fants avec moi. »

PAS DE PAR­TY CETTE AN­NÉE

Pre­nant très au sé­rieux son nou­veau rôle de père, Éric La­pointe a dé­ci­dé de cé­lé­brer une bonne par­tie du temps des Fêtes à la mai­son, « ce que je n’ai pas fait de­puis 11 ans », dit-il pour ex­pli­quer qu’il n’y au­ra pas de Par­ty de Noël à La­pointe cette an­née, comme on l’ap­pre­nait cette se­maine.

En re­vanche, il crée­ra un nou­veau par­ty au so­leil, en fé­vrier, aux îles Tur­quoises, en fai­sant pro­fi­ter à un groupe de voya­geurs d’une sé­rie de spec­tacles qui réuni­ront no­tam­ment son frère Hu­go, Jo­nas, les Porn Flakes et Mar­tin Fon­taine Il s’est gar­dé la der­nière soi­rée pour son show sur le bord de la plage.

ÉRIC LA­POINTE

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