TROI­SIÈME AL­BUM DE COR­NE­LIU

MON­TRÉAL | Cor­ne­liu lance son troi­sième al­bum in­ti­tu­lé In­fluences. Il y chante une belle sé­lec­tion de re­prises, ses coups de coeur, en fran­çais, en an­glais, en es­pa­gnol et en ita­lien.

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - Agnès Gau­det Agence QMI

Il y a long­temps que Cor­ne­liu rê­vait de cet al­bum. Il at­ten­dait le bon mo­ment et la bonne équipe. Ayant eu l’op­por­tu­ni­té de tra­vailler avec le réa­li­sa­teur et chef d’or­chestre Guy St-onge, il a sau­té sur l’oc­ca­sion. En­semble, ils ont choi­si les pièces, par­mi ses pré­fé­rées de tou­jours. Ils sont al­lés à contre-cou­rant sans te­nir compte de la langue.

On re­trouve donc des titres aus­si po­pu­laires que Crying de Roy Or­be­son, The First Time Ever I Saw Your Face en­re­gis­trée par une pléiade d’ar­tistes, dont El­vis Pres­ley et George Mi­chael, et La Quête de Jacques Brel.

« Ce sont des re­prises, mais on les a faites à notre ma­nière, de fa­çon plus per­son­nelle, dé­clare l’ex-aca­dé­mi­cien. On ne vou­lait pas un al­bum de ka­rao­ké. »

LA CHAN­SON DU COUPLE

D'autres, un peu moins connues, telle An­gels, sont aus­si au me­nu. Celle-là en par­ti­cu­lier parce qu’elle est de­ve­nue la chan­son du couple Cor­ne­liu/meg­gie La­ga­cé, qui s’est for­mé lors de Star

Aca­dé­mie 2004 et dure de­puis ce temps. « On avait en­ten­du cette chan­son, lors d’un voyage aux Îles Tur­quoises, alors qu’on était à bord d’un ca­ta­ma­ran et on avait ado­ré, ra­conte Cor­ne­liu. Deux jours plus tard, on est re­ve­nu au ca­ta­ma­ran en es­pé­rant en­tendre la chan­son de nou­veau et ç’a été le cas. On a ap­pris que c’était une chan­son de Rob­bie Williams. »

An­gels, sur la­quelle Meg­gie chante en duo avec Cor­ne­liu, est le pre­mier ex­trait de l’al­bum et elle a com­men­cé à jouer sur les ra­dios en ré­gion.

Meg­gie, qui tra­vaille dans le do­maine du dou­blage en ce mo­ment, se­conde Cor­ne­liu dans sa car­rière. Elle était au­près de lui, tout au long de la pro­duc­tion d’in­fluences. Elle a même écrit les pa­roles d’une chan­son pour Cor­ne­liu, Quai de gare, sa pre­mière ex­pé­rience du genre.

HOM­MAGE À SES PA­RENTS

Avec cet al­bum, Cor­ne­liu rend d’une cer­taine fa­çon hom­mage à ses pa­rents, qu’il re­mer­cie pour leur amour in­con­di­tion­nel. Dès qu’on ouvre le livret de sa po­chette d’al­bum, on dé­couvre un mot du chan­teur qui ex­plique pour­quoi la chan­son Crying lui rap­pelle son en­fance en Rou­ma­nie. Il ex­plique d’ailleurs le pour­quoi de chaque chan­son.

« À l’époque, le com­mu­nisme ne per­met­tait pas la mu­sique étran­gère, ex­plique-t-il. Les gens étaient for­cés de se la pro­cu­rer sur le mar­ché noir. Mes pa­rents écou­taient la mu­sique de toutes les époques, in­cluant celle de Roy Or­bi­son (...)

« J’ai d’ailleurs vé­cu des mo­ments très tou­chants avec mon père lors de l’en­re­gis­tre­ment de l’al­bum, ra­conte le chan­teur. Quand j’ha­bi­tais avec mes pa­rents aux États-unis, mon père était très scep­tique concer­nant ma car­rière. Il es­pé­rait que je fasse un mé­tier qui offre une meilleure ga­ran­tie fi­nan­cière.

« Un jour, au stu­dio de Guy St-onge, il est ve­nu des États-unis pour me sur­prendre. Je fai­sais des vo­ca­lises quand il est ap­pa­ru.

« Il a été très tou­ché de voir le tra­vail qu’on fai­sait. Il m’a dit que c’était re­mar­quable et il m’a en­cou­ra­gé à conti­nuer. J’étais tou­ché aus­si. »

Pour ses pa­rents, qui ha­bitent les États-unis de­puis 1996, dont son père Va­si­li­ca, pro­gram­meur ana­lyste y ayant ob­te­nu un poste, Cor­ne­liu a aus­si en­re­gis­tré la chan­son No more bo­le­ros, une chan­son des an­nées 80 qu’ils adorent.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.