UN DUO TOU­CHANT AVEC DOL­LY PAR­TON

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Agnès Gau­det Agence QMI

MON­TRÉAL | Sur ce nou­vel al­bum, il y a vrai­ment de tout pour plaire, dont le fa­meux duo qu’isa­belle a en­re­gis­tré avec la reine du coun­try amé­ri­cain Dol­ly Par­ton.

Les voix d’isa­belle et de Dol­ly Par­ton réunies, c’est du bon­bon. Sur Les

grands es­paces, elles re­prennent en­semble en duo la pièce True Blue, un suc­cès de la ve­dette amé­ri­caine. La chan­son qui ra­conte l’amour d’une femme pour l’homme de sa vie, est tou­chante. L’en­re­gis­tre­ment l’avait été tout au­tant.

« Quand je l’ai en­ten­du chan­ter sur ma voix, je n’étais pas émue, mais ébran­lée, se sou­vient Isa­belle. Ma grand-mère Bou­lay re­gar­dait peu la té­lé­vi­sion. Elle l’ou­vrait seule­ment pour écou­ter le pape et… Dol­ly Par­ton. Me re­trou­ver avec elle en stu­dio, je n’en re­ve­nais juste pas. Il y a des mo­ments dans la vie où on me­sure le che­min par­cou­ru. C’en était un.

Me re­trou­ver avec cette grande dame-là, m’a beau­coup im­pres­sion­né. Cette femme est spec­ta­cu­laire, mais aus­si très spi­ri­tuelle. Elle pos­sède une in­tel­li­gence de la vie. »

DE WILLIE À MU­RAT

Les grands es­paces comptent cinq pièces en an­glais, dont quatre re­prises, y com­pris True Blue avec Dol­ly Par­ton, Sum­mer wine qu’elle chante en duo avec Ben­ja­min Bio­lay et At

last, po­pu­la­ri­sée par Etha James. « On avait en­re­gis­tré cette pièce pour se dé­tendre et s’amu­ser, ra­conte Isa­belle, dans un seul souffle, mais je ne vou­lais pas la mettre sur l’al­bum, par pu­deur, parce qu’elle n’était pas par­faite. Mais Ben­ja­min (Bio­lay) a beau­coup in­sis­té. Il l’a fait écou­ter à Pas­cal Nègre, le pa­tron de ma com­pa­gnie de disques, Uni­ver­sal, et même à son ex-belle-mère, Ca­the­rine De­neuve, qui étaient d’ac­cord avec lui. Alors, j’ai cé­dé. »

Isa­belle a aus­si en­re­gis­tré Par­tir au loin, une chan­son ori­gi­nale de Mi­chel Ri­vard (et Ève Dé­ziel) qui lui avait don­né le suc­cès Entre Ma­tane et Bâ­ton rouge. Elle a re­pris un suc­cès de Fran­çoise Har­dy, Où

va la chance, ce­lui de Ju­lien Clerc, Souf­frir par toi n’est pas souf­frir, et ce­lui de Willie

La­mothe Mille après mille. Elle a aus­si en­re­gis­tré une pièce ori­gi­nale de Ben­ja­min Bio­lay, Vou­lez-vous l’amour, ain­si que Amour aime aus­si nous voir tom­ber, de l’au­teur-com­po­si­teur fran­çais Jean-louis Mu­rat (Ber­gheaud).

Ce der­nier qui se tient loin des grands centres dans ses mon­tagnes en Au­vergne, lui a d’ailleurs si­gni­fié sa sa­tis­fac­tion, après avoir en­ten­du la chan­son.

POUR LES HOMMES

La chan­teuse re­prend éga­le­ment Jo­lie Louise de Da­niel La­nois, une pièce que son père, dé­cé­dé en 1994, ai­mait par­ti­cu­liè­re­ment.

« Après son ac­ci­dent de la route en 1980, et neuf mois aux soins in­ten­sifs, mon père qui souf­frait dé­jà d’in­suf­fi­sance car­diaque et pul­mo­naire, était par­ti vivre en fo­rêt, ra­conte Isa­belle. Il s’était re­ti­ré de la vie conven­tion­nelle. Il avait le cou­rant par gé­né­ra­trice, et il écou­tait beau­coup la ra­dio de Ra­dio-ca­na­da. Un jour, il m’avait de­man­dé de lui ache­ter une cas­sette de ce gars qui chan­tait Jo­lie Louise. Il l’écou­tait beau­coup.

Des gars, comme le per­son­nage de la chan­son, j’en ai connu beau­coup, de pour­suivre la chan­teuse. Ils ar­rê­taient à notre res­tau­rant fa­mi­lial (avant l’ac­ci­dent), comme à un re­fuge, quand ils re­ve­naient du chan­tier, après trois ou quatre mois d’ou­vrage. Je l’ai en­re­gis­tré pour mon père et pour tous les hommes qui tra­vaillent fort à la Baie James et ailleurs. C’est la réa­li­té de beau­coup d’hommes de mon vil­lage, et ça le se­ra en­core plus avec le plan d’ex­ploi­ta­tion du Grand Nord. » √ L’al­bum Les grands es­paces sort au Qué­bec le 8 no­vembre. Il y au­ra deux ver­sions, dont une en édi­tion li­mi­tée qui compte trois pièces sup­plé­men­taires.

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