Twi­light: Bel­la face à son des­tin

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Ke­vin William­son Agence QMI

LOS AN­GELES | Et vous qui pen­siez qu’une créa­ture de l’es­pace jaillis­sant de la poi­trine de John Hurt dans le film Alien – le 8e pas­sa­ger re­pré­sen­tait une nais­sance dif­fi­cile. Dans la sa­ga Twi­light : Ré­vé­la­tion – Par­tie 1, l’ado­les­cente Bel­la Swan (Kris­ten Ste­wart) ma­rie l’homme de ses rêves, le vam­pire Ed­ward Cul­len (Ro­bert Pat­tin­son), perd sa vir­gi­ni­té, se re­trouve en­ceinte et est confron­tée au fait que ce qui gran­dit en elle au­ra les yeux – et les dents – de son père.

« Cette pre­mière par­tie réunit plu­sieurs ja­lons im­por­tants de l’his­toire en un seul film, ex­plique Ste­wart. C’est comme si j’étais ame­née à vivre 10 ou 15 ans en l’es­pace de 4 ou 5 ans en rai­son des “élé­ments im­po­sés” qui ac­cé­lèrent tout ce qui se passe. »

Ces « élé­ments im­po­sés » sont en fait les vam­pires et les loups-ga­rous. (Et de ma­nière pré­vi­sible, le per­son­nage de Tay­lor Laut­ner, le loup-ga­rou Ja­cob, est plus ou moins chaud à l’idée que la pro­gé­ni­ture de Bel­la puisse pré­fé­rer le sang au lait ma­ter­nel.)

RE­LA­TION HORS ÉCRAN

En de­hors du grand écran, sans in­tru­sion sur­na­tu­relle, Ste­wart et Pat­tin­son ont ce­pen­dant lais­sé ve­nir les choses beau­coup plus len­te­ment. Leur re­la­tion – qui fait cou­ler au­tant d’encre que les films eux-mêmes – est un su­jet que les deux amou­reux ont ten­té de contour­ner de­puis qu’ils ont com­men­cé à se fré­quen­ter, il y a main­te­nant deux ans.

Le réa­li­sa­teur de La sa­ga Twi­light : Ré­vé­la­tion – Par­tie 1, Bill Con­don ( Dream­girls, Kin­sey), n’est tou­te­fois pas aus­si éva­sif.

« Ces deux-là, c’est fou à quel point ils sont proches, a-t-il dé­cla­ré. C’est mer­veilleux. J’ai l’im­pres­sion que puis­qu’ils sont aus­si dé­ten­dus, ce­la a ajou­té quelque chose au film. Sur­tout que c’est la par­tie où ils sont en­semble et que ça, ils n’ont pas eu be­soin de le jouer. »

Le réa­li­sa­teur de­meure très en­thou­siaste, même si, pen­dant le tour­nage des scènes d’amour de La sa­ga Twi­light : Ré­vé­la­tion – Par­tie 1, Ste­wart et Pat­tin­son se se­raient ap­pa­rem­ment un peu trop rap­pro­chés : les cen­seurs hol­ly­woo­diens sont pas­sés près de flan­quer des res­tric­tions au film, ce qui a for­cé Con­don à cou­per cer­taines scè- nes à ca­rac­tère sexuel. « Puisque le fait de cen­su­rer un film est un exer­cice sub­jec­tif, ils ont été for­cés de suivre des lignes di­rec­trices très cli­niques », ex­plique-t-il. « Je dé­teste de­voir être cli­nique, mais il y a ces prin­cipes à res­pec­ter. Ain­si, tout ce qui sug­gé­rait un rap­port sexuel était ré­pré­hen­sible – pour évi­ter que les gens ne soient trop ex­ci­tés. Mais nous n’avons ja­mais été ex­pli­cites. D’ailleurs, la pre­mière ver­sion du film n’est pas très dif­fé­rente de celle qui se­ra à l’af­fiche. Sauf que tout mou­ve­ment qui pou­vait sug­gé­rer l’acte, voi­là ce à quoi ils se sont op­po­sés. Je crois que puisque c’est Twi­light, ils ont aus­si te­nu à être plus mé­ti­cu­leux avec nous. »

DE TWI­LIGHT À BLANCHE-NEIGE

Et il confirme la dé­cla­ra­tion de Pat­tin­son vou­lant que ce soit l’en­thou­siasme de Ste­wart qui ait po­sé pro­blème.

« Bien, je crois que c’est vrai, avoue-t-il. Elle s’est vrai­ment lais­sée al­ler à son per­son­nage. » Ce­la dit, ces jours-ci, du moins pro­fes­sion­nel­le­ment, Ste­wart se consacre en­tiè­re­ment à autre chose. Elle est pré­sen­te­ment en plein tour­nage de Blan­cheNeige et le chas­seur, film épique et fan­tas­tique qui met éga­le­ment en ve­dette Char­lize The­ron et Ch­ris Hem­sworth. « C’est plu­tôt bi­zarre d'être ici en ce mo­ment, pour être hon­nête, parce que je suis vrai­ment im­pli­quée dans ce nou­veau pro­jet », af­firme-t-elle à pro­pos de cette nou­velle ver­sion du conte de fées qui se­ra en salle dès l’été pro­chain. Et comment se dé­brouille Blanche-neige com­pa­rée à Bel­la? « Je crois que la seule comparaison que je peux vrai­ment évo­quer, la seule chose qui me vient à l’es­prit en fait, c’est qu’elles sont toutes les deux des ma­triarches, c’est-àdire des femmes fortes. De ma­nières très dif­fé­rentes, bien sûr, mais elles sont toutes les deux fortes et elles doivent trou­ver leur place. Et l’on as­siste à tout ce pro­ces­sus. »

Comme pour Twi­light, Ste­wart s’est jointe au pro­jet avec peu de connais­sance ou même peu d’af­fec­tion pour le per­son­nage.

« Je n’ai pas gran­di avec les contes de fées. Je sais que la rai­son pour la­quelle tout le monde croit que c’est vrai­ment cool (Blanche-neige), c’est que nous avons gran­di avec cette his­toire et qu’on peut main­te­nant la ra­con­ter à notre ma­nière. Mais pas moi. Tout comme je n’ai pas gran­di avec la sa­ga Twi­light d’ailleurs. »

Et le pro­jet tombe par ha­sard juste à point. Consi­dé­rant que la pro­li­fé­ra­tion ac­tuelle de Blanches-neiges – de Gin­ni­fer Good­win dans l’émis­sion de té­lé Once Upon A Time à Lilly Col­lins dans le film concur­rent Mir­ror, Mir­ror —, les fables de ce genre se­ront bien­tôt sur­ex­po­sées, tout comme les des­cen­dants du comte Dra­cu­la.

« Les films aux­quels j’ai par­ti­ci­pé entre les dif­fé­rents tour­nages de Twi­light sont tous très dif­fé­rents – et je me consi­dère comme chan­ceuse. Pas que j’ai cher­ché à ce qu’ils le soient. J’ai sim­ple­ment été at­ti­rée par des choses qui se sont avé­rées dif­fé­rentes de Twi­light.

BE­SOIN DE RE­NOU­VEAU

Et pour ce qui est de la suite, après Blanche-neige, Ste­wart ne sait pas à quoi s’at­tendre. « Ça fait long­temps que je n’ai pas su ce qui s’en ve­nait après un pro­jet. Et je ne veux pas me pres­ser non plus. Je veux du temps libre. J’ai­me­rais prendre un peu de temps pour pen­ser à ce que je veux vrai­ment,

vrai­ment, vrai­ment faire. Mais ça n’a rien à voir avec le genre du film Twi

light. Stric­te­ment rien. » Mal­gré ce be­soin de re­nou­veau, Twi­light n’est pas com­plè­te­ment der­rière elle. Même s’ils ont com­plé­té le tour­nage de La sa

ga Twi­light : Ré­vé­la­tion – Par­tie 1, la deuxième par­tie est en­core à ve­nir. Ce qui si­gni­fie aus­si qu’une der­nière tour­née pro­mo­tion­nelle l’at­tend. Elle et son al­ter ego se­ront in­sé­pa­rables pour un pe­tit mo­ment en­core.

« Je suis en­ve­lop­pée par Bel­la et vi­ce­ver­sa. J’ai tou­jours pen­sé qu’on pro­jette notre propre per­sonne sur un per­son­nage. Ain­si, si vous êtes le genre de fille qui peut s’iden­ti­fier à un per­son­nage comme ce­lui de Bel­la, eh bien vous êtes pro­ba­ble­ment un peu comme elle au fond. Je pense qu’à cer­tains mo­ments, on est donc as­sez si­mi­laires. »

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