Un spec­tacle plus mor­dant

MON­TRÉAL | « S’il n’y a pas en­core de com­mis­sion d’en­quête sur la cons­truc­tion, il y a main­te­nant une co­mé­die mu­si­cale sur le su­jet », lance en riant Sté­phane La­porte à pro­pos du nu­mé­ro d’ou­ver­ture du spec­tacle An­dré-phi­lippe Ga­gnon est un ré­seau so­cial.

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - Maxime De­mers Agence QMI

Le nou­veau spec­tacle d’an­dré-phi­lippe Ga­gnon s’ouvre en ef­fet sur une co­mé­die mu­si­cale sur les pro­blèmes de cons­truc­tion et de cir­cu­la­tion à Mon­tréal et au Qué­bec.

« Ça s’ap­pelle Co­ne­ma­nia, in­dique An­dré-phi­lippe Ga­gnon en sou­riant. Après Star­ma­nia, c’est le nou­vel opé­ra-rock de Luc Pla­mon­don. Tout le monde y a un rôle, au­tant le maire Trem­blay que les cols bleus, le maire du Pla­teau, les en­tre­pre­neurs vé­reux, les au­to­mo­bi­listes. C’est une co­mé­die mu­si­cale à grand dé­ploie­ment qui fi­nit par un nu­mé­ro de danse. »

Toute la pre­mière par­tie de ce one­man-show écrit et mis en scène par Sté­phane La­porte se­ra donc axée sur l’ac­tua­li­té au Qué­bec.

« On va par­ler évi­dem­ment de hockey, si­gnale l’imi­ta­teur.

« On a vrai­ment une équipe bi­po­laire, alors soit elle gagne tou­jours, soit elle perd tou­jours, ajoute Sté­phane La­porte. Alors il faut tou­jours s’adap­ter, se­lon si le Ca­na­dien est dans une bonne ou une mau­vaise passe...

« Mais les spec­tacles d’an­dré-phi­lippe sont tou­jours en évo­lu­tion se­lon ce qui se passe dans l’ac­tua­li­té. »

Plus fi­dèle à ce que nous a ha­bi­tué An­dré-phi­lippe Ga­gnon dans le pas­sé, la se­conde por­tion du spec­tacle se­ra plus mu­si­cale.

« On y ra­con­te­ra un peu l’his­toire du rock des an­nées 1950 à au­jourd’hui, ex­plique Sté­phane La­porte.

« An­dré-phi­lippe est comme un ipod hu­main. C’est pour­quoi on a mon­té un nu­mé­ro où les gens choi­sissent les tounes qu’ils veulent en­tendre à par­tir d’un gi­gan­tesque ipod. »

« Il y a une tren­taine de nou­velles voix dans le spec­tacle, dit quant à lui l’imi­ta­teur. Vincent Val­lières, Fred Pel­le­rin, George La­raque, Ma­roon 5. Mais les Frank Si­na­tra et autres clas­siques sont en­core là aus­si...ça me per­met de m’écla­ter. »

RÉ­SEAU SO­CIAL

Et d’où vient l’idée du titre ? An­dréP­hi­lippe Ga­gnon est-il ac­croc à Fa­ce­book ou Twit­ter ?

« Non, au contraire, je ne suis pas très pré­sent là-des­sus, ré­pond-il en ri­go­lant.

« D’ailleurs, ma fille m’en­cou­rage à me mettre là des­sus. Elle dit que je de­vrais twee­ter après le spec­tacle. Il fau­drait peut-être que je m’y mette un jour... »

« L’idée der­rière le titre, c’est que pour moi, An­dré-phi­lippe est un ré­seau so­cial en lui-même, pour­suit Sté­phane La­porte.

« Il a connec­té en lui plus de 500 pe­tits amis. Il est plus qu’une seule per­sonne. Ça fait 25 ans qu’il gagne sa vie avec tous ses amis vir­tuels. »

An­dré-phi­lippe Ga­gnon et Sté­phane La­porte tra­vaillent en­semble de­puis plus d’un quart de siècle dé­jà.

« On est comme un vieux couple, lance La­porte à la blague.

« Ce spec­tacle est comme un pro­lon­ge­ment de ce qu’on a fait en­semble pen­dant toutes ces an­nées. »

Ils se sont ren­con­trés à l’époque des Lun­dis des Ha Ha, par l’en­tre­mise de Louise Richer qui cher­chait deux ani­ma­teurs pour rem­pla­cer Ding et Dong à la barre de ces my­thiques soi­rées d’hu­mour. An­dré-phi­lippe Ga­gnon et Mi­chel Bar­rette ont été en­ga­gés comme ani­ma­teurs, et Sté­phane La­porte comme scrip­teur. C’est là que leur col­la­bo­ra­tion est née.

« Ç’a été un blind date grâce à Louise Richer, se sou­vient La­porte.

« Quand j’ai vu An­dré-phi­lippe, j’ai tout de suite vu en lui la bête de scène. C’est un phé­no­mène comme il y en a un seule­ment par gé­né­ra­tion. On a com­men­cé à tra­vailler en­semble et peu de temps après, il a fait son imi­ta­tion de We Are the World qui a fait de lui une grosse star. »

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