Bian­ca Ger­vais La conscience éco­lo­gique de

MON­TRÉAL | Le duo for­mé de Wal­ter et Tan­doo­ri, hé­ros de la sé­rie té­lé­vi­sée du même nom, ar­rivent au grand écran en fin de se­maine, juste à temps pour les Fêtes.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Dans le Le Noël de Wal­ter et Tan­doo­ri, Bian­ca Ger­vais prête sa voix à Mé­la­nie, l’amou­reuse de Wal­ter le bri­co­leur, et c’est avec pas­sion qu’elle a plon­gé dans cette his­toire d’éco­lo­gie.

Mal­gré plus de 10 ans dans le do­maine du dou­blage, Bian­ca Ger­vais se dé­fend d’être une pro. « J’ai en­core tel­le­ment de choses à ap­prendre », a-t-elle dit en en­tre­vue. Et pour­tant... elle a dé­jà été la voix de Rose Byrne, de Ma­ry-kate Ol­sen et de Frei­da Pin­to dans Les

im­mor­tels, qui a pris l’af­fiche, hier. C’est sans au­cun doute ce CV de poids qui a in­ci­té la pro­duc­tion à la contac­ter. « Quand j’ai dé­cou­vert la sé­rie té­lé, j’ai eu un vé­ri­table coup de coeur », dé­taillait celle qui a vi­sion­né les épi­sodes avant de com­men­cer le dou­blage du long mé­trage. « Je me suis bi­don­née, j’ai trou­vé ça drôle et, main­te­nant, je le porte dans mon coeur. »

FAIRE SA PART POUR LA PLA­NÈTE

Si Bian­ca Ger­vais n’a pas né­ces­sai­re­ment be­soin d’être en ac­cord avec les actes d’un per­son­nage pour le dou­bler, ce­lui de Mé­la­nie l’a for­te­ment in­té­res­sée. En ef­fet, dans Le

Noël de Wal­ter et Tan­doo­ri, la jeune fille qui fait pous­ser des lé­gumes bio­lo­giques perd ses clients après l’im­plan­ta­tion d’une grande sur­face dans le pe­tit vil­lage de Trois-mon­tagnes.

« Pour une fois, on parle de conscience éco­lo­gique sans que ce soit ké­taine, gnan­gnan ou mo­ra­li­sa­teur. Oui, il faut faire at­ten­tion à la pla­nète si mes en­fants veulent avoir des en­fants. C’est sim­ple­ment ça : il faut faire sa part. Il faut ar­rê­ter l’eau quand on se brosse les dents, re­cy­cler et chi­ca­ner pa­pa et ma­man s’ils ne le font pas, etc. Ce se­ra dé­jà un grand pas. »

Fait ra­ris­sime, Syl­vain Viau, le créa­teur des per­son­nages de la po­pu­laire sé­rie té­lé­vi­sée, ven­due à plus de 40 pays, et réa­li­sa­teur du film, était pré­sent sur le pla­teau de dou­blage. Bian­ca Ger­vais a donc in­ter­agi avec lui de la même ma­nière que pen­dant un tour­nage « nor­mal ».

« Il avait une ou­ver­ture d’es­prit. Ses yeux s’illu­mi­naient quand on di­sait une phrase de la fa­çon qu’il avait en tête, ex­plique-t- elle. Syl­vain était su­per ré­cep­tif aux idées. Ses consignes étaient très dif­fé­rentes [de celles d’un réa­li­sa­teur sur un pla­teau clas­sique].

Je ne consi­dère pas le dou­blage comme un art de se­cond plan, ce n’est pas une porte de sor­tie si un jour mon mé­tier va moins bien. C’est vrai­ment un art su­per com­plexe, très dif­fi­cile à maî­tri­ser. »

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