LE YIN ET LE YANG DE DA­VID FLEU­RY-M

Ta­ci­turne, ren­fer­mé sur lui-même, un peu bour­ru... le jeune Jé­ré­mi, de 30 vies, est à l’op­po­sé de son in­ter­prète, Da­vid Fleu­ry-m, un pas­sion­né, en­joué, vo­lu­bile et qui sait ce qu’il veut dans la vie...

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Serge Drouin SERGE.DROUIN@JOUR­NAL­DE­QUE­BEC.COM

AR­TISTE NÉ

« Jé­ré­mi est com­plè­te­ment à l’op­po­sé de moi, de AÀZ, dit d’en­trée de jeu le jeune homme de 18 ans. Par contre, plus je fais l’émis­sion, plus je dé­couvre mon per­son­nage. Je vois que de­puis le dé­but de la sai­son, il a chan­gé. Jé­ré­mi n’est plus ce qu’il était. »

Et c’est ce qui plaît au jeune ac­teur. « Au dé­part, je ne sa­vais pas trop ce que se­rait Jé­ré­mi. Per­son­nel­le­ment, je ne sa­vais pas que ma grand-mère se­rait jouée par Da­nielle Proulx et mon père, par Hu­go Gi­roux, deux co­mé­diens de qui j’ai beau­coup ap­pris », dit l’ac­teur.

« Le per­son­nage s’est construit au fur et à me­sure. Je ne sa­vais pas jus­qu’à ré­cem­ment qu’il avait ce cô­té sen­sible. Tra­vailler avec Ma­rie-jo Trem­blay (la coach des jeunes co­mé­diens de la sé­rie) m’aide énor­mé­ment. »

Du plus loin qu’il se sou­vienne, Da­vid Fleu­ry-m a tou­jours vou­lu faire ce mé­tier. « Je pense que mes pa­rents l’ont su avant moi. Dé­jà, à sept ou huit ans, je mon­tais des spec­tacles pour mes voi­sins et j’écri­vais des pièces de théâtre. Plus tard, j’ai fait part à mes pa­rents de mon dé­sir d’être ‘’dans la té­lé’’ ou sur une scène. Ça a tou­jours été as­sez fa­cile pour moi. »

Il faut dire que de­puis son tout jeune âge, Da­vid Fleu­ry-m a sui­vi plu­sieurs cours de for­ma­tion pour le jeu. Ac­tuel­le­ment, il est étu­diant en théâtre au Col­lège La­salle, à Mon­tréal. Il a aus­si par­fait sa dic­tion, sa pho­né­tique... « Sou­vent, plu­sieurs ont des plans B dans la vie. Moi, je n’en ai pas. Je vais faire tout ce qu’il faut pour faire ce mé­tier. »

HO­RAIRE CHAR­GÉ

Son Jé­ré­mi est un des ados les plus pré­sents de 30 vies cette sai­son. « Ça me donne un ho­raire char­gé. Par­fois, j’ai une heure de cours; je dois me rendre au Col­lège et re­tour­ner en tour­nage par la suite. Il faut ap­prendre les textes à tra­vers tout ça. Je ne me plains pas, car j’adore ça. Il y a juste moins de place pour le so­cial et ma co­pine. »

Dans un ave­nir plus ou moins proche, Da­vid Fleu­ry-m ai­me­rait faire de la scène, ob­te­nir un rôle co­mique. « J’aime beau­coup le contact avec le pu­blic. J’ai tou­jours ai­mé al­ler voir des ar­tistes sur scène. Mes pa­rents font par­tie de l’or­chestre mé­tro­po­li­tain de Mon­tréal et je pense que ça m’a in­fluen­cé. »

Par­lant de mu­sique, Da­vid Fleu­ry-m est aus­si au­teur-com­po­si­teur et in­ter­prète à ses heures. « J’ai quelques com­po­si­tions écrites. J’ai tou­jours un pe­tit ca­le­pin avec moi, je notes des pe­tites phrases. Par­fois, je re­garde le pla­fond et je prends des notes. C’est fou ce que ça peut être ins­pi­rant, par­fois, un pla­fond », dit-il en riant. Peut-être qu’un jour, en­ten­drons-nous le pre­mier al­bum de Da­vid Fleu­ry-m.

√ 30 vies, du lun­di au jeu­di, 19 h, à la SRC.

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