VAM­PIRES! CHICS

Dif­fi­cile de ne pas tom­ber sous le charme des Vam­pires de Man­hat­tan, la sé­rie ima­gi­née par l’amé­ri­caine Me­lis­sa de la Cruz. Les per­son­nages sont beaux, ils évo­luent dans un mi­lieu chic, font la fête à tra­vers une in­trigue pas­sion­nante, pleine de re­bon­dis

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES - Ma­rie-france Bor­nais Le Jour­nal de Qué­bec Mé­lis­sa de la Cruz ren­con­tre­ra les vi­si­teurs du Sa­lon du livre de Mon­tréal le jeu­di 17 no­vembre, de 10 h à 12 h et de 13 h à 15 h, le ven­dre­di 18 no­vembre, de 10 h à 12 h et de 13 h à 15 h, et le sa­me­di 19 no­vemb

La sé­rie se dé­roule dans l’uni­vers de Jack et Theo­do­ra, deux vam­pires su­per gla­mour, jeunes, chics, is­sus de la li­gnée des Sang­bleu. Dans le sixième tome, La pro­messe

des im­mor­tels, ils se sont en­fin unis, mais leur re­la­tion reste in­ter­dite.

Al­le­gra, la mère de Theo­do­ra, avait connu le même di­lemme et payé très cher le choix d’ai­mer un hu­main. La ré­ponse se trouve peut-être au Caire, où se trouve la Porte de la Pro­messe, qui doit mettre fin au conflit op­po­sant les Sang-bleu à Lu­ci­fer. Me­lis­sa de la Cruz a créé la sé­rie Les vam

pires de Man­hat­tan ( Blue Blood) en 2003, au mo­ment où il n’y avait pas beau­coup de vam­pires dans le pay­sage lit­té­raire. « Je li­sais Ste­phen King et Anne Rice et j’étais très ver­sée dans la lit­té­ra­ture vam­pi­resque. Il y avait Buf­fy, à la té­lé­vi­sion, dans les an­nées 1990, mais au dé­but des an­nées 2000, per­sonne n’écri­vait à leur su­jet. Comme je les adore, j’ai dé­ci­dé de leur consa­crer une sé­rie. »

Et toute une. Les vam­pires de Man­hat­tan connaît un suc­cès monstre et, par­tout dans le monde, des cen­taines de mil­liers de jeunes sont vite de­ve­nus ac­cros. Aux ÉtatsU­nis, la sé­rie Blue Blood a pas­sé 40 se­maines sur la liste des best-sel­lers du New York

Times et du USA To­day. Elle s’est ven­due à plus de trois mil­lions de co­pies dans 20 pays et se classe en 9e po­si­tion (sur 20) au pal­ma­rès des « meilleures his­toires de vam­pires ja­mais écrites » d’en­ter­tain­ment Week­ly.

VÉ­RI­TABLE SO­CIÉ­TÉ

En créant la sé­rie Blue Blood, Me­lis­sa de la Cruz ne vou­lait pas s’at­tar­der aux vam­pi- res sté­réo­ty­pés. Elle vou­lait plu­tôt créer une vé­ri­table so­cié­té de vam­pires. En sur­fant sur le Net, elle est tom­bée sur la liste de tous les des­cen­dants du May­flo­wer, na­vire an­glais trans­por­tant, en 1620, les pre­miers co­lons à s’éta­blir dans la co­lo­nie an­glaise de Ply­mouth, au Mas­sa­chu­setts.

Réa­li­sant qu’une foule de per­son­na­li­tés ÷ de nom­breux pré­si­dents amé­ri­cains aux ac­teurs contem­po­rains comme Brad Pitt et Ri­chard Gere −, étaient des des­cen­dants des pas­sa­gers, elle a eu l’idée de ré­écrire cette his­toire… avec des vam­pires.

« Mon édi­teur a ache­té les quatre pre­miers tomes de la sé­rie avant même que le pre­mier soit écrit. Il y croyait vrai­ment. Le pre­mier tome s’est ven­du à 25 000 exem­plaires en ver­sion ori­gi­nale, mais a connu un très grand suc­cès en ver­sion poche. Le troi­sième tome s’est re­trou­vé sur la liste des best-sel­lers. C’était su­per! », ra­conte-t-elle en en­tre­vue té­lé­pho­nique de­puis sa ré­si­dence de Hol­ly­wood, où elle vit avec son ma­ri et sa fille de 5 ans.

GRANDS MA­GA­ZINES

Me­lis­sa de la Cruz n’en était pas à ses pre­miers pas : son pre­mier livre, pour adultes, a été ache­té en 1999 et a été pu­blié en 2001. Son pre­mier livre pour « YA » (jeunes adultes) a été pu­blié en 2003. Son tra­vail de jour­na­liste pour de nom­breux grands ma­ga­zines amé­ri­cains, comme Har­per’s Ba­zaar, Gla­mour, Cos­mo­po­li­tan, Al­lure, Se­ven­teen et Ma­rie Claire a fi­na­le­ment « boos­té » sa car­rière d’écri­vai-

De son cô­té, Oli­ver pas­sait l’es­sen­tiel de ses jour­nées à se bai­gner dans la pis­cine d’eau de mer du der­nier étage. Une fois pas­sé le fris­son ini­tial de la vie dans un pa­lace − bien que ce ne soit pas très dif­fé­rent de leur exis­tence dans l’up­per East Side, à vrai dire — il avait com­men­cé à se sen­tir lé­thar­gique, ra­mol­li. Comme si ses muscles s’étaient atro­phiés à force de n’avoir ja­mais nulle part où al­ler, rien à faire, et à force qu’il n’ait au­cune rai­son d’uti­li­ser son cer­veau, à part pour de­man­der ses pan­toufles aux trolls. Il n’y avait ni ga­le­rie d’art, ni salle de concerts, ni opé­ra, ni théâtre, ni bi­blio­thèque, ni di­ver­tis­se­ments lit­té­raires ou ar­tis­tiques dans le Tartare. Pire, il n’y avait rien à lire. »

— Me­lis­sa de la Cruz,

ne − s’oc­cu­per des sec­teurs mode et beau­té per­met de faire de dé­cou­vrir les cou­lisses du jet­set et d’être té­moin de tous les pe­tits se­crets qui rendent la pla­nète Fa­shion ir­ré­sis­tible.

« Tra­vailler avec des édi­teurs, gé­rer des dates de tom­bée… c’est un ap­pren­tis­sage très utile. J’ai tou­jours vou­lu écrire des ro­mans, mais j’ai eu du mal à vendre mon pre­mier. Mon édi­teur m’a sug­gé­ré d’écrire des ar­ticles plus courts et d’es­sayer de les vendre à des jour­naux et des ma­ga­zines, pour dé­mon­trer que j’étais pu­bliée. Je n’y avais pas pen­sé… mais être jour­na­liste nous per­met de ren­con­trer plu­sieurs per­sonnes dif­fé­rentes. Je suis d’un na­tu­rel cu­rieux et j’aime ren­con­trer les gens. J’ai écrit toutes sortes de re­por­tages très gla­mour pour Har­per’s Ba­zaar : des yachts de luxe, des jets pri­vés. J’ai cou­vert plu­sieurs soi­rées mon­daines pour tous ces ma­ga­zines. J’ai pu réuti­li­ser toutes ces in­for­ma­tions dans mon ro­man. » Et voi­là le se­cret de son écri­ture très gla

mour. Et elle? L’est-elle? « J’es­saie! On es­père tou­jours être gla­mour… je pense que c’est bon pour tout le monde. Tout le monde a be­soin d’un peu de gla­mour dans sa vie, dé­fi­ni­ti­ve­ment! »

La pro­messe des im­mor­tels

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