Y CROIRE OU NON?

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES -

(MFB) Née aux Phi­lip­pines, Me­lis­sa de la Cruz s’était to­ta­le­ment im­mer­gée dans la culture vam­pi­resque, ado­les­cente. Elle li­sait Ste­phen King et Anne Rice, et croyait même que les vam­pires exis­taient pour vrai.

« La culture aux Phi­lip­pines res­semble à la culture amé­ri­caine… On est ex­po­sés à tout ce qui sort des États-unis ou du Royaume-uni. J’ai gran­di en li­sant des his­toires an­glaises et Enid Bly­ton (NDLR : ro­man­cière an­glaise ayant ré­di­gé 800 ro­mans pour jeunes en 40 ans) était mon au­teure pré­fé­rée. »

Il y a néan­moins des vam­pires dans le folk­lore phi­lip­pin. « C’est un as­wang, une femme dont le torse sort d’une tombe et qui hante les en­vi­rons pour su­cer le sang de ses vic­times… Mais comme j’ai gran­di à Ma­nille, je crois que j’ai été plus in­fluen­cée par les au­teurs amé­ri­cains que par les lé­gendes lo­cales. »

CÔ­TÉ TRA­GIQUE

Me­lis­sa de la Cruz ché­rit de­puis long­temps les vam­pires. Elle ap­pré­cie leur cô­té tra­gique. « Ils sont im­mor­tels, mais doivent boire du sang pour sur­vivre. Ça m’ap­pa­raît comme un choix hor­rible. J’aime aus­si trou­ver un peu d’hu­ma­ni­té dans les monstres. J’ai vrai­ment ai­mé lire à quel point Anne Rice nous fai­sait ai­mer Les­tat. Elle a eu une très grande in­fluence sur mon goût pour les vam­pires ro­man­tiques. »

Elle-même n’aime pas trop tout ce qui est gore, mais n’a pas peur du sang (« j’ai l’es­to­mac so­lide! »). Elle avoue avoir été très su­per­sti­tieuse, en­fant.

« Je croyais aux vam­pires en li­sant les livres de Ste­phan King… En vieillis­sant, on perd cette fa­cul­té de croire au di­vin, à l’étrange. Je ne suis plus su­per­sti­tieuse du tout. » Tou­te­fois, elle est at­ten­tive aux pré­mo­ni­tions et aux fa­cul­tés psy. « Je crois qu’il y a plus que les cinq sens… » Elle a d’ailleurs un peu joué avec cer­taines fa­cul­tés ex­tra­sen­so­rielles, comme la té­lé­pa­thie, dans ses livres.

À MON­TRÉAL

Mé­lis­sa de la Cruz at­tend avec im­pa­tience sa pro­chaine vi­site au Sa­lon du livre de Mon­tréal, où elle ren­con­tre­ra son lec­to­rat fran­co­phone pour la toute pre­mière fois.

« Je ne suis ja­mais al­lée à Mon­tréal. J’ai vrai­ment hâte de m’y rendre, de voir la ville et de ren­con­trer mes fans fran­co­phones. Je suis al­lée à Pa­ris, l’an der­nier, où j’ai ren­con­tré des jour­na­listes et des blo­gueurs, mais pas mes lec­teurs. »

Me­lis­sa de la Cruz a étu­dié le fran­çais à l’école se­con­daire et au col­lège et peut com­prendre quelques mots, mais s’at­tend à pro­non­cer bien des mots de tra­vers. « Au moins, j’ar­rive à com­man­der mes plats au res­tau­rant… », s’ex­clame-t-elle en écla­tant de rire.

Ses fans au­ront de quoi lire pen­dant en­core long­temps, puisque Me­lis­sa a écrit six tomes dans le cycle des Vam­pires de Man­hat­tan, et deux livres-com­pa­gnons. Une bande des­si­née ac­com­pa­gne­ra la sé­rie en 2013. En ce mo­ment, elle écrit The Serpent’s Kiss, la suite de son ro­man pour adultes Witches of East End. Il sor­ti­ra en juin 2012 en an­glais. Le pre­mier tome de sa nou­velle sé­rie, Wolf Pact, sor­ti­ra en­suite en sep­tembre 2012. Une autre sé­rie, The Other Land Ch­ro­nicles, est pré­vue pour 2013. De quoi la te­nir oc­cu­pée!

Lors­qu’elle n’est pas en train d’écrire − ce qui oc­cupe pas­sa­ble­ment son agenda − Me­lis­sa de la Cruz consacre beau­coup de temps avec sa fille. Pour se chan­ger les idées, elle fré­quente les mu­sées avec son ma­ri et col­lec­tionne les oeuvres d’art contem­po­rain.

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