MAXIME LAN­DRY

Mé­tier: chan­teur

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Va­nes­sa Gui­mond AGENCE QMI

<< Je n'ai pas le sen­ti­ment de l'im­pos­teur>>

MON­TRÉAL | Il a beau avoir ven­du plus de 200 000 exem­plaires de son pre­mier disque, avoir rem­por­té quatre Fé­lix et avoir fou­lé les planches du Centre Bell dans le cadre de sa tour­née Vox pop, Maxime Lan­dry se montre humble. À quelques jours de la mise en vente de son deuxième al­bum, le jeune homme de 24 ans est heu­reux d’avoir trou­vé sa voie, lui qui dit as­su­mer plei­ne­ment son mé­tier de chan­teur.

« Main­te­nant, je consi­dère que c’est mon mé­tier. C’est ce que je fais dans la vie. Je n’ai pas le sen­ti­ment de l’im­pos­teur, et pour­tant, c’est quelque chose qui au­rait pu ar­ri­ver après ma sor­tie de l’aca­dé­mie, parce qu’on de­vient connu du jour au len­de­main, a ex­pli­qué Maxime Lan­dry, le re­gard confiant. À force de don­ner des en­tre­vues, de faire des pla­teaux de té­lé­vi­sion et de don­ner des spec­tacles, je sais que c’est ce que je sais faire le mieux. Hon­nê­te­ment, je ne sais pas ce que je fe­rais si, de­main ma­tin, je de­vais me trou­ver un autre em­ploi. Je me sens bien dans ce que je fais. »

Le chan­teur se dit fier du che­min par­cou­ru de­puis son cou­ron­ne­ment à Star

Aca­dé­mie, en 2009. Même s’il a réa­li­sé son rêve, il compte vi­ser tou­jours plus haut.

« C’est l’en­semble de mes réa­li­sa­tions qui contri­bue à mon bon­heur chaque jour, a-t-il af­fir­mé. Il y a le sou­ve­nir de tout ce qui s’est pro­duit, mais il y a aus­si l’es­poir de tout ce qui est à ve­nir. »

LA MA­TU­RI­TÉ

Maxime dit ne ja­mais avoir res­sen­ti le be­soin de prou­ver qu’il avait sa place dans le mi­lieu ar­tis­tique, mal­gré son jeune âge et le fait qu’il doit une grande par­tie de son suc­cès à son pas­sage à l’aca­dé­mie.

« Au contraire, les com­men­taires des gens étaient plu­tôt po­si­tifs. On me di­sait que j’avais l’air à l’aise, sur scène. La même chose s’est pro­duite avec d’autres ar­tistes et des gens de l’in­dus­trie », a-t-il dé­cla­ré, le sou­rire aux lèvres. « On me de­mande sou­vent mon âge. On me dit que j’ai l’air plus ma­ture, que j’ai une cer­taine pro­fon­deur. C’est l’fun de voir que des gens d’ex­pé­rience, nos confrères ou nos consoeurs, ap­pré­cient ce que l’on fait. » Maxime croit éga­le­ment que son suc­cès ré­side dans le fait qu’il ne se soit rien lais­sé im­po­ser, que ce soit par rap­port à son style ves­ti­men­taire ou ses choix ar­tis­tiques.

« Ça re­monte même à l’époque de l’aca­dé­mie. Lors­qu’est ve­nu le temps d’en­re­gis­trer l’al­bum avec les autres aca­dé­mi­ciens, on m’avait im­po­sé une chan­son qui ne conve­nait pas du tout à mon style, a-t-il ra­con­té. Il était hors de ques­tion que la pre­mière chan­son en­re­gis­trée de Maxime Lan­dry en soit une qui ne me col­lait pas à la peau. J’ai te­nu mon bout et, la veille du mas­te­ring fi­nal, j’ai pu re­tour­ner en stu­dio et en­re­gis­trer L’en­vie, de John­ny Hal­ly­day. Là, j’étais fier de ce que j’avais fait. »

De­puis, le chan­teur dit avoir conti­nué de s’im­pli­quer dans les dé­ci­sions liées à sa car­rière.

« Ce qui est bien, main­te­nant, c’est qu’on me fait en­core plus confiance. Par exemple, j’ai fait la mise en scène de mon spec­tacle avec Sté­phane La­porte. Mon équipe a su re­con­naître la va­leur de mes idées. C’est l’fun d’avoir la confiance d’une belle équipe comme celle de Pro­duc­tions J. Ils me laissent toute la li­ber­té dont j’ai be­soin. »

UNE PRES­SION DIF­FÉ­RENTE

Même s’il est fier de pré­sen­ter L’ave­nir

entre nous, son nou­vel al­bum, Maxime ad­met tout de même res­sen­tir une cer­taine pres­sion, sans tou­te­fois re­trou­ver l’an­goisse qui l’ha­bi­tait à ses dé­buts.

« À l’époque de Vox pop, je res­sen­tais la pres­sion par rap­port à mon pre­mier lan­ce­ment, à mon pre­mier al­bum et à ma pre­mière tour­née. Tout était l’ob­jet d’une pre­mière. Par contre, une fois ces étapes fran­chies, ce type de stress n’est pas re­ve­nu, a-t-il as­su­ré. En ce mo­ment, j’ai hâte au lan­ce­ment, ce qui n’était pas le cas avec Vox pop, où je vou­lais plu­tôt mou­rir. Je me sou­viens avoir vu le lan­ce­ment de l’al­bum Ver­sion 3.0 de Ma­rie-mai, quelques se­maines avant le mien. À ce mo­ment-là, je me di­sais que je ne se­rais ja­mais ca­pable de faire la même chose. »

Fort de l’ex­pé­rience ac­quise au cours des der­nières an­nées, Maxime pré­fère se fier à son ins­tinct et à ce­lui de son équipe lorsque vient le temps de pen­ser à ce que l’ave­nir ré­serve pour son nou­vel opus.

« L’al­bum est bon. Nous ai­mons les chan­sons. Je me dis qu’on ne peut plus rien faire, a-t-il af­fir­mé, se­rein. Cet al­bum, c’est le re­flet de ce que j’aime. Je n’ai au­cun contrôle sur l’opi­nion des gens ou sur le nombre d’al­bums que nous al­lons vendre.

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