TÉ­MOI­GNAGES DES AR­TISTES

Le Journal de Quebec - Weekend - - ALBUM HOMMAGE À ROGER TABRA -

Tous les ar­tistes contac­tés ont ac­cep­té de tendre la main à Ro­ger Ta­bra pour cet al­bum hom­mage. Cha­cun a choi­si une pièce de Ta­bra qu’il n’avait ja­mais en­dis­quée, et est sor­ti de sa zone de confort pour l’in­ter­pré­ter. Gi­nette Re­no, no­tam­ment, chante

Mon Ange qu’a po­pu­la­ri­sée Éric La­pointe, et France D’amour in­ter­prète Je pense en­core à toi qu’a po­pu­la­ri­sée Syl­vain Cos­sette. Quant à Ta­bra lui-même, il signe et chante l’in­édite chan­son titre Avoir au­tant

écrit, de sa belle voix grave. Au­tant de sur­prises et de dé­cou­vertes.

WIL­FRED LE BOU­THIL­LIER

TOUS CES MOTS

« In­ter­pré­ter cette chan­son si ad­mi­ra­ble­ment chan­tée par Luce Du­fault a été un dé­fi pour moi ; je crois avoir don­né un peu du meilleur de moi-même. J’étais tel­le­ment por­té par les mots du vieux pi­rate. Une ins­pi­ra­tion pour avoir le goût d’écrire et pou­voir crier tous ces mots qui sortent de notre coeur. »

MARC DU­PRÉ

NE ME PAR­LEZ PLUS D’ELLE

« Quand j’ai en­ten­du cette ma­gni­fique chan­son pour la pre­mière fois, j’étais un peu ja­loux ! J’au­rais ai­mé qu’on me l’offre à moi (rires). C’est un texte tou­chant, plein d’émo­tions, dé­chi­rant. Du Ta­bra à son meilleur ! Quand on m’a par­lé de l’al­bum hom­mage, j’ai tout de suite sau­té sur l’oc­ca­sion. Mer­ci, Ro­ger ! »

LAU­RENCE JAL­BERT

NAÎTRE

« Il y a Homme et Hommes. Il y a au­teur et au­teurs. Il y a Ta­bra.

J'ai été heu­reuse de pou­voir ap­por­ter mon re­gard et ma voix sur cette ma­gni­fique chan­son qu'est Naître et chan­ter que je veux vivre pour l’es­sen­tiel, pour être heu­reuse et pour pou­voir dire que je veux vivre quand même. »

GI­NETTE RE­NO

MON ANGE

« Je ne connais­sais pas Ro­ger Ta­bra, mais pas du tout… Comme la plu­part des hu­mains, je ne le connais­sais pas. Mais Lio­nel La­vault m’a rap­pe­lé qu’il a écrit les chan­sons dans la sé­rie té­lé

Une voix en or. Lors­qu’on m’a de­man­dé de chan­ter Mon ange, je ne m’en croyais pas ca­pable. J’avais la cer­ti­tude que cette chan­son ap­par­te­nait à Éric La­pointe. Après quelques es­sais, j’étais tou­jours cer­taine que cette chan­son n’était pas la mienne. Mais je ne sais pas, tout à coup, comme par ma­gie, j’ai en­fin com­pris et je l’ai in­ter­pré­tée. Je crois que mon ange a tout sai­si. Mer­ci, Ta­bra ! »

FRANCE D’AMOUR

JE PENSE EN­CORE À TOI

« Chan­ter un texte de Ro­ger Ta­bra, c’est souf­frir avec lui, c’est par­ta­ger cette so­li­tude, cette noir­ceur en nous… et ça fait du bien. Les mots de Ro­ger sont mu­sique tel­le­ment ils sont bien écrits. Il ne reste qu’à se lais­ser al­ler et à se dé­voi­ler dans ce qu’il y a de plus vul­né­rable en nous. Et ça, c’est un rare pri­vi­lège au­jourd’hui ! »

MA­RIE-CHAN­TAL TOU­PIN

J’AI IN­VEN­TÉ LE DÉSES­POIR

« Ro­ger Ta­bra m’a per­mis exac­te­ment de com­prendre ce que pou­vait être le déses­poir. Je suis sûre que Piaf au­rait ai­mé chan­ter ça. J’ai pleu­ré quand j’ai en­ten­du la ver­sion fi­nale de cette chan­son ; j’ai pleu­ré aus­si quand j’ai en­ten­du la ver­sion de Naître de Lau­rence Jal­bert. In­ter­pré­ter de si beaux textes est un pri­vi­lège. »

MA­RIO PEL­CHAT

SI C’ÉTAIT VRAI

« Cette chan­son est un texte d’une grande sen­si­bi­li­té ; elle offre un re­gard lu­cide sur le monde dans le­quel on vit. Même si le pro­pos est uto­pique, Ta­bra est sen­sible aux mi­sères hu­maines et il sait dire les choses telles qu’il les ai­me­rait avec ten­dresse et vé­ri­té. France d’amour a écrit la mé­lo­die par­faite sur ces pa­roles, et dès que la chan­son est sor­tie, j’ai eu en- vie de la faire un jour ! Voi­là, c’est chose faite ! Mer­ci, Ro­ger, et mer­ci, France ; mer­ci aus­si à Pe­ter Ra­nal­lo pour m’avoir sui­vi dans ce dé­sir de lui don­ner ma cou­leur. »

BRU­NO PEL­LE­TIER

UN HOMME, ÇA PLEURE AUS­SI

« Un homme, ça pleure aus­si. Ai-je dé­jà dit ça à mon fils ? Sû­re­ment, mais pas en ces termes ni avec ces mots. Ro­ger Ta­bra est unique, et son verbe est ar­ti­cu­lé, puis­sant et pro­fond. Ce­la donne une charge for­mi­dable à un in­ter­prète qui veut bien se lais­ser tou­cher. Ro­ger fut un com­plice dans l’aven­ture de Dra­cu­la, entre l’amour et la mort, et c’est là que j’ai mieux connu la bête. Quelle puis­sance lors­qu’il se lâche ! Après Dan Bi­gras et Éric La­pointe, je me frotte à mon tour à cette chan­son puis­sante en y met­tant mon em­preinte per­son­nelle ; c’est le jeu de cet al­bum. Sa­lut, Ro­ger ! »

ÉRIC LA­POINTE

AU NOM DE TOUS LE MIENS

« Ro­ger a presque exi­gé que j’in­ter­prète Au nom de tous les miens, me sou­li­gnant qu’à l’époque où il m’avait lu le texte, des­ti­né à Ma­rio, je lui avais ré­pon­du : “Ta­bar­nac, c’est qui le sui­ci­daire ?” Comment re­fu­ser, moi qui lui avais re­pro­ché de ne pas me l’avoir pro­po­sé en pre­mier ? Comme Ro­ger le dit iro­ni­que­ment : “Je ne peux être un bon pa­ro­lier avec toi et un mau­vais avec les autres !” De toute fa­çon, j’ai tou­jours eu un plai­sir noir à chan­ter ses états d’âme qui trop sou­vent sont les miens. »

DAN BI­GRAS

LE CLOWN

Quant à Dan Bi­gras qui ouvre le bal de cet al­bum hom­mage, avec la chan­son Le Clown, ini­tia­le­ment in­ter­pré­tée par Bru­no Pel­le­tier, il a ren­con­tré Ta­bra en 1996 et en­semble ils ont col­la­bo­ré à l’écri­ture de toutes les chan­sons de la sé­rie té­lé, Une voix en or, dif­fu­sée en 1998, dans la­quelle Gi­nette Re­no in­ter­prète plu­sieurs titres. Ils se sont re­trou­vés plus tard pour l’al­bum Le Chien (1998) de Dan Bi­gras sur le­quel Ta­bra signe six chan­sons.

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