LE BON­HEUR À 81 ANS

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Jean-marc Cha­put, confé­ren­cier ré­pu­té sur le lea­der­ship et le ma­na­ge­ment dans les en­tre­prises qué­bé­coises et pion­nier en ma­tière de spec­tacles de mo­ti­va­tion, cé­lèbre ses 81 ans de vie, ses 58 ans de ma­riage et ses 40 ans de vie pu­blique en pu­bliant sa bio­gra­phie.

Dans Une vie d’amour et d’épreuves, il par­tage ses ex­pé­riences et ra­conte les hauts et les bas de sa vie, en toute sim­pli­ci­té. Il dit tout, de ses pre­miers pas dans le quar­tier Ro­se­mont jus­qu’à ses suc­cès et ses re­vers fi­nan­ciers, en pas­sant par les confé­rences et les voyages.

« Le livre de­vait s’in­ti­tu­ler Une chance qu’on s’a, Fer­land m’avait don­né la per­mis­sion d’uti­li­ser le titre de sa chan­son. Ce que je réa­lise en 81 ans d’exis­tence sur terre, c’est qu’on ne peut pas se faire seul. Il faut être avec d’autres. L’hu­main est un être gré­gaire qui cherche à avoir de l’aide des autres. On est dans une so­cié­té dans la­quelle de­man­der de l’aide, c’est qua­si­ment un acte hu­mi­liant, au lieu que ce soit stric­te­ment un acte hu­main. Ce qui a été mes plus grands suc­cès, ça a été quand j’ai de­man­dé de l’aide à d’autres, quand je me suis confié à d’autres. »

Jean-marc Cha­put a ap­pli­qué dans sa vie per­son­nelle et pro­fes­sion­nelle les prin­cipes qu’il pré­sen­tait en confé­rence. « Il a fal­lu. C’est une chose que les gens vont ap­prendre en li­sant ma bio­gra­phie. C’est pas ve­nu tout seul. C’est pas ve­nu parce que j’ai fait un ex­ploit, gra­vi une mon­tagne ou ga­gné une mé­daille d’or : ça a été fait au jour le jour. C’est ma vie, avec ses hauts et ses bas. C’est pas en ligne droite parce qu’il n’y a pas de vie en ligne droite. Je vou­drais que les gens re­tirent que, dans ma vie, ça n’a pas tou­jours bien été. Je ne suis pas un être par­fait. J’ai ex­pli­qué, de­vant des groupes de 28 ou de 2 000 per­sonnes, des gros bons sens que j’ai dé­cou­verts dans la vie. Je les ai es­sayés et je me suis ef­for­cé de les mettre en opé­ra­tion. »

VIE DE FA­MILLE

Dans son livre, Jean-marc Cha­put ra­conte sa propre his­toire, avec ses tris­tesses, ses dou­leurs, la mort de sa pe­ti­te­fille, les ma­la­dies de ses en­fants, les chi­canes qu’il peut y avoir à l’in­té­rieur d’une fa­mille où il y a 21 pe­tits-en­fants vi­vants et cinq en­fants vi­vants. « Ima­gi­nez-vous comment il peut y avoir des points de vue dif­fé­rents de voir la vie! Mal­gré tout, l’idée, c’est que la vie est belle. À 81 ans, la vie est ma­gni­fique, sur­tout à cô­té de ma femme, qui a 79 ans. »

Jean-marc Cha­put n’a ja­mais été mo­ti­vé par l’ar­gent. « Je vou­lais de­ve­nir mis­sion­naire quand j’étais jeune. Ce qui m’in­té­resse dans la vie et qui me mo­tive, c’est les étoiles que je vois poindre dans les yeux des gens. Quand des gens al­lument. Quand j’ai po­sé la bonne ques­tion pour que les yeux des gens s’al­lument. Ça, pour moi, c’est im­por­tant. Je ne peux pas mo­ti­ver quel­qu’un, mais je peux l’in­ci­ter à po­ser cer­tains gestes, si lui veut. Et la fa­çon de l’in­ci­ter, c’est de lui po­ser des ques­tions. »

Le mo­ti­va­teur rap­pelle que cha­cun doit trou­ver sa place, peu im­porte son âge. Il consi­dère qu’il n’y a rien de pire que d’être as­sis et de pen­ser à ses vieux sou­ve­nirs. La vieillesse, c’est quand on a plus de sou­ve­nirs que de pro­jets. Et quand on a per­du son idéal. » √ Jean-marc Cha­put se­ra pré­sent au Sa­lon du livre de Mon­tréal au­jourd’hui (14 h à 16 h et 19 h à 21 h) et de­main (14 h à 16 h).

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