EN­CORE TOUT À PROU­VER

MON­TRÉAL | Mal­gré les 300 000 al­bums ven­dus pour Me, My­self & Us et le cap des 20 000 fran­chi pour A Let­ter to No One, Pascale Pi­card ne tient rien pour ac­quis. « Je pense que tu as tou­jours tout à prou­ver », dit celle qui fe­ra sa ren­trée mont­réa­laise,

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Ra­phaël Gen­dron-mar­tin AGENCE QMI

Pascale Pi­card a été hap­pée par un vé­ri­table tour­billon, à la sor­tie de son pre­mier al­bum, en 2007. Pous­sé par le hit ra­dio, Gate 22, le disque s’est pro­me­né par­tout au Qué­bec et a connu un très bon suc­cès en Eu­rope.

En mai der­nier, le Pascale Pi­card Band lan­çait son deuxième al­bum, très bien ac­cueilli par la cri­tique et le pu­blic. Plus de 10 000 co­pies du disque se sont écou­lées du­rant les deux pre­mières se­maines, prou­vant l’at­ta­che­ment des fans pour le groupe de Qué­bec.

Six mois plus tard, après avoir don­né une quin­zaine de spec­tacles dans les der­nières se­maines, le qua­tuor de­ve­nu quin­tette est prêt à prendre d’as­saut les planches du Club So­da pour sa grande ren­trée mont­réa­laise. « Je crois que la der­nière fois qu’on a joué à Mon­tréal, c’est en 2008, dit Pascale au bout du fil. On a tou­jours joué au Club So­da à Mon­tréal. C’est un peu comme chez nous. »

« UN TRIP DE FOU »

Avec main­te­nant deux al­bums der­rière la cravate, la for­ma­tion pos­sède main­te­nant plus de ma­té­riel pour bâ­tir un spec­tacle so­lide. « Notre ob­jec­tif est main­te­nant de ne pas faire un show de trois heures !, dit-elle en riant. Parce qu’une fois sur scène, on aime tel­le­ment ça qu’on ne veut plus par­tir. J’avais ou­blié à quel point c’est nour­ris­sant de faire des shows. Je ne pense pas qu’il existe une drogue qui peut éga­ler ça. »

Ayant été ab­sente de la scène qué­bé­coise de­puis plus de deux ans, Pascale Pi­card croit que la place d’un ar­tiste n’est ja­mais ac­quise au­près du pu­blic. « Il faut don­ner le meilleur show pos­sible. Chaque al­bum est une nou­velle étape. »

L’au­teure-com­po­si­trice-in­ter­prète est très heu­reuse de la place que son groupe a dans le pay­sage mu­si­cal ac­tuel. « Comme band, on n’a ja­mais fait ça pour que ça lève. Avec le pre­mier al­bum, quand on a en­voyé Gate 22 comme single, on ne pen­sait ja­mais que ça al­lait fonc­tion­ner. Il y a beau­coup de groupes su­per bons dont on n’en­ten­dra ja­mais par­ler. On a ven­du 300 000 co­pies du pre­mier al­bum, on a voya­gé et ap­pris des af­faires. Ç’a été un trip de fou, une ex­pé­rience que je ne pour­rai ja­mais ou­blier. »

Main­te­nant si­gné avec l’éti­quette Uni­ver­sal Mu­sic France, le Pascale Pi­card Band se per­met en­core de rê­ver au Vieux conti­nent. L’al­bum A Let­ter to No

One de­vrait nor­ma­le­ment pa­raître en Eu­rope au dé­but de 2012.

« En fait, c’est en­core en stand-by. Ils sont moins pres­sés là-bas, car le pre­mier al­bum était sor­ti un an et de­mi plus tard, ex­plique Pascale. Nous, on vou­lait lan­cer quelque chose au Qué­bec parce que ça fai­sait quatre ans qu’on n’avait rien sor­ti ici. »

Du­rant l’aven­ture de Me, My­self & Us, Pascale et ses mu­si­ciens sont al­lés jouer en France pour un to­tal de six mois, à rai­son de cinq à six spec­tacles par se­maine. Une pré­sence à la ra­dio ré­gu­lière et une par­ti­ci­pa­tion à l’émis­sion Ta­ra­ta­ta a conso­li­dé la po­pu­la­ri­té du groupe qué­bé­cois outre-mer.

« On a bien hâte de re­tour­ner en France. Mais c’est par­fait pré­sen­te­ment parce qu’il n’y a pas de conflit d’ho­raire avec le Qué­bec. On y va au jour le jour, pré­sen­te­ment. »

À QUÉ­BEC POUR Y RES­TER

Ha­bi­tant tou­jours Qué­bec, Pascale Pi­card se fait constam­ment de­man­der si elle va dé­mé­na­ger à Mon­tréal ou à Pa­ris. Et la chan­teuse ré­pond à chaque fois qu’elle se plaît bien dans la Vieille Ca­pi­tale, qu’elle est at­ta­chée à la ville.

« Avec le mé­tier qu’on fait, on peut tra­vailler de par­tout. Tous les membres du groupe sont à Qué­bec, donc c’est plus pra­tique. Nos fa­milles sont aus­si ici. Ça nous fait un point d’an­crage. Per­son­nel­le­ment, j’ai be­soin de ça. Ç’a bou­gé tel­le­ment vite dans les der­nières an­nées. Je me pro­me­nais beau­coup et quand tu te ré­veilles en te de­man­dant dans quelle ville tu es, c’est bi­zarre. »

Les fans du Pascale Pi­card Band ne vou­dront pas man­quer la nou­velle sai­son de

Trau­ma, à Ra­dio-ca­na­da, en jan­vier. Après Ariane Mof­fatt, Fa­bienne Larouche a de­man­dé au groupe qué­bé­cois de tra­vailler sur une dou­zaine de re­prises de mor­ceaux an­glo­phones bien connus. « Nous al­lons pro­ba­ble­ment en faire en spec­tacle », dit Pascale. √ Le Pascale Pi­card Band fe­ra sa ren­trée mont­réa­laise les 24 et 25 no­vembre, au Club So­da.

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