UN CONCERT PLUS ROCK

James Blunt ne se plain­dra ja­mais de de­voir chan­ter tous les soirs You’re Beau­ti ful, la chan­son qui l’a mis sur la mappe.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

Le Bri­tan­nique ne compte pas par­mi ces ar­tistes qui en viennent à re­je­ter un suc­cès qui leur colle à la peau. Au contraire, il adore.

« Le pu­blic l’aime. Si j’étais un cui­si­nier et que la la­sagne était mon meilleur plat, les gens le de­man­de­raient tout le temps. Et vous sa­vez quoi? Ce se­rait un plai­sir de leur cui­si­ner », dit Blunt, qui s’est en­tre­te­nu avec Le Jour­nal ré­cem­ment.

Il af­firme n’avoir ja­mais craint d’abou­tir dans la ca­té­go­rie des one-hit won­ders avec

You’re Beau­ti­ful.

« J’en suis à ma troi­sième tour­née mon­diale, mais d’avoir une chan­son qui a connu au­tant de suc­cès, c’est un beau pro­blème à avoir. Nous sommes très cy­niques dans la vie. Les ques­tions qu’on me pose à pro­pos de You’re Beau­ti­ful sont sou­vent né­ga­tives. Mon Dieu, est-ce dif­fi­cile d’avoir une chan­son aus­si po­pu­laire? Mon Dieu, vous de­vez être tan­né de la chan­ter? On de­vrait plu­tôt me de­man­der : N’est-ce pas fan­tas­tique et à quel point es-tu chan­ceux? Parce que c’est comme ça que je me sens. »

Ceci étant dit, James Blunt note que mal­gré l’im­mense po­pu­la­ri­té de You’re Beau

tiful, c’est plu­tôt Good­bye My Lo­ver qui est sa pièce la plus de­man­dée de son pre­mier al­bum.

DES FANS SUR­PRIS

On pour­ra se faire une tête à ce su­jet dans les pro­chains jours puisque Blunt s’ar­rê­te­ra à Sher­brooke, Qué­bec et Mon­tréal, au cours des deux pro­chaines se­maines. Ce sé­jour chez nous coïn­ci­de­ra avec le pre­mier an­ni­ver­saire de la pa­ru­tion de son troi­sième al­bum, Some Kind of Trouble, dont les chan­sons se sont ré­vé­lées, es­time-t-il, une belle ad­di­tion à son ré­per­toire.

« Les concerts sont beau­coup plus en­traî­nants et éner­giques : un groupe de cinq mu­si­ciens, une grosse pro­duc­tion, un chan­teur qui sue et court par­tout. Il y a sur cet al­bum le type de chan­sons que j’ai tou­jours vou­lu écrire et jouer sur scène. Ça me donne un nou­vel en­thou­siasme pour la mu­sique », lâche Blunt, ajou­tant que ce nou­veau spec­tacle était « sur­pre­nant » pour cer­tains fans.

« La sur­prise vient du fait que la moi­tié des chan­sons sont plus rock que ce à quoi ils s’at­ten­daient. Ils pensent voir un trou­ba­dour avec sa gui­tare acous­tique alors que c’est un concert plus ex­ci­tant. »

LA CHAN­SON QU’IL AU­RAIT DON­NÉE À EL­TON

Des titres de Some Kind of Trouble, James Blunt clai­ronne son af­fec­tion par­ti­cu­lière pour No Tears. Une ba­lade au pia­no qu’il au­rait vo­lon­tiers of­ferte à El­ton John.

« Cette chan­son est un mo­ment par­ti­cu­lier dans ma vie d’au­teur-com­po­si­teur. J’au­rais pu la don­ner à El­ton John. Mais je ne l’ai pas fait. Il y a d’autres chan­sons que je n’au­rais pas la confiance de lui pro­po­ser. El­ton est mon re­père. No Tears, je lui au­rais re­mis en lui di­sant : fais le mieux que tu peux. »

Mais qu’im­porte qu’el­ton in­ter­prète un jour une de ses chan­sons et qu’im­porte les mil­lions d’exem­plaires ven­dus de ses al­bums, James Blunt as­sure que la seule chose qui compte pour lui, c’est d’avoir son propre exem­plaire, à lui, de ses al­bums.

« Quand j’ai com­men­cé à faire de la mu­sique, je ne vou­lais qu’un exem­plaire pour moi. Parce que, avec tout le res­pect que je vous dois, quand nous au­rons rac- cro­ché le té­lé­phone après cette en­tre­vue, vous pour­riez je­ter aux pou­belles mes al­bums qu’on vous a re­mis à des fins pro­mo­tion­nelles et m’ou­blier com­plè­te­ment. Mais j’ai tou­jours mon exem­plaire. Et c’est le seul exem­plaire dans le monde qui a de l’im­por­tance pour moi. »

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