Ste­phe­nie Meyer, une au­teure qui a mû­ri

LOS AN­GELES | Plu­sieurs se de­mandent si Ste­phe­nie Meyer au­ra éven­tuel­le­ment be­soin d’un titre pour une nou­velle oeuvre de Twi­light.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Ke­vin William­son Agence QMI

Alors que La sa­ga Twi­light : Ré­vé­la­tion

– Par­tie 1 vient de sor­tir en salle, Meyer laisse le pro­ver­bial cer­cueil lé­gè­re­ment en­trou­vert; juste as­sez pour que l’on se de­mande si sa bande de su­ceurs de sang a réel­le­ment dis­pa­ru pour l’éter­ni­té. Y au­rait-il en­core beau­coup de sous à faire avec l’en­tre­prise ? « J’y ai son­gé, bien évi­dem­ment », dit l’au­teur, de la pos­si­bi­li­té de suites et de sous sé­ries à ses livres à suc­cès, dont il s’est écou­lé 116 mil­lions d’exem­plaires, et à leurs adap­ta­tions ci­né­ma­to­gra­phiques, tout aus­si po­pu­laires, qui ont gé­né­ré des re­cettes de 1,8 mil­liard $ au box-of­fice mon­dial.

« Il y a eu un temps où j’ai cru que je ne ces­se­rais ja­mais d’écrire des his­toires de vam­pires. Il y a en­core des bouts de leurs his­toires dans mon or­di­na­teur. Je ne pré­vois pas de re­fu­ser une offre. Seule­ment, pour l’ins­tant, je ne me sens pas d’élan vers les vam­pires. Il y a tant d’autres choses dans ma vie. Ce­la dit, les per­son­nages se­ront tou­jours vi­vants dans mon es­prit, alors, qui sait ? »

POINT CULMI­NANT

Jus­qu’à nou­vel ordre, le cha­pitre Ré­vé

la­tion de­meure le point culmi­nant de l’his­toire d’amour entre le jeune vam­pire Ed­ward et la mor­telle Bel­la. Et dans La

sa­ga Twi­light : Ré­vé­la­tion – Par­tie 1, il y a un ma­riage, une nais­sance, la mort et un loup-ga­rou nom­mé Ja­cob (Tay­lor Laut­ner). Le scé­na­rio du der­nier cha­pitre est si dense, en fait, qu’il fau­dra pa­tien­ter jus­qu’en no­vembre 2012, pour la sor­tie en salle d’une deuxième par­tie.

« C’est drôle, de sen­tir que c’est la fin, mais que ce n’est pas fi­ni, dit Meyer. J’ai l’im­pres­sion que tout conti­nue. Je ne sais pas de quoi cette fin se­ra faite, mais je sais que bien des per­sonnes me man­que­ront. Nous ver­rons bien, le temps ve­nu. »

Le suc­cès de Meyer est le rêve de tout pro­jet d’édi­tion. Elle était une mère au foyer de trois fils, lors­qu’elle a ima­gi­né son conte de vam­pires et de loups-ga­rous; elle a ré­di­gé le tome ori­gi­nal de Twi­light en trois mois.

Main­te­nant riche et cé­lèbre — Forbes rap­porte des gains per­son­nels de 21 mil­lions $, l’an der­nier, sans avoir pu­blié un traître mot —, elle dit ne pas croire que son vé­cu d’au­teur à suc­cès l’ait trans­for­mée, en tant que conteuse, mais que ce­la lui a ap­por­té des élé­ments propres à nour­rir son ima­gi­naire.

« Ce sont des ex­pé­riences que je n’avais pas vé­cues au­pa­ra­vant. Tout ça m’a énor­mé­ment en­ri­chie. »

La ré­cep­tion ré­ser­vée aux ro­mans et aux films n’a pas été uni­ver­sel­le­ment po­si­tive. Ajou­tons à ce­la la con­tro­verse sus­ci­tée par un élé­ment cru­cial du scé­na­rio de La sa­ga Twi­light : Ré­vé­la­tion – Par­tie

1, où la ma­riée ado­les­cente re­fuse d’in­ter­rompre sa gros­sesse, mal­gré le risque sub­stan­tiel que pose celle-ci à sa san­té per­son­nelle.

« Je ne ré­flé­chis ja­mais à l’as­pect po­li­tique de ce que j’écris. C’est une his­toire que j’écris parce qu’elle m’in­té­resse. J’ai tou­jours été fas­ci­née par l’idée qu’il y a cent ans, l’acte de don­ner nais­sance à un en­fant pou­vait si­gni­fier, lit­té­ra­le­ment, “Je vais peut-être mou­rir.” Votre vie était alors comme sus­pen­due à un fil, ce qui né­ces­si­tait un sa­cré cou­rage que nous n’avons plus à dé­ve­lop­per, de nos jours. Ce type de femme me fas­cine. »

PHO­TO AFP L’ac­teur Ro­bert Pat­tin­son, l’ac­trice Kris­ten Ste­wart, l’au­teure Ste­phe­nie Meyer et l’ac­teur Tay­lor Laut­ner, à Hol­ly­wood, pour pré­sen­ter le film Twi­light : Ré­vé­la­tion — Par­tie 1.

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