UN PLAI­SIR RE­NOU­VE­LÉ

∫ Les pe­tits pieds du bon­heur 2 ∂∂∂Σ

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Film de George Miller Avec les voix de Eli­jah Wood, Ro­bin Williams, Pink, Brad Pitt, Matt Damon.

MON­TRÉAL | Cinq ans après les pre­mières aven­tures des man­chots, voi­ci Les pe­tits pieds du bon­heur 2 qui trans­porte à nou­veau pe­tits et grands en terre Adé­lie.

Cette fois-ci, avec Les pe­tits pieds du bon­heur 2, nous as­sis­tons aux malheurs d’erik (la pe­tite Ava Acres qui fait un su­per bou­lot), le fils de Mumble (voix d’eli­jah Wood en ver­sion ori­gi­nale) et de Glo­ria (la chan­teuse Pink) dont nous avions sui­vi les tri­bu­la­tions dans le pre­mier vo­let.

Le pauvre Erik souffre d’un ter­rible han­di­cap : il ne sait pas dan­ser... ce qui est une ca­tas­trophe au mi­lieu de cette gang de dan­seurs émé­rites. Ri­di­cu­li­sé par les siens, il dé­cide de par­tir en va­drouille avec Ra­mon (suc­cu­lent Ro­bin Williams). Mais évi­dem­ment, les pé­rils me­nacent à la fois Erik, mais aus­si l’en­semble de la po­pu­la­tion de man­chots, vic­times de la fonte des glaces, ter­ribles consé­quences du ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique. Le mes­sage éco­lo­gique est donc in­tact et suf­fi­sam­ment sub­til pour qu’on n’ait pas l’im­pres­sion d’être ma­tra­qué ad nau­seam.

À l’in­verse du film Le chat pot­té, les scé­na­ristes de Les pe­tits pieds du bon­heur 2 ont pen­sé aux adultes ac­com­pa­gnant leurs en­fants. Du coup, on a droit à de nom­breux clins d’oeil mu­si­caux. Mais la nou­veau­té est la créa­tion des deux per­son­nages de planc­ton, qui res­semblent d’ailleurs à s’y mé­prendre à d’ado­rables cre­vettes. Dou­blés par Matt Damon et Brad Pitt (eh oui !) Will et Bill ap­pa­raissent ré­gu­liè­re­ment pour don­ner aux pa- rents leur dose de plai­san­te­ries à double sens, ce qui a ten­dance à cou­per un peu le long mé­trage et à don­ner l’im­pres­sion qu’une par­tie est en­fan­tine et l’autre, adulte. De plus, leurs yeux glo­bu­leux et leurs mou­ve­ments font in­sen­si­ble­ment pen­ser à Scrat, l’écu­reuil fou de L’ère de glace. Mais si Scrat (que j’adore, je sou­haite ar­dem­ment un long mé­trage qui lui se­rait consa­cré) est in­té­gré dans le scé­na­rio et fait aus­si rire les pe­tits, les deux planc­tons, eux, ne s’adressent qu’aux grands.

Pré­sen­té en 3D, Les pe­tits pieds du bon­heur n’est pas l’un de ces films dans le­quel le re­lief n’ap­porte rien. Au contraire ! L’eau et la glace, de même que la four­rure soyeuse des jeunes man­chots ont été conçues avec le 3D en tête. De sur­croît, le gé­né­rique de fin mé­rite qu’on s’at­tarde dans la salle, l’équipe du film ayant pen­sé à in­clure une ani­ma­tion qui rend le 3D ri­go­lo et... in­ter­ac­tif!

Tech­ni­que­ment, au contraire de Le chat pot­té qui était ir­ré­pro­chable, quelques pe­tits dé­fauts viennent amoin­drir le plai­sir du vi­sion­ne­ment. Les hu­mains sont ren­dus de ma­nière trop réa­liste. Le re­lief n’est pas tou­jours ap­pli­qué aux fonds, ce qui donne l’im­pres­sion d’une conver­sion en 3D bâ­clée. Et en­fin, quelques flous à cause de la ra­pi­di­té de mou­ve­ment des man­chots prouvent que le 3D ne se prête pas à toutes les sauces.

Les pe­tits pieds du bon­heur 2 est néan­moins un di­ver­tis­se­ment so­lide, qui met de bonnes hu­meurs et qui mé­rite am­ple­ment d’être vi­sion­né en re­lief. Une belle sor­tie fa­mi­liale, idéale pour cette pé­riode de Noël.

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