AMYA­DAMS A EN­VIED’Y CROIRE

LOS AN­GELES | En plein mi­lieu de notre conver­sa­tion, Amy Adams se met à chan­ter. Les Muppets ont cet ef­fet sur les gens. En 1979, Les Muppets, ça, c'est du ci­né­ma a consti­tué la pre­mière in­cur­sion des per­son­nages de feutre au ci­né­ma, un film qui a mar­qué

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Ke­vin William­son Agence QMI

Adams a oeu­vré pen­dant des an­nées sur la scène du théâtre mu­si­cal. Ce­la s’est avé­ré utile, lors du tour­nage riche en danse et en chan­sons qu’a été ce­lui de Les Muppets. Elle s’est fait connaître, au ci­né­ma, par des rôles mé­mo­rables dans Ar­rête-moi si tu peux et Ju­ne­bug. Trois fois nom­mée aux Os­cars, pour Ju

ne­bug, Proof et Le coup de grâce (2010), elle a aus­si te­nu des em­plois plus lé­gers dans des films comme Il était une fois, de Dis­ney.

Mal­gré son af­fec­tion évi­dente pour les Muppets, tou­te­fois, c’est la ve­dette et co- scé­na­riste Ja­son Se­gel qui l’a ap­pro­chée pour in­ter­pré­ter sa pe­tite amie, Ma­ry.

Sa ré­ponse a été aus­si im­mé­diate qu’af­fir­ma­tive. Après tout, comme la plu­part des gens de sa gé­né­ra­tion, elle ne se rap­pelle pas d’une époque sans les Muppets.

« Et quand je vois un Mup­pet in­ter­agir avec un en­fant, il est fa­cile de croire qu’il y a une place pour eux », dit Adams, en pen­sant à l’af­fec­tion que porte son propre ne­veu, par exemple, pour les per­son­nages. « Je sais que les en­fants sont beau­coup plus aver­tis, de nos jours. Mais ils savent tou­jours re­con­naître une bonne his­toire, qu’elle soit drôle ou cap­ti­vante ou les deux à la fois. Ils ne savent pas si c’est gé­né­ré par or­di­na­teur ou si c’est contrô­lé par un homme avec un bâ­ton. Donc, tout aver­tis qu’ils sont, ils ont en­core en­vie d’y croire. »

Ça a été le cas d’adams, à son ar­ri­vée sur le pla­teau, en com­pa­gnie des per­son­nages qui ont ber­cé son en­fance.

« Je les ai ac­cep­tés comme des ac­teurs, à mes cô­tés. Je ne les ai même pas as­so­ciés à leur ma­rion­net­tiste. Je les ai réel­le­ment consi­dé­rés comme des per­son­nages. J’aime, donc, voir d’autres per­sonnes ré­agir à eux de la même fa­çon. Et ce qu’il y a de gé­nial, des ma­rion­net­tistes qui les ma­ni­pulent, c’est qu’ils dis­pa­raissent dans leur Mup­pet.

S’ils ont be­soin de quelque chose, ils le disent dans la voix de leur per­son­nage. »

Comme nous le di­sions plus haut, ses com­pé­tences d’ar­tiste de scène ac­com­plie lui ont été pro­fi­tables pour les nom­breux in­ter­ludes mu­si­caux, dont une apo­théose sur Hol­ly­wood Bou­le­vard.

« En gros, nous ap­pre­nions les nu­mé­ros de danse le jour où nous les fil­mions. Mon pas­sé de danseuse a ai­dé. Pour le chant, nous ap­pre­nions nos par­ties par nous­mêmes et ar­ri­vions en stu­dio pour les en­re­gis­trer. Les com­pé­tences que j’ai dé­ve­lop­pées au théâtre mu­si­cal m’ont gran­de­ment ser­vi. C’était comme un re­tour aux sources. »

Adams n’a pas fi­ni de re­voir son en­fance au ci­né­ma. Elle est ac­tuel­le­ment à Van- cou­ver, sur le tour­nage de Man of Steel, sous les traits de Lois Lane, la com­pagne du Su­per­man de Hen­ry Ca­vill.

« Quand j’étais en­fant, Su­per­man était l’ab­so­lu, ce qu’il y avait de mieux, et pour moi, Lois Lane était la fille la plus gé­niale qui soit. Je rê­vais d’être exac­te­ment comme elle, im­pul­sive et in­tré­pide. Je rê­vais de l’af­fec­tion de Su­per­man alors que je n’avais que cinq ans. » Lors­qu’on lui fait re­mar­quer que Les

Muppets, ça c'est du ci­né­ma et le Su­per­man de 1978 sont sor­tis à seule­ment un an d’in­ter­valle, elle rit. « Bien voi­là, c’est le des­tin. »

√ Le film Les Muppets prend l’af­fiche le 23 no­vembre au Qué­bec.

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