GUATEMALA : À LA REN­CONTRE DES MAYAS

Le Journal de Quebec - Weekend - - TOURISME - Vé­ro­nique Le­duc Agence QMI

AN­TI­GUA, Guatemala | Les ci­tés per­dues, les dia­lectes, la cui­sine, les cou­leurs, l’ar­ti­sa­nat et les ha­bi­tants ; tout, au Guatemala, rap­pelle que le coeur du pays bat en­core au rythme de la culture maya.

Le Guatemala est in­dis­so­ciable de son hé­ri­tage et c’est pour­quoi, en par­tant du Qué­bec pour al­ler là-bas, en plus de voya­ger vers le Sud, on ef­fec­tue un voyage dans le temps. « Ici, con­trai­re­ment à d’autres pays, les In­diens d’ori­gine maya ne sont pas mis à l’écart, ils sont plu­tôt mis à l’avants­cène. Nous ne vou­lons pas éloi­gner, ca­cher ou perdre les In­diens : ils sont notre ri­chesse tou­ris­tique », ex­plique Willy Po­sa­das, guide tou­ris­tique gua­té­mal­tèque. D’ailleurs, la phrase pro­mo­tion­nelle tou­ris­tique du pays — « Guatemala, Coeur du Monde Maya » — prouve bien l’im­por­tance de la culture maya pour la des­ti­na­tion.

Avec 60 % d’in­diens au pays et 35 % de Mé­tis, il faut dire, de toute fa­çon, que c’est en cha­cun des ha­bi­tants gua­té­mal­tèques que res­pire en­core l’hé­ri­tage maya.

À LA REN­CONTRE DES MAYAS D’HIER...

Ce n’est que vers le XIXE siècle que les ar­chéo­logues ont dé­cou­vert, dans la jungle, les ruines des ci­tés mayas tom­bées dans l’ou­bli de­puis leur aban­don, au­tour du Xe siècle.

De­puis, gra­duel­le­ment, des pans de l’his­toire de cette ci­vi­li­sa­tion connue pour ses im­por­tants pro­grès dans les do­maines de l’ar­chi­tec­ture, de l’écri­ture, de l’art, des ma­thé­ma­tiques et de l’as­tro­no­mie ont été dé­voi­lés.

L’his­toire des Mayas, qui ont ha­bi­té les ter­ri­toires que sont dé­sor­mais le Mexique, le Be­lize, le Guatemala, le Hon­du­ras et le Sal­va­dor, est en­core en­tou­rée de mys­tère au­jourd’hui puisque d’im­por­tants ma­nus­crits mayas ont été brû­lés lors de la conquête es­pa­gnole du 16e siècle et que des cen­taines de ves­tiges sont en­core ca­chés dans la na­ture.

C’est donc un monde de se­crets en­core in­ex­plo­rés qui s’offre aux voya­geurs en vi­site au Guatemala. Le pays compte 3600 sites ar­chéo­lo­giques té­moi­gnant de la vie des an­ciennes ci­vi­li­sa­tions mayas dont les plus im­por­tants sont Qui­ri­guá et Ti­kal. Ce der­nier, ves­tige d’une im­por­tante ci­té au­tre­fois centre de pou­voir com­mer­cial, re­li­gieux et po­li­tique, est de loin le plus vi­si­té du pays.

Sur les 4000 struc­tures dé­nom­brées, dont cer­taines datent de 400 av. J.-C., seule­ment quelques-unes sont ac­ces­sibles aux vi­si­teurs, les autres étant en­core en­se­ve­lies sous la terre ou en­va­hies par la vé­gé­ta­tion.

Au mi­lieu de cette jungle du nord du pays, les acro­poles et les temples, construits en hau­teur pour se rap­pro­cher des dieux, sont im­pres­sion­nants. On se de­mande en­core comment les Mayas s’y sont pris pour construire de telles struc­tures sans mé­tal, pou­lies ou roues, ou­tils qu’ils n’uti­li­saient pas.

Le site de Ti­kal, aban­don­né pour une rai­son obs­cure, est l’un des rares à tra­vers le monde à être clas­sé par L’UNESCO, tant au pa­tri­moine na­tu­rel qu’au pa­tri­moine cul­tu­rel de l’hu­ma­ni­té.

Il se vi­site à par­tir de la très tou­ris­tique, mais char­mante ville de Flores, une pe­tite île si­tuée au mi­lieu des eaux et ac­ces­sible par un pont.

... ET D’AU­JOURD’HUI

Avec une po­pu­la­tion dont la ma­jo­ri­té est de des­cen­dance maya, le Guatemala pos­sède une ri­chesse tou­ris­tique in­com­pa­rable : celle de pou­voir faire connaître aux tou­ristes non seule­ment les Mayas d’hier, mais aus­si ceux d’au­jourd’hui.

Les des­cen­dants des Mayas oc­cupent une place im­por­tante au Guatemala. Par

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