LE PLAI­SIR DE JOUER

MON­TRÉAL | De­puis la sor­tie de son al­bum ho­mo­nyme, en sep­tembre 2010, Hu­go La­pointe n’a pas chô­mé. En ef­fet, l’au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète a pas­sé plu­sieurs mois sur la route à peau­fi­ner le spec­tacle de sa tour­née On roule et on gronde, qui se­ra pré­sen

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Va­nes­sa Gui­mond HU­GO LA­POINTE

Quel type de spec­tacle ré­serves-tu à ton pu­blic, dans le cadre de cette tour­née? Bien sûr, nous met­tons à l’avant-plan toutes les chan­sons du der­nier al­bum. Par contre, nous sur­vo­lons aus­si les deux pre­miers, en plus de pré­sen­ter quelques re­prises, puisque c’est quelque chose que j’ai tou­jours ai­mé faire. Je compte même pré­sen­ter une nou­velle chan­son.

Tra­vailles-tu sur un nou­vel al­bum? J’ai com­men­cé à re­gar­der le ré­per­toire un peu, mais je n’ar­rête ja­mais d’écrire. J’ai quelques chan­sons en chan­tier. Par contre, je n’ai pas en­core pen­sé à l’étape du stu­dio. J’ai juste re­com­men­cé à tra­vailler, tran­quille­ment. À quel mo­ment avez-vous dé­bu­té la tour­née On roule et on gronde? Ç’a dé­bu­té de ma­nière plus in­tense au prin­temps. Cet été, en for­mule trio, nous avons éga­le­ment par­ti­ci­pé à la tour­née du ROSEQ. Ça fai­sait deux ans que je n’avais pas été sur la route et je peux dire que je m’en­nuyais des gars. Ç’a été plai­sant de re­trou­ver ma gagne. Ce qui est bien, par rap­port à la ren­trée mont­réa­laise, c’est que le spec­tacle est bien ro­dé. J’ai hâte de le pré­sen­ter aux Mon­tréa­lais. Je se­rai ac­com­pa­gné de deux gui­ta­ristes, d’un pia­no, d’une bat­te­rie, d’une basse, d’une trom­pette et d’autres ar­tistes in­vi­tés. Il va seule­ment man­quer des cra­cheurs de feu et des jon­gleurs ! (rires) Est-ce que le spec­tacle a beau­coup évo­lué, de­puis sa mise sur pied? Ce n’est plus le même spec­tacle qu’à ses dé­buts. Ç’a pris une bonne quin­zaine de re­pré­sen­ta­tions avant que les choses prennent leur forme fi­nale. Au dé­but, je fai­sais des es­sais. Les chan­sons sont les mêmes, mais leur ordre et mes in­ter­ven­tions ont beau­coup évo­lué.

Quel est ton rap­port avec la scène? Je pense que les gens qui me voient en spec­tacle sentent que j’ai du plai­sir, sur scène. J’ai une belle com­pli­ci­té avec mes mu­si­ciens et le pu­blic. J’ai tou­jours ai­mé la scène, mais le fait d’avoir ar­rê­té pen­dant deux ans, ça m’a per­mis de re­dé­cou­vrir ce qui me plai­sait, dans le fait de don­ner des concerts. Je me sens comme un en­fant dans une confi­se­rie. Pour moi, jouer, c’est un exu­toire. Ça me per­met de me dé­fou­ler. Je ne pour­rais pas m’en pas­ser. As-tu tou­jours été aus­si à l’aise, sur scène? Lorsque ve­nait le temps de chan­ter, oui. C’est lors des in­ter­ven­tions que je de­ve­nais plus in­con­for­table. C’était une forme de gêne, et il fal­lait que je passe par­des­sus. Au­jourd’hui, je parle beau­coup plus avec le pu­blic. Ça va de mieux en mieux ! Que pré­fères-tu, dans le fait de pou­voir ren­con­trer ton pu­blic? Consta­ter que mes chan­sons font du bien aux gens. Ça me donne le goût d’en écrire d’autres. En fait, je prends tou­jours le temps de ren­con­trer les fans, après le spec­tacle. D’ailleurs, plu­sieurs me disent qu’ils viennent de me dé­cou­vrir. Ils ont en­ten­du mes chan­sons à la ra­dio, mais ils ne connaissent pas né­ces­sai­re­ment Hu­go La­pointe. C’est tou­jours plai­sant d’être té­moin de ce­la.

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