LE PLAI­SIR DE TOUR­NER AVEC SPIEL­BERG

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

PA­RIS | En tour­nant dans le film Les aven­tures de Tin­tin: le se­cret de la Li

corne, Gad El­ma­leh a re­trou­vé à la fois l’uni­vers de Her­gé et ce­lui de Ste­ven Spiel­berg.

« Pour moi, le film est un par­fait mé­lange des deux uni­vers, a sou­li­gné l’ac­teur et hu­mo­riste fran­çais lors d’une confé­rence de presse à Pa­ris le mois der­nier.

« Pour être tout à fait hon­nête, je ne connais­sais pas vrai­ment très bien Tin­tin avant qu’on me parle de ce rôle. Je le connais­sais un peu seule­ment. J’ai donc dé­ci­dé de me plon­ger dans cet uni­vers qui m’a aus­si­tôt plu.

« Je trouve que le film res­pecte très bien le ton et l’uni­vers des al­bums de Her­gé, tout en res­tant un film de Spiel­berg. On y re­trouve tout ce qui fait son oeuvre. Quand il di­rige, quand il parle, son lan­gage ci­né­ma­to­gra­phique est son uni­vers. C’est ce qu’il a en lui et c’est ce qu’il nous ap­porte, sa ma­nière de nous trans­por­ter et de nous faire voya­ger. »

Gad El­ma­leh dit avoir été im­pres­sion­né par l’en­thou­siasme de Spiel­berg sur son pla­teau de tour­nage.

« Ce qui est for­mi­dable avec Ste­ven Spiel­berg, c’est qu’il est spec­ta­teur sur son propre pla­teau. Il aime voir les ac­teurs tra­vailler et il en re­de­mande et en veut plus. Quand on va dans la co­mé­die, il nous pousse, il nous ac­com­pagne et pour un ac­teur de co­mé­die, c’est vrai­ment un ca­deau. Au-de­là de ce qu’on connaît de lui, de son tra­vail et du mythe qu’il est, Ste­ven est un vrai spec­ta­teur. »

S’EF­FA­CER DER­RIÈRE LE PER­SON­NAGE

Dans le film, qui est adap­té de trois al­bums d’her­gé ( Le se­cret de la Li­cor

ne, Le tré­sor de Rackham le Rouge et Le crabe aux pinces d’or), El­ma­leh campe le per­son­nage de Omar Ben Sa­laad, un tra­fi­quant d’opium. Un pe­tit rôle qu’on voit à l’écran quelques mi­nutes seule­ment.

Comme les autres ac­teurs, il a in­ter­pré­té le per­son­nage de­vant la ca­mé­ra, puis sa per­for­mance a été re­tra­vaillée par or­di­na­teur pour que le tout soit fi­dèle aux des­sins de Her­gé. Il est donc, comme les autres, mé­con­nais­sable.

« Quand on fait un film avec Ste­ven Spiel­berg, on sou­haite que les gens nous re­con­naissent, a lan­cé à la ri­go­lade le po­pu­laire hu­mo­riste et ac­teur. C’est en­core plus vrai quand toute votre fa­mille est dans la salle. C’était donc dif­fi­cile pour moi hier soir à la pre­mière. Sur­tout face à ma mère qui était fière de dire que je jouais dans un film de Spiel­berg, mais qui ne m’a pas re­con­nu... (rires)

« Non, sé­rieu­se­ment, c’est pas mal de se ca­cher der­rière ces per­son­nages et de les uti­li­ser, a-t-il ajou­té. Je crois que c’est une le­çon de pou­voir ser­vir un per­son­nage to­ta­le­ment. Le fait de ne pas être re­con­nu laisse en­core plus de place à notre art. »

Gad El­ma­leh, Ste­ven Spiel­berg et l’ac­teur Ja­mie Bell lors de la pre­mière mon­diale du film Les aven­tures de Tin­tin:

le se­cret de la Li­corne, à Bruxelles, le mois der­nier.

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