BÉA­TRICE PI­CARD COL­LEC­TION FO­CUS LIRE EN GRAND

Lire est un plai­sir dont la grande co­mé­dienne Béa­trice Pi­card ne se lasse pas. Son bon­heur est dé­cu­plé quand elle peut dé­vo­rer un ro­man, un ré­cit ou un do­cu­men­taire écrit en grands ca­rac­tères. La col­lec­tion Fo­cus, de Guy Saint-jean Édi­teur, lui four­nit ex

Le Journal de Quebec - Weekend - - PLANÈTE WEB - Ma­rie-france BOR­NAIS Le Jour­nal de Qué­bec

Béa­trice Pi­card, 82 ans, a com­men­cé très tôt à lire. « À ce mo­ment-là, il n’y avait pas la té­lé­vi­sion. Il n’y avait pas tous les gad­gets qu’on a de nos jours. Tout de suite, j’ai dé­cou­vert le plai­sir de la lec­ture et je n’ai ja­mais ces­sé. Même si je suis très oc­cu­pée, je m’ar­range tou­jours pour me trou­ver un pe­tit mo­ment pour lire, que ce soit dans la jour­née ou avant de m’en­dor­mir. Je lis constam­ment. »

Celle qui se qua­li­fie de « Ma­dame Toutle-monde » en ma­tière de goûts lit­té­raires adore les ro­mans his­to­riques et les ro­mans po­li­ciers, qu’elle lit pour se dé­tendre. Béa­trice Pi­card a d’ailleurs dé­vo­ré Chère voi­sine, le ro­man de Ch­rys­tine Brouillet qui vient d’être re­pu­blié en grands ca­rac­tères (16 points) dans la col­lec­tion Fo­cus, de Guy Saint-jean Édi­teur. « Quand on est fa­ti­gués, en fin de jour­née, nos yeux éga­le­ment le sont. Ne pas être obli­gé de se for­cer la vue pour lire per­met de lire en tout confort et c’est tou­jours agréable. »

Lire en grands ca­rac­tères lui fa­ci­lite la vie. « C’est im­por­tant, non seule­ment pour les per­sonnes un pe­tit peu plus âgées comme moi, mais aus­si pour tout le monde. Au­jourd’hui, on uti­lise beau­coup l’or­di­na­teur et quand on ar­rive le soir, on n’a peut-être pas en­vie de se mettre à lire parce qu’on a la vue fa­ti­guée, tan­dis qu’avec la col­lec­tion Fo­cus, c’est d’une grande sim­pli­ci­té. Le choix étant très va­rié, que ce soit dans des ré­cits, des bio­gra­phies, des grandes sa­gas d’au­teurs que tout le monde aime. »

Cet au­tomne, Chère voi­sine, de Ch­rys­tine Brouillet, et Le bon­heur a la queue glis­sante, d’abla Fa­rhoud, se sont ajou­tés à la col­lec­tion. Le prin­temps pro­chain, Ma vie

en trois temps, de Ja­nette Ber­trand, s’y re­trou­ve­ra.

ÉCRIRE? NON MER­CI!

En re­vanche, Béa­trice Pi­card n’a pas du tout l’in­ten­tion d’écrire. « Écou­tez... au théâtre, ça prend des gens sur la scène et des spec­ta­teurs dans la salle. Pour moi, c’est pa­reil pour l’écri­ture : je suis in­ca­pable d’écrire... mais ça prend des lec­teurs! Je suis une ex­cel­lente lec­trice, mais quand vient le temps d’écrire, je pa­nique. Ça m’ar­rive d’écrire de pe­tites af­faires, mais ça me de­mande un tra­vail très long et je m’au­to­cri­tique à chaque phrase. Je n’ai pas cette fa­cul­té-là. Il y a tel­le­ment de choses ex­tra­or­di­naires à lire d’au­teurs dont c’est le mé­tier d’écrire que je reste lec­trice. »

MARGE SIMP­SON

Béa­trice Pi­card éclate de rire quand on lui parle du per­son­nage de Marge Simp­son, à qui elle prête sa voix dans la po­pu­laire émis­sion. « Ça a été la sur­prise de ma vie de sa­voir que, 22 ans plus tard, je fais en­core Marge Simp­son qui, elle, a l’avan­tage de ne pas vieillir! Elle est tou­jours aus­si jo­lie, elle a tou­jours ses beaux grands che­veux, alors que moi, je vieillis, je suis pleine de rides. Mais c’est pas grave. C’est un plai­sir fou de faire cette émis­sion, parce que je trouve que les Amé­ri­cains ont réus­si à faire une sa­tire d’eux-mêmes. »

Béa­trice Pi­card, qui pré­pare en ce mo­ment le temps des Fêtes, qu’elle consacre à sa fa­mille, fe­ra un peu de dou­blage et s’oc­cu­pe­ra des Pe­tits Frères des pauvres, or­ga­nisme qui lui tient beau­coup à coeur. En jan­vier, elle par­ti­ra pour un mois en France pour jouer la pièce S’em­brasent, de Luc Tar­tar, puis en­tre­pren­dra le théâtre d’été. « On m’a de­man­dée et je n’ai pas été ca­pable de dire non. » Le se­cret de son éner­gie in­croyable? « C’est un mé­tier que j’aime, qui de­mande beau­coup de dis­ci­pline, de la concen­tra­tion, ça m’aide énor­mé­ment à vieillir moins vite. Comme je dis tou­jours en blague, je vais plus vite que le temps, c’est pour ça que je ne vieillis pas! Le se­cret, c’est d’avoir tou­jours quelque chose à faire, pas né­ces­sai­re­ment des pro­jets pour plus tard. Il faut vivre la jour­née pré­sente et l’ai­mer. »

PHO­TOS COURTOISIE Chère voi­sine et Le bon­heur a la queue glis­sante, deux l i vres écrits en grands ca­rac­tères qu’a dé­vo­rés Béa­trice Pi­card.

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