SY­NO­NYME DE RÉ­VO­LU­TION

Le Journal de Quebec - Weekend - - CHARLES AZNAVOUR -

(DM) « Les Belles-soeurs, c’est la pièce de théâtre qui a ré­vo­lu­tion­né la so­cié­té qué­bé­coise et notre fa­çon de faire du théâtre. Tout à coup, on s’est au­to­ri­sés à faire du théâtre qui par­lait vrai­ment de nous, grâce à un jeune homme de 23 ans dont per­sonne n’avait ja­mais en­ten­du par­ler », in­siste Ma­rie-thé­rèse For­tin en par­lant de Mi­chel Trem­blay.

« La pièce a fait le tour du monde, Il y a des ar­tistes de par­tout qui ont vou­lu la pro­duire, la jouer. » Les Belles-soeurs de Mi­chel Trem­blay est la pièce qué­bé­coise la plus jouée sur la pla­nète avec 425 pro­duc­tions dans plus de 20 langues et plus de 25 pays. Belles-soeurs, l’adap­ta­tion mu­si­cale, a été jouée jus­qu’à main­te­nant plus d’une cen­taine de fois et c’est loin d’être fi­ni...

« On est par­tis d’un chef-d’oeuvre et on lui a don­né une autre di­men­sion. C’est comme faire un opé­ra avec un chef-d’oeuvre de Vic­tor Hu­go. Le théâtre mu­si­cal ma­gni­fie l’oeuvre de Mi­chel Trem­blay. C’est comme res­sor­tir de vieilles pho­tos et les pla­cer dans un beau cadre. Un clas­sique, c’est tou­jours quelque chose qui est en rup­ture avec son temps », ajoute celle qui a pro­vo­qué la nais­sance du théâtre mu­si­cal Belles-soeurs.

« Pour moi, Belles-soeurs, c’est la ma­nière la plus for­mi­dable de re­trou­ver les ra­cines d’où je viens et de les trans­mettre à mes sem­blables. De les sen­tir aus­si heu­reux dans la salle que moi sur scène », confie pour sa part Guy­laine Trem­blay qui in­carne Rose Oui­met qu’elle consi­dère comme un sym­bole de cou­rage, de ré­si­lience.

« Rose vit un grand déses­poir... Ce­lui des femmes qui souffrent et n’osent pas dire. Le rire ca­moufle les larmes... Il y a beau­coup de si­lence et de non-dit. »

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